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11 Fév

Journées portes ouvertes chez New Music à Bruxelles avec Nagra, Wilson Audio, JBL et MacIntosh MA 252

Mac Intosh New Music BruxellesC’est avec grand plaisir que je me suis à nouveau rendu à Bruxelles chez New Music afin de profiter d’une écoute des légendes de la Haute Fidélité et, à vrai dire, on profite rarement autant d’électroniques de renom réunies dans une même pièce. Il fallait donc que je me fasse à nouveau une belle escapade sur Bruxelles en ce début d’année. Arrivé assez tôt à la gare de Bruxelles Midi, je m’engouffrais rapidement dans le métro où je commence déjà à être un peu plus familier avec la ville.

En aparté, je vous proposerai ensuite mon article sur les journées portes ouvertes de Présence Audio Conseil à Paris. J’ai eu le plaisir d’y découvrir en avant-première les nouvelles enceintes de Magico, les A3. Cependant, je n’aurais sans doute pas suffisamment de temps pour vous écrire un bon article sur cet excellent week-end passé à Reims, en compagnie de Christian Catauro et de ses électroniques Helixir Audio. Par contre, je reviendrai par la suite sur les électroniques de Christian car il fait vraiment honneur à la Haute Fidélité française. Mais pour l’instant revenons dans la capitale de Belgique et à New Music plus précisément où j’ai à nouveau été reçu par José avec beaucoup de sympathie. L’auditorium se trouve toujours au fond du magasin, en passant par le jardin.

Une journée d’écoute enrichissante chez New Music en ce 27 janvier 2018

JBL, Nagra, McIntoshDisons que s’il fallait commencer l’année sur de bonnes bases, c’est bien sur la découverte d’un bon système audiophile que je le ferais. Ici nous étions gâté car nous avions deux systèmes musicaux à écouter et je n’ai pas boudé mon plaisir. J’ai également eu le plaisir de discuter à nouveau avec l’organisateur du salon High End Innovation organisé par New Music comme chaque année à Bruxelles. La discussion s’avéra particulièrement enrichissante et généralement, quand deux audiophiles se rencontrent, ils s’enrichissent mutuellement de leurs connaissances.

Kommer Kleijn nous a également fait le plaisir de se joindre à nous (avec son sens de l’humour très apprécié) en ce samedi un peu frais de janvier sur Bruxelles. Personnage particulièrement sympathique et compétent dans le domaine de l’audio autant que dans celui de la vidéo, Monsieur Kleijn est le créateur (entre autres) d’une paire d’enceintes acoustiques innovante, les John Watkinson Legend. Ses enceintes associées à un convertisseur et d’autres électroniques de très haut niveau étaient en démonstration au salon bruxellois de New Music l’année dernière. Là aussi, je ne pourrais que vous recommander d’aller y jeter une oreille attentive !

McIntosh MA 252 et JBL chez New Music BruxellesCela dit, revenons en à New Music où j’ai eu le plaisir de découvrir les deux systèmes présentés. Le premier d’entre eux (considéré comme le « petit système haute fidélité ») reposait principalement sur le magnifique MacIntosh MA252 avec de très belles enceintes JBL (et son woofer de 38 cm !), source DCS. Le second système reposait sur une platine vinyle très haut de gamme TechDas Airforce 3 avec son bras Graham et cellule TechDas TDC01TI en termes de source.

Un lecteur CD Nagra venait également seconder cette source analogique exceptionnelle. Les enceintes proposées à l’écoute étaient les Wilson Audio Alexia 2 alimentées par les amplis de puissance monoblocs HD Amp de Nagra et préamplificateur Nagra HD Preamp ou phono Nagra avec (cerise sur le gâteau), un enregistreur à bandes lisses Nagra T.

Première écoute sur chaine JBL et Mc Intosh MA252

Cette première écoute d’un système McIntosh aboutissant sur des enceintes JBL s’est déroulée avec de nombreux morceaux de musique classique dans la plupart des cas. Écoute particulièrement neutre avec un médium un peu en retrait, les JBL et leur 38 cm manquait sans doute de place pour s’exprimer pleinement. Les basses prenait beaucoup trop de place à mon goût alors que le médium se faisait trop discret sans que l’on puisse vraiment critiquer un manque de clarté. A voir le système, les enceintes étaient sans doute trop proches du mur arrière. José me l’a confirmé mais la situation (avec deux systèmes dans la même pièce) l’a un peu obligé à rechercher un compromis par rapport au second système Nagra qu’il voulait privilégier. Expliqué ainsi, c’est compréhensible mais l’écoute était dès lors, un peu moins bonne que ce à quoi je m’attendais.

McIntosh MA 252, JBLUn peu intrigué par ce médium sans doute trop plat mais qui m’était pourtant familier, José m’a également confié qu’il s’agissait de câbles Shunyata Research au lieu des câbles Charlin initialement prévus pour l’écoute. C’est un choix qui lui avait été suggéré par l’importateur. Là aussi, c’est un petit regret qui se confirme à l’écoute. Je connaissais bien cette sonorité puisque je possédais des Shunyata Gemini. Sur des JBL, l’association n’était sans doute pas optimale.

Système d’écoute particulièrement neutre, je ne pouvais pourtant pas critiquer la chaine écoutée sans ajouter que les timbres me paraissaient particulièrement justes. Qualité qui m’a également frappé, la fluidité du message musical et son expressivité m’ont semblé particulièrement exacts, au point de révéler l’intention des musiciens de manière très juste. Je restais quand même sur une « demi-déception » du fait de l’absence des câbles Charlin qui auraient certainement pu donner un meilleur équilibre à l’écoute, avec un beau médium et une articulation musicale tout aussi exacte en termes de rythme et d’intention des musiciens.

Écoute préampli Nagra, blocs mono Nagra, platine vinyle TechDas Airforce 3, cellule TechDas TDC01TI et Wilson Audio Alexia 2

Nagra Wilson Audio New MusicAvec l’écoute d’un tel système haute fidélité, on entre encore dans un autre monde. L’association Nagra et Wilson Audio Alexia 2 est exceptionnelle de cohérence, du moins avec la platine vinyle écoutée. J’ai retrouvé cette matière sonore distribuée de manière égale sur l’ensemble du spectre sonore mais avec une certaine clarté, permettant de ne rien masquer du message musical écouté.

Avec cet ensemble, nous profitons un peu des deux mondes avec une musicalité paraissant claire mais neutre, sans subir de basses fréquences envahissantes. Ici, nous étions en totale opposition avec la chaine McIntosh et JBL mais l’utilisation, selon moi, inadaptée des câbles Shunyata Research jouaient surtout en défaveur du système. Avec l’amplification Nagra et les enceintes Wilson Audio, les basses fréquences ne se manifestaient réellement que lorsqu’elles étaient bien présentes sur le disque. Elles n’avaient pas ce côté un peu trop systématique ou trop en avant, parfois audible sur des enceintes dont le boomer s’avère particulièrement large.

Une source vinyle TechDas et magnéto à bandes Nagra d’une qualité musicales exceptionnelle

Préampli phono Nagra, blocs mono Nagra, meuble CharlinJ’ajouterais simplement que la qualité exceptionnelle de l’écoute reposait d’abord sur la source vinyle, ici une TechDas Airforce 3 avec cellule de la même maison. Absence totale de bruits de fond, musicalité exceptionnelle, tout était là pour contenter autant le mélomane que l’audiophile en quête d’émotion musicale. Le naturel de l’écoute est tel qu’il devient difficile de demander autre chose qu’une écoute de cette qualité pour une source vinyle.

Au risque de me répéter, cette association très caractéristique des électroniques Nagra à ménager autant la matière sonore que la clarté de l’écoute parvenait à rendre l’écoute encore plus agréable, sans excès ni manques mais avec beaucoup de fraicheur à l’écoute. Autant sur une symphonie ou de la musique classique plus confidentielle, la chaine Nagra faisait preuve de distinction et de précision. Avec des timbres parfaitement reproduits, très proches du réel.

Pendant un cours moment nous avons profité d’une écoute sur le magnéto à bandes Nagra pour obtenir à nouveau un gain très net en termes de réalisme et de précision des timbres. Source très proche des bandes Master, nous profitions ici du sommet de l’analogique, avec une musicalité difficilement imaginable en numérique, du moins, pour la grande majorité des lecteurs CD ou streaming commercialisés à ce jour.

Du Clapton en live qui nous change un peu du classique et des symphonies

Nagra, Wilson Audio, câbles MIT On changera un moment de registre avec du Clapton en concert et là aussi, l’espace stéréophonique rendu par ce système Haute Fidélité Nagra nous plongeait facilement dans l’ambiance du live. Disons que la source vinyle contribuait facilement à nous plonger dans l’atmosphère de chaque morceau écouté, quel que soit le style. L’équilibre musical s’avérait particulièrement bon, simplement naturel, sans en ajouter.

Là encore, le grave marquait sa présence quand il était inscrit sur le disque mais sans cette impression d’être systématique comme on l’entendait un peu sur les JBL. Disons que les Wilson Audio associées à Nagra ne présentaient pas du tout la même écoute, avec cette fraîcheur et cette vivacité propres aux électroniques de chez Nagra, des qualités déjà appréciées durant le salon du magazine Haute Fidélité fin 2017. Ces qualités de rapidité et d’énergie spontanées étaient d’ailleurs à nouveau remarquées comme l’année dernière, peut-être est-ce en partie du à l’excellent meuble Charlin sur lesquelles les électroniques étaient posées.

J’ajouterais que j’ai à nouveau passé un excellent moment d’écoutes musicales chez New Music à Bruxelles, avec la gentillesse habituelle de José qui n’est pas absent non plus à cette convivialité typiquement belge et que l’on retrouve rarement ailleurs. A Bruxelles, je me sentais d’ailleurs un peu comme chez moi. Ajoutons pour la petite histoire que mes grand-parents du côté de mon père étaient belges et bruxellois; ma grand-mère à dû quitter la Belgique pour Lille étant petite; elle ne ne l’aura d’ailleurs jamais vraiment accepté.

Eric Mallet

 

02 Jan

Salon Haute Fidélité Marriott Paris Rive Gauche 18 et 19 novembre 2017

Salon Hifi Paris 2017Comme vous le savez les dates des salons se tiennent parfois sur le même week-end et cette année, c’était particulièrement perturbant car deux des meilleurs salons de la haute fidélité, celui de New Music à Bruxelles et le salon Haute Fidélité organisé par notre magazine national se tenaient aux mêmes dates. J’ai finalement réussi à assister aux deux salons mais dans des conditions loin d’être optimales. En effet, les chaines de haute fidélité présentées sont nombreuses dans les deux villes, ce qui demanderait naturellement deux jours d’écoute sérieuse par événement. Imaginez simplement que vous vous déplaciez au High End de Munich pour une seule journée… Dans ce cas, restez plutôt chez vous !

Comprenons nous… Si vous venez assister aux salons haute fidélité pour apprécier de la belle musique rendue sur du très bon matériel de reproduction musicale, même sur une journée, vous en sortirez ravi, à Paris ou à Bruxelles. Mais lorsque vous vous déplacez pour rédiger un compte-rendu par la suite, s’assoir 2 minutes par écoute sera contre-productif. Malheureusement, j’étais donc contraint d’écourter quelques écoutes que j’aurais voulu plus longues. J’ai pourtant essayé de faire au mieux avec le temps que j’avais… et la fatigue de la veille !

Un salon Haute Fidélité de grande qualité avec de très belles écoutes

Jadis Haute Fidélité 2017J’avais encore en tête l’excellent souvenir de l’exposition de l’année dernière, avec notamment PE Léon, PMC et Microméga ou Mulidine qui m’avaient bien plu. Cette année, les écoutes seraient bien différentes pour la plupart mais disons que les meilleurs exposants deviennent encore meilleurs avec le temps alors que les moins bons sont toujours aussi mauvais. Je m’attendais donc à faire de belles écoutes au cours de cette édition 2017 du salon de Haute Fidélité. Disons que l’avantage de ce genre de salon repose sur le fait qu’une majorité d’exposants sont présents d’une année sur l’autre avec par exemple Davis Acoustics, Atoll, Jadis, Focal, TAD, PMC…

De là, il devient assez facile de ne plus perdre son temps mais de le rentabiliser ailleurs, avec d’autres écoutes ou de confirmer ce qui était déjà bon l’année d’avant. Parmi les meilleurs, Nagra et YG se sont surpassés par rapport à l’année dernière alors que notre ami Martial Hernandez avec Bel Canto et TAD, nous a lui aussi, absolument régalé, bien plus que l’année dernière à mon avis…

Une exposition statique de qualité avec Helixir Audio, PMC, Bryston, Nagra et enceintes YG

Au niveau des expositions statiques, nous faisions la découverte d’un très beau matériel présenté par Ana Mighty Sound avec notamment, l’écoute du streamer et du DAC Helixir Audio alors que j’avais le plaisir de retrouver Christian Catauro, concepteur de ces derniers. DEA enceintes PMC électroniques Bryston Paris 2017Au niveau -1 du forum, nous retrouvions les habitués du salon avec notamment l’importateur DEA qui nous présente depuis plusieurs années des démonstrations qui s’apparentent à chaque fois à un véritable tour de force.

Découvert il y a déjà de cela quelques années avec les amplificateurs Kallyste, l’année dernière, c’est la présentation des électroniques MIcromega sur enceintes PMC qui m’avait totalement subjugué, présentant une bande passante très large et fouillée dans l’aigu avec une maitrise dynamique vraiment exceptionnelle. Cette année, DEA nous conviait plutôt à l’écoute des enceintes et électroniques PMC avec amplification Bryston. Là encore, le résultat musical faisait preuve d’une maitrise irréprochable des écarts dynamiques avec une belle image stéréophonique et un respect très précis des timbres instrumentaux. Décidément, les enceintes PMC – issues du monde professionnel de l’enregistrement – nous prouvent une fois encore que la haute fidélité pourrait s’inspirer des professionnels de studios bien plus souvent qu’on ne le croit. Disons qu’à l’écoute de telles enceintes, la plupart des audiophiles comprendront que rigueur et musicalité peuvent parfaitement aller ensemble.

Électroniques Nagra et enceintes YG, un sommet en haute fidélité…

Enceintes YG électroniques Nagra Paris 2017Autre découverte musicale stupéfiante mais d’une manière tout à fait différente à l’écoute, un système Nagra tout à fait exceptionnel aboutissant sur une paire d’enceintes YG donnait des frissons à son auditoire avec une facilité déconcertante. A part pour le duo Bel Canto/TAD de notre ami Martial Hernandez, j’ai bien l’impression que nous assistions à un autre morceau de plaisir musical exceptionnel.

Avec le temps, m’arrêter un moment devant un système haute fidélité pour en être sidéré dès la première seconde sans que l’étonnement ne s’estompe rapidement est de plus en plus rare. On pourra toujours argumenter en disant que telle ou telle chaine haute fidélité présentera telle ou telle qualité musicale mais en réunir autant sur deux marques prestigieuses relève d’une exception particulièrement rare. Avec Nagra et YG, vous assistiez vraiment à une très belle démonstration technique et musicale. Tout en étant proche du réel avec un médium particulièrement ouvert, l’image stéréophonique nous faisait apprécier la musique dans les trois dimensions avec une impression de fluidité très rarement écoutée sur d’autres systèmes très haut de gamme.

Nagra enceintes YGArrivé dans la salle au moment d’un concert de jazz, l’effet du direct était particulièrement saisissant. La transparence est extrême, tout comme le respect des timbres. L’image stéréophonique se fait totalement holographique, j’ai rarement entendu cela en plus de 25 ans d’écoute. La texture sonore reste assez claire mais avec une belle matière, distribuée de manière égale sur l’ensemble du spectre audio. L’attraction y était tellement forte que j’y serais bien resté une heure mais il y avait encore tellement d’écoutes à faire que je devais me résigner à sortir de la pièce.

A l’opposé, chez Mulidine, l’écoute était peut-être un peu moins intéressante que l’année dernière, du moins pour le choix des morceaux. Au niveau des déceptions, Technics revenait nous voir sur Paris mais à mon avis, il n’avaient pas compris qu’il s’agissait de haute fidélité et qu’ils n’exposaient pas chez Darty, une horreur à oublier rapidement.

Technics se joint à Davis et Devialet dans la catégorie des démonstrations inécoutables…

Jadis Paris 2017Et si je pensais que Davis Acoustics avait légèrement progressé l’année dernière, j’ai à nouveau été déçu cette année. L’association Meitner/Gryphon et Davis s’avérait particulièrement aigre, focalisée sur l’aigu et le haut médium avec une absence criante de matière musicale.

Quel dommage de bénéficier d’un bon amplificateur comme l’intégré Gryphon Diablo pour l’associer à du Meitner, une caricature d’aigreur, de matité et de platitude; avec des enceintes Davis Acoustics, plutôt connues pour présenter un son avec peu de matière tout en étant assez (ou trop) analytique. Ce genre de reproduction musicale a ses amateurs mais je n’en fait certainement pas partie. A l’écoute, c’était navrant et je ne m’y suis pas attardé.

Totalement à l’opposé, l’écoute proposée par Jadis était, selon mes oreilles, plus équilibrée que l’année dernière. Déjà intéressante sur enceintes ASA Monitor, l’écoute prenait une tout autre dimension avec TAD et Spendor, alimentées par un excellent câblage Charlin. Caractéristique particulièrement frappante pour Jadis cette année, l’équilibre musical faisait certainement partie des meilleurs du salon. La musique se déployait dans la salle avec beaucoup de conviction, avec la musicalité enviable des électroniques Jadis qui selon moi, sonnait de manière plus neutre que l’année dernière avec les ASA Monitor. En aveugle, il est probable que le timbre typique des lampes n’aurait pas été aussi facilement reconnaissable. Et si les Spendor présentaient plus d’ampleur, avec un grave plus présent que pour les TAD, ces dernières s’avéraient aussi plus précises, avec un équilibre idéal en fonction de la pièce d’écoute. Décidément, soit cette marque d’enceintes s’améliore avec le temps, soient elles sont de mieux en mieux mariées avec les électroniques auxquelles elles sont associées.

Le DAC d’Helixir Audio en statique profitait idéalement d’une écoute au casque avec ampli et casque Stax !

Helixir Audio salon Paris 2017En présentation statique, il ne fallait pas manquer la possibilité d’écouter le DAC et le streamer d’Helixir Audio, parfaitement bien associés à un casque et amplificateur Stax. Par ce biais (même si l’écoute faite à Reims trois semaines plus tard était toute aussi convaincante), on atteignait ici un genre de perfection et d’équilibre tout à fait surprenants avec une transparence hors du commun sans la caricature évidente d’un aigu souligné.

Ici, bien au contraire, règne un équilibre musical rarement atteint avec d’autres convertisseurs numériques vers l’analogique. Avec une bande passante particulièrement large, on se retrouve véritablement pris dans l’ambiance de chaque morceau écouté. Et si le catalogue de Christian ne me présentait pas vraiment d’albums que je connaissais par cœur, ce dernier m’a fait découvrir un morceau très surprenant de rock où les effets guitare (une distorsion avec un léger chorus) s’avéraient totalement reconnaissables. Sur l’incontournable « Hotel California » d’Eagles, le solo guitare laissait entendre le bois de l’instrument avec la moindre inflexion de cordes. Étant moi-même guitariste avec 20 ans de pratique, j’ai toujours été très sensible à ce genre de détails. Juste à côté, le contrôle et la réparation de cellules étaient assurés par François Saint-Gérand d’Ana Mighty Sound à partir d’une installation astucieuse où une loupe était directement reliée à un Mac sur écran afin de permettre une visualisation idéale de la cellule, pour une opération toute en douceur et en précisions…

Les enceintes Dali et Octave en amplification me surprennent agréablement

Octave Dali salon Paris 2017Sans être vraiment pressé, j’essayais de rentabiliser au mieux mon temps d’écoute et j’arrivais enfin au premier étage du salon pour y faire à nouveau quelques belles découvertes musicales. Première écoute (d’ailleurs conseillée par Christian Catauro) réalisée avec les enceintes Dali et électroniques Octave, ce moment de plaisir musical me laissait croire que j’avais raison de penser que l’on pouvait retirer de la belle musique de ces enceintes lorsqu’elles étaient bien associées. Je les avaient déjà entendues la veille à Bruxelles sur des électroniques NAD qui ne leur rendait absolument pas justice. Écoute froide et décharnée alors que les enceintes étaient plaquées sur le panneaux publicitaires Dali à Bruxelles, le plaisir d’écoute était totalement différent au Marriott de Paris.

Sans la caricature d’un son purement « lampes », l’écoute présentait beaucoup plus de matière sonore sans en faire trop. Très bien timbrée, la musique se libérait sans brillance dans l’aigu ni basses explosives. Peut-être réservée aux mélomanes, la musique se faisait très expressive. Elle libérait ses harmoniques et se présentait avec un très bel équilibre. Sans présenter la bande passante la plus large du salon, ce couple Dali/Octave présentait de belles qualités musicales, lesquelles plairaient à de nombreux amateurs de musiques qui ne cherchent pas à se couper les cheveux en quatre mais à profiter de la musique à tous instants.

Une exposition statique très intéressante des nouveaux lecteurs et convertisseurs Eera

Eera salon paris 2017Didier de Luca était présent sur le salon parisien pour présenter sa nouvelle gamme de lecteurs CD et de convertisseurs. Nous discutions et Didier m’invita à faire une écoute au casque à partir d’un de mes albums donc, en naviguant en terrain connu avec le premier album de Stream of Passion. Assez peu habitué aux écoutes au casque, surtout sur ce genre de modèle que je ne connaissais pas, j’ai trouvé le grave un peu lourd avec un son chaud auquel je ne suis pas habitué.

Par contre, par rapport à mon Eera Tentation, les timbres instrumentaux étaient encore plus précis, l’écoute s’avérait particulièrement fluide et difficilement critiquable, hormis pour le rendu musical un peu particulier de ce casque. Par rapport à mon lecteur, l’évolution est sensible en termes de réalisme et de respect de la musique sur la majorité des plans. Avec ce genre de lecteurs ou de convertisseurs, il devient assez difficile de prendre partie pour l’analogique contre le numérique. Comme pour d’autres lecteurs ou écoutes numériques dématérialisées, cette opposition devient superflue tant les convertisseurs et le talent de ceux qui les conçoivent gomment aisément ce genre de rhétorique d’un autre temps.

On pouvait s’attendre au meilleur avec les enceintes Paradigm Persona, Accuphase nous en a présenté le pire…

Paradigm Persona 9HA l’opposé d’une écoute que j’attendais mais qui finalement m’a particulièrement déçu, il s’agissait quand même des enceintes du fabricant canadien Paradigm Persona 9H, une paire d’enceintes très haut de gamme et inabordables mais qui, lorsqu’elles sont parfaitement mises en œuvre, sont capables de présenter la musique comme très peu d’autres enceintes du marché peuvent le faire.

Écoutées dans de bonnes conditions au salon de Munich cette année, j’étais complètement choqué par ce que je concevais comme une des toutes meilleures écoutes du salon allemand de la haute fidélité. A Paris, j’étais tout aussi choqué mais dans le sens opposé. D’abord, il m’était difficile d’apprécier ces enceintes sur des électroniques Accuphase, marque d’électroniques pourtant réputée. Pour ma part, j’ai certainement dû les écouter une bonne dizaine de fois sans jamais leur trouver quoi que ce soit de transcendant ni même d’intéressant à l’écoute.

Paradigm Persona 9H et Wireworld ou comment chausser votre Maserati avec des pneus de mobylette…

Salon Haute Fidélité Paris 2017Pour ne pas arranger les choses, des câbles Wireworld, autrement dit du Made in Taiwan, se chargeait de transmettre le signal sonore aux enceintes. Encore une fois, je suis bien obligé de constater que, ce que certains appellent encore un accessoire, s’avère critique à l’écoute, du moins si vous cherchez à obtenir la meilleure reproduction musicale de vos électroniques.

L’écoute présentée s’avérait particulièrement fade, plate et inconsistante avec très peu en rapport avec le prix des éléments engagés tout en faisant vraiment insulte à la qualité exceptionnelle de ces enceintes canadiennes (35000$ la paire !). Mes propos vous surprendront peut-être mais le contraste avec l’écoute faite à Munich m’a vraiment fait passer du grenier à la cave. Preuve en est à nouveau que le très haut de gamme doit être logiquement marié avec du très haut de gamme sous peine de subir ce genre de punition particulièrement désagréable à l’oreille.

Cables SINE salon paris 2017Au High End de Munich, un grand nombre de visiteurs, moi y compris, auraient classés les Paradigm Persona 9H dans la catégorie très fermée des meilleures enceintes au monde. Pourtant encore impressionné par l’écoute du couple Nagra/YG, je placerais facilement le système présenté à Munich encore un cran au dessus, dans une catégorie un peu utopique des chaines haute fidélité ultimes, celles qu’il faut avoir entendu au moins une fois dans sa vie.

A l’opposé, les Paradigm Persona 9H étaient totalement sous exploitées à Paris, avec de surcroit, un mariage catastrophique à des morceaux de plastique et de cuivre fabriqués en Chine. Heureusement, je n’allais pas terminer ma journée sur ce genre de catastrophes acoustiques. La mauvaise impression de mettre déplacé à moitié pour rien s’est progressivement effacé.

Disons que l’écoute des Magnepan MG3.7i commençait à me réconcilier un peu plus avec la musique. Animés par des électroniques de qualité tels qu’un préampli REF6 d’Audio Research avec amplificateurs à tubes VT80, un lecteur CD REF CD9 et câbles Shunyata Research, je rejoins tout à fait l’avis de Jean Razzaroli sur son excellent blog L’Audio Expérience. Les panneaux Magnepan ont nettement gagné en maturité avec le temps. Ils présentent une cohésion musicale bien meilleure qu’auparavant, loin de cette sensation un peu étrange de séparation entre les instruments qu’ils présentaient autrefois. L’écoute était plaisante, musicalement très aboutie par rapport à ce qu’elles pouvaient reproduire par le passé en termes de musicalité et de grave, plus tendu qu’autrefois également.

Encore une fois, Martial Hernandez arrivait comme un sauveur 🙂

Bel Canto TAD salon Paris 2017Histoire de terminer le salon parisien en beauté (et en musique), je ne pouvais que me réjouir de retrouver Martial Hernandez dans une vaste salle qui nous présenterait un système haute fidélité encore plus abouti que l’année dernière avec autant, sinon encore bien plus, de culture musicale à son actif. Cette année, je n’étais vraiment pas déçu, plutôt en accord total avec le maitre qui officiait avec sa modestie et sa gentillesse habituelle. Je m’asseyais sagement au premier rang sans me rendre compte de ce qui m’attendait en cette fin de week-end très chargé.

Martial nous avait fait le plaisir de nous convier à une démonstration musicale exceptionnelle, savamment orchestrée par le nouvel amplificateur intégré Bel Canto Black 600 avec les toutes dernières enceintes compactes de chez TAD, les Micro Evolution One. Un caisson de graves JL Audio particulièrement bien accordé à la pièce venait soutenir les (petites) TAD dans le bas du spectre. Câblé en Synergistic Research, je m’attendais un peu à un médium très ouvert, riche en timbres et particulièrement vivant.

salon hifi Paris 2017C’est effectivement ce genre d’écoute qui m’a été proposé ce dimanche soir de novembre. L’émotion de chaque morceau présenté à l’écoute était palpable, un peu comme si l’on assistait à la représentation en direct, qu’il s’agisse d’un live ou d’un morceau enregistré en studio.

Déjà complètement ravi de belles écoutes reposants sur les appareils PMC, YG et Nagra, un temps refroidi par Accuphase, honteusement câblé par des fils de plastique fabriqués en Chine sur les excellentes Paradigm Persona H9, j’étais à nouveau aux anges « grâce » à notre sauveur national de la Haute Fidélité, Martial Hernandez en personne. Mais jusqu’à quand va t-il officiellement œuvrer à nous offrir autant de plaisir et de belles musiques ? Prions pour que cela dure encore bien longtemps.

A bon « entendeur » 🙂

Le temps passe et j’étais à nouveau ravi d’avoir pu assister à ces deux excellents salons haute fidélité parisien et bruxellois. A nouveau prêt à prendre mon bus, j’ai quand même avalé près de 660 kilomètres sur deux jours mais cela en valait largement la peine. Finalement, il ne nous reste plus qu’à attendre Munich mais bien avant, je me ferais un plaisir de vous offrir quelques autres articles passionnés et très audiophiles.salon haute fidélité Paris

Une dernière fois (enfin je l’espère), je tiens à vous rappeler que vous lisez un article de blog. Autrement dit, l’article que vous êtes en train de lire reflète mon avis personnel. Si cela ne vous plait pas, c’est votre droit, tout comme celui d’aller voir ailleurs si j’y suis (mais vous aurez du mal à m’y trouver). Le Web est grand et il y a de la place pour tout le monde. Sinon, libre à vous de vous acheter un bon appareil photo et de faire comme je le fais, d’investir votre temps dans des déplacements et dans l’écriture, en fonction de votre opinion personnel qui, comme chaque opinion, trouvera des points d’accords et de contradictions – a priori constructifs.

Là dessus, et pour ceux que cela intéresse, je les invite également à visionner mes photos sur ma page Flickr Salon Haute Fidélité Paris 2017.

Eric Mallet

 

 

10 Déc

Salon New Music High-End Innovation 18 et 19 novembre 2017

High End New Music Innovation BruxellesEnfin ! J’arrive à trouver un peu de temps pour vous parler du dernier salon bruxellois de la haute fidélité qui s’est tenu à l’hôtel Courtyard Marriott d’Evere (Bruxelles). Agenda assez chargé, cette fois, je prends un peu de temps pour vous parler du salon Hifi de New Music, certainement la meilleure boutique en Belgique, du moins, présente t-elle le meilleur salon belge. J’étais d’autant plus impatient de me rendre à ce nouveau High End Innovation 2017 que je n’avais pas pu me rendre au salon l’année dernière.

Pourtant cette année, en ce mois de novembre généralement chargé en plaisir musical et audiophile, une contrariété s’était installée depuis quelques semaines en apprenant que le salon New Music High End Innovation 2017 se tenait en même temps que le salon parisien organisé par le magazine Haute Fidélité, en son Marriott respectif boulevard Saint Jacques à Paris. Le week-end s’annonçait donc fatiguant, avec des écoutes trop rapides des systèmes présentés, autant à Paris qu’à Bruxelles. J’ai cependant essayé d’optimiser au maximum mon temps d’écoute afin de vous donner, au moins, un avis sérieux sur la plupart des chaines haute fidélité en démonstration. Toutes les photos du salon sont disponibles sur mon compte Flickr, album New Music High End Innovation 2017.

Deux salons haute fidélité sur le même week-end, trop de fatigue et des écoutes trop rapides…

salon New Music Innovation Bruxelles 2017Dans les faits, c’est exactement cela qui s’est produit. Beaucoup de fatigue, un manque de temps certain pour des écoutes sérieuses sur Bruxelles et Paris mais j’ai quand même essayé de faire le maximum. J’espère que vous vous montrerez indulgents en lisant ma prose, tant bruxelloise que parisienne… Cela dit, je reprends le clavier après un déplacement plus tranquille aux portes ouvertes d’Opus 51 à Reims, journées organisées par Frédéric Baussart avec Christian Catauro qui nous faisait écouter ses électroniques Helixir Audio. J’espère surtout que l’année prochaine, les organisateurs des salons belges et parisiens de la haute fidélité sélectionneront des dates différentes. Je me suis même laissé dire qu’un salon luxembourgeois se tenait également aux mêmes dates alors que Présence Audio Conseil présentait une écoute d’enceintes Magico au même moment. Au pire, je devrais choisir de visiter l’un ou l’autre salon l’année prochaine, avec des regrets. Mais revenons à Bruxelles

Le rez de chaussée était déjà bien chargé en surprises musicales de taille !

Van den Hul High End Innovation 2017Arrivé à l’hôtel, je connaissais déjà un peu les lieux. En face de l’entrée, au fond du rez de chaussée, se trouve une très grande salle où un système de grande qualité y est toujours installé. En 2015, il s’agissait des électroniques Nagra et enceintes Magico qui m’avaient laissé un très bon souvenir. Cette année, New Music avait à nouveau vu les choses en grand en présentant des électroniques Van den Hul avec les câbles et cellules de la marque qui aboutissaient sur une impressionnante paire d’enceintes BHC 1743 élaborées par Blumenhofer Acoustics.

Pourtant, si les enceintes impressionnent par leur taille, les sources musicales étaient parfaitement associées et toutes aussi intéressantes avec notamment un magnéto à bandes Teac, une très belle platine vinyle Dr. Feickert Firebrid et bras Reed 5T, très dans le ton de la démonstration et, oh surprise ! un des premiers lecteurs CD de la marque américaine Proceed, alias Mark Levinson, si cela vous dit encore quelque chose.

High End 2017 New Music Van den HulAmbiance vintage particulièrement confortable et un brin décalée, on aurait pu s’attendre à une symphonie, un concert de jazz ou de blues rock grandeur nature et pourtant, ce n’était pas le cas, du moins lorsque j’assistais à la démonstration musicale. Avec une écoute plutôt intimiste, le contraste entre la taille impressionnante des enceintes et ce qui y était joué était tout aussi surprenant. Un petit ensemble de jazz prenait vie devant l’auditeur avec un positionnement des instruments placés au millimètre près sur une large scène sonore en trois dimensions, ce qui ne cessait de m’étonner. Avec des timbres chauds mais pourtant peu colorés, le plus impressionnant concernait peut-être la matière sonore délivrée à l’écoute, à mi chemin entre la chaleur du tube et la rigueur des transistors. Séduit d’entrée, il s’agissait certainement d’une des démonstrations audiophiles les plus originales proposées par New Music en cette fin d’année.

Salon New Music 2017 Van den HulSans excès mais avec une écoute plutôt confortable, plus vive quand la musique le demandait, ce genre de système haute fidélité vous invite tout simplement à vous installer, à profiter d’un bon livre avec un café (ou peut-être un cigare pour les fumeurs) pour savourer l’instant. Avec un ensemble aussi musical, on s’y perdrait des heures, tant les œuvres présentées se font accueillantes…

Musique douce, équilibrée mais pas molle pour autant, ce système haute fidélité m’a rapidement séduit. Sans le petit défaut que je reproche parfois à certains câbles Van den Hul avec un bas médium un peu trop en avant, imaginez tout simplement que vous ayez la place pour installer ce genre de système haute fidélité à la maison. Il vous suffirait d’un bon canapé pour profiter à chaque fois d’un bon moment de plaisir musical auprès des artistes eux-mêmes. Et en parlant d’artistes, un peintre était présent sur place pour présenter ses œuvres alors qu’il peignait pendant l’exposition. Parmi d’autres, de très beaux tableaux de Coltrane et de Maria Callas étaient déjà exposés sur les murs de l’hôtel.

Enceintes B&W, Rotel, Aurender et Classe pour des écoutes plus conventionnelles

Salon New Music Rotel B&WPlus près de l’entrée, dans les salles orientées vers la gauche, l’ambiance était toute différente. Des systèmes plus moyen de gamme dirons-nous, étaient exposés avec des électroniques Rotel, Aurender et Classe sur enceintes B&W. Je n’y suis pas resté longtemps, n’étant pas vraiment amateur de B&W, des enceintes trop conventionnelles à mon goût. Je ne pourrais cependant pas dire que les deux systèmes (Rotel et Aurender/Classe) n’étaient pas bien présentés, bien au contraire mais le résultat musical était pour moi trop « convenu d’avance ».

Même sans manquer de qualités, avec un bel équilibre et des timbres respectant la réalité du concert, ce genre de système haute fidélité n’apporte pas la musicalité recherchée par les audiophiles les plus exigeants. Cependant, nul doute que les amateurs de musique, désireux bénéficier d’une chaine fiable, esthétiquement réussie et qui veulent profiter de leurs musiques à tous moments trouveront pleine satisfaction avec ce genre de systèmes haute fidélité de qualité. J’aurais voulu cependant jeter une oreille attentive sur l’association Aurender/Classe et B&W mais malheureusement, je n’aurais pas le temps d’y revenir en fin de journée.

Le système Uniti de Naïm Audio peut compter sur les inconditionnels de la marque

Naïm Audio Uniti BruxellesA l’opposé de cette grand salle d’écoute placée sur la gauche du rez de chaussée de l’hôtel, trois systèmes Naïm Audio étaient présentés à tour de rôle pour le plus grand plaisir des auditeurs du salon New Music. Le nouveau concept Uniti Tout-en-Un de Naïm nous a à nouveau démontré tout son talent avec une écoute assez chaleureuse, douce et musicale comme les habitués de la marque se plaisent à l’écouter.

Écoute particulièrement agréable, ouverte et riche, Naïm continue de régaler les amateurs de la marque et même, à fédérer ceux qui préfèrent profiter d’une musique plus neutre que trop chaleureuse, audiophiles dont je fais partie. Toujours est-il que Naïm Audio a son public d’inconditionnels depuis des années, ce qui est parfaitement compréhensible. Musicalement parlant, le système Uniti est une vraie réussite avec notamment, une image stéréophonique remarquable et qui remplit très facilement l’espace d’une pièce pour peu que vos enceintes acoustiques se montrent à la hauteur (sans jeu de mots).

Encore de très belles surprises au premier étage avec T + A, Mark Levinson, Dali, Sonus Faber, YG et d’autres…

Salon hifi New Music Bruxelles Dali NADJe vous inviterais ensuite à me suivre au premier étage ou d’autres surprises musicales nous avaient été préparées par New Music. Au détour de l’escalier étaient placées plusieurs enceintes Dali alimentées par des électroniques NAD pour présenter quelques morceaux de jazz à heures fixes. Une des salles présentera également le même matériel de reproduction musicale mais j’ai vraiment du mal à comprendre le pourquoi d’une telle association.

Non que NAD soit une mauvaise marque de haute fidélité mais à chaque fois que j’ai eu le plaisir d’écouter les enceintes Dali, il s’agissait d’un matériel plus haut de gamme et d’une écoute beaucoup plus riche. Mes impressions seront d’ailleurs confirmées le lendemain à Paris avec une très belle écoute d’enceintes Dali alimentés par des électroniques à lampes Octave. Toujours est-il que l’idée d’une démonstration de Jazz programmée à heure fixe était particulièrement bien pensée, tout comme la démonstration de peinture sur toile durant l’écoute des électroniques Van den Hul sur enceintes BHC 1743…

Un couple Mark Levinson Wilson Audio stupéfiant de dynamisme et de musicalité

Mark Levinson Wilson Audio New MusicPremière grande salle sur la droite en sortant de l’escalier, la démonstration des électroniques Mark Levinson sur enceintes Wilson Audio Series 2 m’intrigue puis me fascine… Il s’agissait de la première présentation de la nouvelle série de Wilson Audio à l’occasion du salon de New Music. Cette écoute particulièrement dynamique, nerveuse et ouverte prouve à nouveau que la marque américaine de haute fidélité Mark Levinson maitrise toujours aussi bien son sujet.

Bande passante large, sans la moindre bosse, la dynamique impressionne dans le sens où l’on sent parfaitement que le système est capable d’une réserve de courant et de dynamique presque infinies, le signe indubitable des grands système de haute fidélité. Dans le bas du spectre, les Wilson Audio Series 2 font preuve d’une belle charpente, le médium est parfaitement ouvert, c’est neutre sans la moindre sécheresse. La musique vous emporte et libère toute son émotion avec une facilité déconcertante. L’aigu sait également monter très haut tout en restant intégré au reste du spectre.

Deux écoutes gagnantes et totalement différentes entre Mark Levinson et Van den Hul

Certes, l’écoute est totalement différente du couple Van den Hul/BHC 1743 même s’il s’agit de deux grands et très bons systèmes de haute fidélité. J’ai pourtant une préférence pour le couple Mark Levinson/Wilson Audio parce que la dynamique stupéfiante qu’il est capable de produire est parfaitement maitrisée. Avec ce système, il n’existe aucune attente sur les demandes instantanées de courant, la rapidité des attaques tout comme les coupures parfaitement nettes sont assez stupéfiantes. Corollaire de cette qualité dynamique, la spontanéité des attaques permet une fluidité musicale qu’il est assez rare de rencontrer hors des concerts. Finalement, il s’agit certainement d’une des meilleures écoutes du salon New Music même s’il y en a eu beaucoup d’autres.

Salon New Music High End Innovation Audio Valve Audio Research 2017Autre choc musical auquel je n’étais pas préparé, l’écoute d’un système basé sur une amplification Audio Research, préamplificateur Audio Valve, câbles Charlin, source vinyle et enceintes Cabasse m’a plus dans le sens ou cette association particulièrement bien réalisée entre une amplification transistor et préampli à lampes était une réussite totale. L’équilibre entre la matière sonore donnée par la préamplification et la rapidité des Audio Research s’associait pour former un cocktail très réussi, avec une musique vivante et parfaitement matérialisée dans la petite pièce d’écoute.

Écoute fluide et séductrice certainement prodiguée par la source vinyle, la richesse du médium était exceptionnelle mais sans excès ni coloration. Sur la Panthère Rose d’Henry Mancini, je me suis complètement régalé. J’ai rarement entendu une telle richesse de timbres sur un saxophone alors que l’image stéréophonique s’avérait d’une précision exacte avec un étagement des plans sonores particulièrement juste en profondeur; difficile de croire encore que la scène sonore ne se tenait que sur quelques mètres carrés… Décidément, cette association Audio Research et Audio Valve est une option à creuser sérieusement pour ceux qui cherchent à profiter du meilleur des deux mondes de l’amplification.

T + A Auralic Dynaudio New Music BruxellesPassons rapidement sur une grande déception avec la présentation, à mon avis complètement ratée du nouveau lecteur de Marantz, le SA 10 qui, quand on l’a écouté dans de bonnes conditions, est capable de donner autre chose que la musique présentée dans cette petite pièce.

Sans doute par manque de préparation sérieuse du système (un « découplage » sérieux des électroniques aurait sans doute évité ce résultat d’écoute assez moyen), avec des enceintes plus adaptées à la taille réduite du local d’écoute, nous aurait permis de profiter bien mieux des qualités musicales aujourd’hui proposées par Marantz. Drôle d’idée que ces Q Acoustics, franchement, je n’ai pas vraiment compris la démarche. J’avais également à l’esprit la démonstration en mi-teinte – du moins, pour mes oreilles – des électroniques T + A sur enceintes Dynaudio, n’étant pas vraiment fan de la marque au départ. Pourtant, quand on se rappelle de ce que faisait la marque allemande T + A il y a de cela quelques 15 à 20 ans d’ici, le souvenir de leurs lecteurs de CD très en avance sur leur temps et de leurs amplificateurs à lampes démesurées me rend un peu nostalgique de l’époque…

Avid Turnetable, Mac Intosh et Sonus Faber Homage m’ont fait forte impression

Mac Intosh Sonus Faber New Music 2017Autre coup de cœur de ce salon bruxellois proposé par New Music, un système haute fidélité de haut niveau basé sur une platine vinyle et son préampli phono Avid m’ont laissé une forte impression. Difficile ici de caractériser l’écoute même si j’ai un faible pour Sonus Faber. Disons simplement que cette chaine haute fidélité s’approche de très près d’une écoute vivante, très proche des conditions du réel, exprimant un équilibre musical rarement apprécié auparavant.

Ici, pas de dynamique surpuissante, de bande passante abyssale ou qui vous cisaille les tympans dans l’aigu. L’écoute se veut souveraine, ouverte, avec un médium particulièrement détaillé, une musique vivante, riche mais sans aucune coloration des timbres. Au contraire, ceux-ci s’avèrent particulièrement naturels sur une image stéréophonique large et profonde. Si l’écoute est timbrée différemment par rapport au système Van den Hul, les deux chaines haute fidélité ont leurs propres qualités mais comme je le disais, elles ont aussi leur propre son. Nous voici cependant devant un système haute fidélité qui fait consensus sur le plan musical mais la chaine musicale qui plaira à tout le monde n’existe peut-être pas car aucun système, malgré ses attraits respectifs, ne sonne exactement comme un autre.

Électroniques Pass Labs, DCS, Charlin, enceintes Kef et Golden Ear Technology

Golden Ear Technology Pass LabsOn monte encore d’un étage pour découvrir d’autres systèmes d’exception. L’écoute d’un système sur amplification NSI avec enceintes YG ne m’a pas vraiment convaincu sans vraiment me décevoir non plus. Disons que des enceintes d’une telle qualité méritent vraiment des électroniques d’exception. La démonstration parisienne du lendemain sur électroniques Nagra viendra d’ailleurs confirmer mes propos. En cours d’année, chez New Music, j’ai d’ailleurs eu le plaisir d’apprécier ces enceintes exceptionnelles avec les électroniques Charlin pour y vivre une des meilleures écoutes de l’année. Démonstration pour moi plus convaincante, celle des électroniques Pass Labs et DCS sur enceintes Golden Ear Tehcnology Triton Référence ne m’a pas laissé indifférent. Bien sûr, la démonstration n’atteignait pas la dynamique stupéfiante du couple Mark Levinson/Wilson Audio mais l’écoute s’avérait particulièrement intéressante sur ce point. Avec une belle image stéréophonique qui savait prendre de l’ampleur quand il le fallait, la musique se présentait comme tout à fait agréable et cohérente sur l’ensemble de la bande passante.

Platine vinyle Merlin et Charlin Bruxelles 2017 salon New MusicPassons très rapidement sur la démo complètement ratée des Kef LS50 qui présentait surtout un grave surgonflé, très loin de ce que les amateurs de musique s’attendent à trouver. Par contre, j’ai vraiment eu une très bonne surprise dans une petit salle qui présentait très simplement une électronique Teac aboutissant sur des enceintes « bibliothèques » de chez B&W avec un très bel album de Lianne la Havas.

Je retrouve enfin Olivier Robert des électroniques et câbles Charlin dont j’apprécie le naturel depuis quelques années déjà. Pas vraiment de surprises ici malgré une très belle installation qui mettait en valeur les qualités musicales d’une très belle platine vinyle Merlin dont je ne connaissais pas encore les qualités. L’écoute est très fluide, détaillée avec une belle bande passante sans en faire trop dans le bas du spectre. Personnellement, je préfère nettement Merlin aux platines Trans-Rotor lorsqu’il s’agit de musicalité. Si je n’étais pas vraiment enthousiasmé par les enceintes Kef Référence 3 à Bergerac, Olivier Robert a pourtant su les exploiter à 100% dans une toute petite salle de l’hôtel, ce qui n’est pas une mince affaire. Par rapport aux Kef LS50 proposées à l’écoute de manière très approximative, le contraste s’avérait vraiment saisissant. A nouveau, la preuve est faite que le meilleur matériel, la meilleure enceinte ou la meilleure électronique ne peuvent donner le donner d’eux-mêmes que s’ils sont parfaitement optimisés en termes d’installation.

Ce salon haute fidélité présenté par New Music n’a pas usurpé le terme d’Innovation avec de nombreuses nouveautés

Aries Cerat enceintes SteinheimEnfin, comme on pouvait s’y attendre chez New Music, d’autres installations de haut niveau venait encore s’ajouter à ce salon haute fidélité qui défendait déjà solidement ce que les meilleures marques du High End peuvent nous proposer. A noter l’exceptionnelle démonstration musicale des électroniques à lampes Aries Cerat (Triodes single ended) sur enceintes à haut rendement Steinheim Alumine Two dont la richesse et la matérialité des timbres ne pouvaient que surprendre. Écoute qui n’a rien de fatiguant, sans être non plus trop accommodante, ce genre de système haute fidélité conviendrait certainement aux audiophiles amateurs des amplifications à lampes qui ont leur caractère; un parti-pris difficilement critiquable à l’écoute d’un tel système musical.

Pourtant loin d’être totalement neutre à l’écoute, ce genre de système haute fidélité nous rappelle que la musique doit avant tout nous donner du plaisir en libérant des émotions. Évidemment, une chaine haute fidélité n’est pas élaborée comme une écoute de Monitors en studio, les deux optiques étant totalement différentes. Ce très bon système présenté par New Music nous le rappelle ici de manière très élégante.

New Music nous a encore gratifié d’un excellent salon de la haute fidélité !

Terminons enfin par la présentation particulièrement intéressante des enceintes Legend, enceintes acoustiques qui cette fois portent bien leur nom car développées en fonction de l’audition humaine. D’abord un peu surpris et pas vraiment convaincu, je décide de m’assoir et, après quelques minutes d’acclimatation, j’ai bien dû avouer que la sensation de réalité et d’intimité avec la musique étaient vraiment exceptionnelles. Citons également le concept d’enceintes originales Ilumnia et d’autres encore que je ne pourrais sans doute pas tous vous citer.

Quoi qu’il en soit, New Music nous a de nouveau apporté beaucoup de plaisir musical et je ne peux que les remercier pour ces démonstrations particulièrement hors du commun. Le terme même d’innovation est lui aussi loin d’être usurpé avec son lot annuel de surprises. Vivement l’année prochaine que l’on se retrouve à Bruxelles… Je vous donne bien sûr rendez-vous dans la capitale de Belgique d’ici un an, même endroit, même heure mais à des dates qui conviendront, je l’espère, autant aux amateurs français que belges de la haute fidélité et du High End.

Eric Mallet

 

25 Oct

Festival Son & Image 2017, un salon qui me réserva quelques bonnes surprises…

Festival Son & Image 2017A vrai dire, le Festival Son & Image 2017 organisé par le SPAT m’intéresse assez peu car l’image ne m’intéresse absolument pas. Audiophile pur et dur, j’avais déjà visité le salon Son & Image en 2012 avec des regrets car le Home Cinéma n’est pas ma tasse de thé, au risque de me répéter. Un peu déçu, plus par le thème que par les exposants de qualité qui viennent présenter leurs systèmes haute fidélité, je n’avais pas dans l’idée de refaire ce Festival Son & Image de si tôt. Finalement, c’est Olivier Robert des électroniques Charlin qui m’a convaincu de venir y laisser une oreille. Olivier avait bien fait…

Il est vrai qu’après le High End de Munich, revenir sur Paris, c’est revenir à des dimensions beaucoup plus modestes. Cependant, la plupart des salons européens nous réservent bien souvent de belles surprises audiophiles, quelle que soit leur taille. Si j’ai toujours préféré le salon Haute Fidélité qui se tient chaque année au Mariott Rive Gauche, je n’ai pas été déçu de ma visite. Finalement, les amateurs de musique, plus que d’images, y trouvent aussi leur compte. J’en prends à témoin, les belles démonstrations auxquels j’ai eu l’occasion d’assister malgré les éternelles imperfections acoustiques des salles. En effet, elles sont souvent petites et inadaptées mais le Novotel permet toutefois de profiter de l’écoute de nombreuses chaines haute fidélité afin de se faire un début d’opinion sur les nouveautés du marché. Dans cette optique, le contrat est rempli. De toute façon, même à Munich, les conditions d’écoute sont loin d’être idéales mais là n’est pas la question.

Après deux heures de bus, le Festival Son & Image 2017 est en vue !

Electroniques Rega et enceintes Totem

Électroniques Rega et enceintes Totem

Après un voyage en bus très tranquille et sans bouchons sur le périph’ 🙂 Me voici dans le métro, armé de mon fidèle Canon et de son 17-35 f2.8 qui sera je l’espère, rapidement remplacé par un Sigma 18-35 f1.8. Arrivé à l’hôtel, j’avale rapidement une salade et rentre enfin sur le salon. Depuis l’entrée, je me décide à nouveau à prendre le petit couloir qui mène aux petites salles d’écoute du Son & Image. Pour tout dire, le schéma du Novotel et a fortiori du salon lui-même, me paraît assez alambiqué avec son petit couloir de pièces, sa grande allée labyrinthique et son sous-sol biscornu. C’est aussi pour cette raison que j’ai du mal à apprécier ce salon, pourtant de qualité. Au Mariott, les salles sont toujours mieux distribuées dans l’espace. C’est peut-être un détail mais un salon haute fidélité installé sur plusieurs étages nous permet d’organiser plus facilement notre visite.

Câbles Absolue Creations Son & Image 2017

Enceintes Mulidine et câbles Absolue Créations forment un ensemble cohérent sur le plan musical

Première écoute avec un petit système qui a première vue ne paye pas de mine mais dont le message musical s’avère très plaisant, agréable et équilibré. Électroniques Rega et enceintes colonnes Totem distillent une musique vivante et particulièrement agréable dans toute la pièce. Déjà très bon en numérique, l’écoute s’avère excellente en vinyle. Alors dans une pièce opposée, j’ai retraversé le couloir pour écouter ce système haute fidélité une seconde fois. Toujours est-il que cette pièce opposée abritait un système relié avec des câbles Absolue Créations, ce qui n’est plus une découverte aujourd’hui.

Déjà écoutés l’année dernière au salon haute fidélité du Mariott, j’avais eu l’occasion de discuter avec le créateur de cette belle marque française de câbles haute fidélité. Dans la salle du Novotel, un système plus modeste que l’année dernière au Mariott alimentait une paire de Mulidine, des enceintes françaises que l’on ne présente plus. Toujours aussi discrète que musicalement abouties, je ne les avais pas reconnu de prime abord. Naturellement, je n’ai pas retrouvé l’excellence musicale de l’année dernière mais le côté très charnel et rempli d’humanité des enceintes Mulidine s’apprécie là aussi sans efforts.

Ce Festival Son & Image s’avère plutôt riche en découvertes musicales de qualité

Hegel Son & Image 2017

Électroniques Hegel et enceintes Abscisse Jubile JMR

Après l’écoute d’un système haute fidélité Hegel qui s’avère assez neutre, droit et plutôt fédérateur, je me suis un peu attardé dans une petite pièce qui proposait l’écoute d’une paire de Wilson Audio, simplement alimentés par un amplificateur intégré avec un câblage Viard Audio, une marque de câbles qui m’avait bien plu l’année dernière également.

Difficile de dire si les câbles ou l’amplificateur lui-même pouvait donner un tel résultat sonore mais l’écoute m’a un peu surpris dans le sens où les Wilson Audio chantaient de très belle manière, de façon légèrement moins rigide que lors de mes écoutes précédentes à Bruxelles et à Paris. J’ai souvent trouvé que les Wilson Audio allaient parfois un peu trop loin en termes de « neutralité », au point que l’écoute me semblait pourtant un peu  « sèche ».

Sonoro Meisterstück Son & Image 2017

Meisterstück de la marque allemande Sonoro

Petite salle de présentation plus que d’écoute, d’élégants appareils de tailles différentes fonctionnant en classe D ressemblaient fort à nos postes de radio des années 70 et 80. Proposés selon différents prix, formats et fonctions, le Meisterstück de Sonoro associe un lecteur de CD, un streamer et un récepteur de radios numériques rassemblés en un seul appareil, d’ailleurs très réussi sur le plan sonore et esthétique. Imaginez-vous retrouver votre ancien « poste » multi-fonctions à CD et cassettes avec la technologie moderne d’aujourd’hui, les allemands de Sonoro vous le propose désormais.

Dans la pièce juste à côté, une « start-up » française du nom de oWi proposait un peu le même genre d’appareil nomade, plutôt efficace mais vraiment petit. Un amplificateur en classe AB vient alimenter un petit haut parleur de 8 cm seulement. L’effet stéréophonique est assez impressionnant mais la bande passante n’est pas forcément la plus large non plus, c’est compréhensible. Les concepteurs prévoient des extensions, nous en saurons bientôt plus dans un proche avenir sur ce nouveau concept nomade.

Les enceintes Athom et électroniques Atoll s’associent pour fédérer un grand nombre d’audiophiles

Athom Son & Image 2017

Enceintes Athom, électroniques Atoll

Autre contexte musical, plus généraliste cette fois, c’est une nouvelle démonstration des enceintes Athom et des électroniques Atoll qui m’attendait mais comme à chaque fois, je n’y suis pas resté très longtemps. Le couple Atoll et Athom est intéressant. C’est vif, rapide, détaillé et fait certainement consensus chez une majorité d’audiophiles mais l’écoute manque cruellement de finesse.

Disons que pour un petit système audiophile, Athom et Atoll conviendront certainement mais si vous êtes à la recherche d’une écoute plus travaillée, plus fouillée, avec un médium riche, de la matière sur les instruments et les voix avec une image stéréo en trois dimensions, des timbres justes et beaucoup d’émotions, d’autres paires d’enceintes peut-être plus haut de gamme vous donneront plus de satisfaction.

Naturellement, le budget à consacrer à ce genre de chaines haute fidélité risque d’être tout autre mais pour le prix et dans leur gamme, Athom contentera un grand nombre d’audiophiles ou d’amateurs de Home Cinéma; inutile de leur en demander plus pour autant.

Helixir Audio m’a laissé une forte impression à l’écoute

Helixir Audio Fextival Son & Image 2017

Électroniques Helixir,Audio, lecteur Helios Stargate !

Plus haut de gamme justement, me voilà très intrigué par la très belle musique libérée par des électroniques que je ne connaissais pas encore. Enfin, plutôt si puisqu’Helixir Audio avait déjà fait la démonstration de son savoir faire au salon haute fidélité du Mariott en 2012 (rappelez-vous de leur moquette psychédélique !) avec des enceintes de Pierre Étienne Léon et le succès qu’on lui connait. A l’époque, Helixir Audio avait déjà séduit bien des oreilles !

Cette année de Festival Son et Image, l’écoute des électroniques Helixir Audio aboutissait sur des enceintes françaises Waterfall Audio, enceintes en verre qui ne cessent de m’étonner. Ajoutons que le mariage entre Helixir Audio et les enceintes Waterfall s’avère tout à fait réussi. De prime abord, l’écoute se fait chaleureuse, vivante, pleine d’émotions et particulièrement large sur le plan stéréophonique, en largeur comme en profondeur. J’espère que Christian Catauro me pardonnera si j’ai un moment osé la comparaison de ses électroniques avec Naim Audio mais en 100 fois plus abouti selon mes oreilles…

Enceintes Waterfall Festival Son & Image 2017

Enceintes Waterfall et Helixir Audio 🙂

Si je préfère les écoutes plus rigoureuses, je dois bien dire qu’Helixir m’a fortement impressionné. Électroniques résolument faites pour les passionnés, Christian Catauro, directeur et concepteur d’Helixir Audio est lui aussi passionné par la musique et cela s’entend. Une fois lancé sur le sujet, impossible de l’arrêter. Christian est quelqu’un d’entier qui par ses convictions rend vraiment service à notre petit monde de la haute fidélité et à la musique; du moins, ce sont mes impressions.

Platine vinyle PTP Audio SOLID 9 avec bras Thomas Schick 9″ et cellule MC La103.3, le lecteur de CD n’en était pas moins que l’Helios Stargate avec convertisseur HRDDAC d’Helixir Audio. Les deux formats, numériques et analogiques étaient donc mis à l’honneur avec un égal succès. Également concepteur du Stargate, Christian Catauro nous a rappelé les principes qui se tiennent derrière le système Gyropoint qui anime le Stargate Hélios. Après tant d’années, il continue à nous mettre une sacrée baffe en termes de musicalité !

Helixir Audio Son & Image 2017

L’Hélios Stargate fait toujours partie des meilleurs drives du marché…

Je me suis donc finalement attardé plus que de raison – à cause sans doute de la passion qui nous anime – à l’écoute des Helixir Audio et à discuter avec Christian Catauro – avec un immense plaisir. Ajoutons que la maitrise technologique qui se cache derrière ces électroniques hors du commun est tout aussi bien expliquée par de belles affiches qui soulignent les points saillants de chaque électronique. Tout ceci relève finalement de la belle ouvrage, avec des électroniques particulièrement abouties sur le plan technologique, au service de la musique. In fine, le contrat est rempli…

A peine remis des mes émotions musicales, je rejoins enfin Olivier Robert avec plaisir et je lui rends ses câbles de modulation Ultimate. Je les avais d’ailleurs gardé un bon moment et je dois bien dire que j’ai profité de moments d’écoute exceptionnels grâce à son travail d’orfèvre de la haute fidélité.

Enceintes Magico et électroniques Soulution présentées par Présence Audio Conseil pour un autre style d’écoute

Magico M3 Festival Son & Image 2017

Électroniques Soulution, enceintes Magico S3 mk II, conditionneur secteur Esotek

Autre écoute de haut niveau sur le plan musical, j’ai particulièrement apprécié le système présenté par le distributeur Sound And Colors avec une démonstration orchestrée par la boutique parisienne Présence Audio Conseil. Ce système haute fidélité était basé sur des électroniques Soulution série 5 avec amplificateur stéréo 511, préamplificateur 520, lecteur de CD et DAC 541 alimentant une très belle paire de Magico S3 mkII. Notons la présence en source d’une platine vinyle Spiral Groove SG 1.1, bras Centroid Tone Arm et cellule Atlas. Un conditionneur secteur Isotek Mosaic venait alimenter l’ensemble de la chaine, elle-même posée sur un meuble Solidsteel.

Écoute à l’antithèse complète des électroniques Helixir Audio de Christian Catauro sur Waterfall Niagara, j’ai rarement eu l’occasion d’apprécier une démonstration musicale aussi naturellement timbrée, avec une image stéréophonique aussi réaliste et juste ce qu’il faut de matière sonore. Placement des musiciens au millimètre avec une présence musicale hors du commun, les Magico S3 mkII m’ont plongé au cœur de chaque enregistrement. Un seul regret toutefois concerne peut-être le choix des câbles; il s’agissait de Crystal cable. Je leur reprocherais d’apporter une légère matité sur les timbres avec une petite retenue à l’écoute. Cela reste cependant une question d’appréciation personnelle, si j’avais les moyens de m’offrir un tel système, j’opterais plus sûrement pour des JPS Labs Aluminata ou des Charlin Ultimate. D’après moi, il s’agissait de l’une des meilleures écoutes du salon en termes de naturel, même si j’en ai raté quelque-unes.

Rotel et B&W en écoute ainsi qu’une pièce entière consacrée à l’écoute des casques

J’ai également retenu l’écoute très intéressant des électroniques Rotel sur enceintes B&W reliés à de très bons câbles Esprit. C’est rare mais c’est bien la première fois que je dis beaucoup de bien de B&W, ces enceintes n’étant pas trop ma tasse de thé. Toujours est-il qu’il s’agissait d’un très beau salon. Mention spéciale pour la seconde version du DAC Hugo de chez Chord, avec un message musical qui a perdu de la surdéfinition de la première version même si on peut apprécier ce genre d’écoute. Leur nouveau convertisseur est absolument remarquable en termes de musicalité.

Une pièce entière était également consacrée à l’écoute des casques de toutes dimensions. Je ne vous cache pas que j’ai un faible pour notre fabricant français Earsonics dont la qualité des intra est toujours aussi irréprochable avec un rapport qualité/prix à mon sens justifié, contrairement à certains qui en profitent un peu mais qui ne vous donneront pas forcément mieux à l’écoute. Pour ma part, j’aurais voulu bénéficier de plus de temps pour découvrir l’ensemble des chaines haute fidélité présentées au Festival Son & Image 2017 mais je ne manquerai pas d’y revenir l’année prochaine avec beaucoup de plaisir.

A lire également, l’article de Voir et Émouvoir sur le salon Festival Image et Son 2017

Eric Mallet

13 Oct

Câbles de modulation Charlin Ultimate I et Ultimate II

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCA

Câble de modulation Charlin Ultimate I

Voici enfin la seconde partie de mes tests des câbles Charlin qui m’ont été prêtés par Olivier Robert, seul maître à bord de Roboli Design, créateur des électroniques et câbles Charlin. A vrai dire, un long moment a passé entre la mise en place de l’Ultimate I, l’écoute et le branchement de l’Ultimate II qui couronne la gamme des câbles de modulation Charlin.

J’ai passé plus de deux semaines à écouter le résultat musical de chaque câble avant de passer au suivant. J’ai ensuite branché un autre câble de modulation avant de replacer l’Ultimate I puis le Charlin Ultimate II. Ce n’est d’ailleurs qu’après ce temps de rodage que j’ai vraiment pu apprécier pleinement la qualité exceptionnelle de ces deux câbles de modulation signés Maison Charlin

Déjà impressionné par le Bleu pour sa transparence et son naturel, il s’agit certainement d’un câble de modulation multibrins qui conviendrait à la plupart des audiophiles exigeants, possédant déjà un très bon système haute fidélité. Le Noir, premier câble de la gamme, m’avait déjà laissé un très bon souvenir. Il s’agissait d’un câble parfaitement à l’aise avec des chaines haute fidélité qui demandent aux basses fréquences de mieux s’exprimer. Câble à conseiller avec une chaine aboutissant sur des enceintes bibliothèques pour le Noir ou colonne pour le Bleu, le Noir et le Bleu ont en commun de présenter la musique sous un aspect très naturel en timbres, une qualité souvent difficile à retrouver dans d’autres marques. L’espace stéréophonique se déploie là aussi très naturellement, sans que l’on se pose de questions, en fonction de ce que votre amplificateur est capable de rendre en termes d’espace sonore.

Neutralité et musicalité sont parfois difficiles à associer en un seul câble…

Modulation CHarlin Ultimate IA vrai dire, la plupart des marques que j’ai pu tester présentent un son particulier ou une plage de fréquence privilégiée à l’écoute. Par exemple, j’ai souvent remarqué que Van den Hul, directement branchés en les sortant de leur boite, avaient tendance a privilégier le bas médium, une signature sonore particulière qui s’estompait progressivement avec le temps. Pour moi, Van den Hul est un câblier de talent mais leurs câbles flattent un peu l’oreille. Plus agréables encore, Synergistic Research présente un superbe médium, d’ailleurs aisément reconnaissable. Cette marque américaine flatte sans doute encore un peu plus que Van den Hul mais ils n’ont rien de neutre. Par contre, Shunyata sera plus neutre et très rapide tout en étant aussi musical mais j’ai parfois eu l’impression qu’il leur manquait quelque chose que je n’ai jamais su vraiment définir. Toujours chez les américains, j’ai vraiment eu le coup de cœur pour JPS Labs avec leurs Superconductor, je ne saurais plus m’en passer aujourd’hui. Ils font partie des rares câbles qui ne s’entendent pas mais qui laissent passer la musique sans en rajouter. Les Inakustik sont également très agréables à l’écoute, nerveux avec un côté un peu fruité dans le médium qui me rappelle un peu le son de mes amplis guitares à lampes lorsque j’obtenais une distorsion fluide avec du corps.

Quand la quête de l’audio et les câbles du monde vous embobinent de leur plastique…

Faute de temps, je ne vous parlerais pas des belles gaines de câbles « américains » fabriqués en Chine alors qu’il vous suffit de tourner la boite pour vous rendre compte de la supercherie (en anglais dans le texte Made in Taïwan). Avec un son complètement bouché et qui n’a rien de naturel, certains revendeurs bien intentionnés vous les feront quand même payer au prix fort !

Vendez un bout de cuivre entouré d’une belle gaine en le faisant passer pour du câble made in USA et vous voilà prêt à câbler des gros systèmes avec blocs mono, préampli et lecteurs de CD/DAC/streaming et j’en passe construits comme des blocs d’aluminium. Ils feront illusion en salon d’écoute les 30 premières secondes avant que vous ne vous rendiez compte du problème et que le malaise s’installe… Ces câbles feront sans doute le plaisir de quelques « pousseurs de cartons » et soit-disant « spécialistes » du métier mais ils auront du mal à vous convaincre si vous avez eu d’autres câbles plus sérieux dans l’oreille…

Le naturel des timbres sera mon premier critère d’écoute en condition de test…

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCAA parler de câbles plus sérieux, les câbles Charlin Ultimate I et Ultimate II m’ont à nouveau étonné tout en allant encore plus loin que le Bleu qui faisait pourtant déjà preuve d’un naturel des timbres particulièrement confondant. Je les ai donc testé l’un après l’autre pendant plusieurs semaines avec plusieurs câbles d’enceintes, des Inakustik Atmos Air 309, mes Superconductor + et des Synergistic Research Tesla Quad.

Durant les essais, j’ai également changé le câble secteur de mon lecteur Eera Tentation, passant d’un PS Audio à un Accoustic Zen Tsunami. Le niveau de transparence et de naturel des câbles Ultimate de Charlin permettent d’entendre ces changements de manière très nette, même lorsqu’il s’agit d’un câble secteur. C’est d’autant plus étonnant que je n’avais jamais profité d’une telle qualité d’écoute jusque là. Le caractère très chantant des Tesla Quad, même s’il s’agit d’une entrée de gamme chez Synergistic Research, ressort parfaitement à l’écoute. De même, les câbles de modulation Charlin Ultimate m’ont permis de profiter encore mieux de la neutralité très musicale de mes Superconductor +, avec encore plus de plaisir à l’écoute.

La notion de transparence et de naturel dépasse encore le haut niveau atteint par le Bleu

Disons que j’ai rapidement remarqué la supériorité des Charlin Ultimate I et II sur le Charlin Bleu dès la première heure d’écoute. Le naturel des timbres est encore supérieur en me laissant vraiment apprécier le corps, la chaleur et la fluidité d’un ampli à lampes parfaitement saturé ou de différencier parfaitement la différence de corps et de timbre de deux cymbales crash sur un set de batteries, les deux cymbales étant parfaitement positionnées dans l’espace. Chaque roulement est un plaisir à écouter, un batteur y reconnaitrait sa batterie très facilement. Les Ultimate Charlin donnent l’impression d’une écoute totalement dénuée du moindre flou, la diction parfaite sur les voix est hallucinante. Rien n’est alors plus simple que de suivre parfaitement la voix du chanteur ou d’une chanteuse. Chaque inflexion de voix est parfaitement retranscrite ainsi que la distance qui sépare les lèvres du micro.

Câble de modulation Charlin Ultimate II

Modulation Charlin Ultimate II

En parallèle à cette transparence cristalline, la fluidité du message musical est parfaitement retranscrite, au point où l’on se rend compte que l’on avait encore jamais vraiment écouté un album comme il avait été enregistré. Le naturel et la véracité musicale de l’écoute est d’autant plus troublante que l’absence de la moindre distorsion vous donne une sensation de réalité et de proximité avec l’œuvre particulièrement rare à obtenir avec d’autres câbles analogiques. Le niveau de bruit descend ici très bas pour ne libérer que la musique, un peu comme si le rapport signal/bruit de vos électroniques s’était amélioré.

Transparence, naturel, fluidité rarement atteinte, la douceur est également surprenante avec les Charlin Ultimate. Aucune crispation ne vient ternir l’écoute, chaque cymbale est parfaitement reproduite, avec une douceur peu commune malgré la montée dans l’aigu. L’écoute de vos albums préférés n’a plus rien de fatiguant et peut se poursuivre jusque tard dans la nuit… A vrai dire, si un grand nombre de fabricants se sont un jour vantés de vous proposer une écoute comme si vous y étiez, c’est bien la première fois que le pari est réellement tenu. Rien ne vous empêche ensuite de monter le volume jusqu’à des niveaux très élevés; aucun affaissement du message musical ne vient se faire entendre. Au contraire, la musique s’ouvre encore et le plaisir d’écoute n’en devient que plus intense, surtout avec les Ultimate II.

Le câble de modulation Charlin Ultimate II ouvre l’espace sonore avec un naturel encore jamais entendu par mes oreilles

Câble de modulation Charlin Ultimate IIJ’ai retrouvé les même qualités d’écoute avec le Charlin Ultimate II qu’avec l’Ultimate I. La transparence est tout aussi poussée avec un positionnement idéal des différents instruments dans l’espace sonore. La différence se joue également au niveau de la bande passante qui parait encore plus large que sur l’Ultimate I, notamment dans les basses fréquences. Cette caractéristique est la bienvenue car elle étonne largement. Je me suis rendu compte plus facilement du potentiel de mes petites enceintes dans le grave et la diversité étonnante de timbres que l’on pouvait apprécier dans cette plage de fréquences. Vous remarquerez d’ailleurs que sur certains albums de rock ou de heavy métal, le son de la basse a parfois tendance à se confondre avec la grosse caisse; un détail aisément perceptible en concert mais déjà beaucoup moins évident à entendre de manière différenciée sur un album. C’est ce genre de particularité que le Charlin Ultimate II vous retransmet sans effort. La moindre résonance s’entend, la moindre inflexion de voix ou le moindre écart de microdynamique se fait entendre sans aucun effort auditif. Sur de la musique classique, les masses orchestrales se déploient sans la moindre approximation sur le placement des musiciens. Chaque détail de l’œuvre reproduit est aisément perceptible tout en se fondant parfaitement avec l’orchestre et la symphonie jouée.

En même temps, le Charlin Ultimate II ne pardonnera rien à votre système. Un déséquilibre s’entendra rapidement, de même qu’un bon mariage avec vos câbles d’enceintes. Si vous possédez une source CD ou un bon DAC et que vous voulez vraiment en retirer la quintessence, l’Ultimate I ou II vous permettra d’aller au bout des possibilités de votre chaine haute fidélité. Sur du jazz, je me suis régalé à écouter les différences de timbres d’une caisse claire à une autre ou la richesse souvent tronquée d’une note de piano avec toute la résonance de l’instrument, de la touche aux tréfonds du sommier.

Et la question du rodage dans tout ça ?

Au branchement des Ultimate, je me suis dit que le temps du rodage allait sans doute être assez réduit car l’écoute s’avérait déjà très satisfaisante, supérieure au Bleu tout en allant encore plus loin dans le naturel des timbres. Plusieurs heures ont passé sans que je note de grands changements à l’écoute. Après un peu plus de deux semaines, j’ai branché l’Ultimate II avec le même constat. L’écoute était excellente, avec une ouverture stéréophonique plus large que pour l’Ultimate I et un mieux perceptible sur la largeur de la bande passante avec toujours cette transparence de cristal impressionnante. J’ai ensuite rangé les câbles Charlin pour rebrancher un Van den Hul, certes très bon mais qui, en termes de budget, n’avait plus rien à voir avec les modulation Charlin Ultimate.

J’ai donc remis l’Ultimate I avant de commencer à rédiger cet article. Après deux heures d’écoute, pas de changement. J’éteins ma chaine, je reprends l’ordinateur et finalement je vais me coucher comme n’importe quel autre soir. Le lendemain, je me décide à remettre le dernier et excellent album de Leave’s Eyes King of King. Avec étonnement, je constatais que quelque chose avait changé. Le naturel de restitution atteignait une nouvelle limite comme si la sensation de direct avec la musique et les musiciens était totale. Après quelques albums, j’ai donc replacé le Charlin Ultimate II et là encore, le naturel ne fait qu’augmenter avec le temps. Olivier Robert m’avait prévenu, la soudure spécifique du câble et sa complexité de fabrication elle-même exigeait une durée de rodage assez long et qui pouvait dépasser 10 à 20 heures dans un premier temps, pour encore durer jusqu’à 100 heures par la suite.

Des câbles exceptionnels qui s’associent à une chaine haute fidélité exceptionnelle

Pour conclure, je dois bien avouer qu’il s’agit là de câbles d’exception, d’autant plus que leur prix de vente les réserve à des systèmes tout aussi exceptionnels. Cependant, si vous vous décidez à investir une forte somme pour un lecteur CD ou un DAC de toute dernière génération, pensez aussi à lui joindre un câble qui lui permettra de s’exprimer au maximum de ses possibilités. Pour ma part, je placerais les Charlin Ultimate, avec les Alluminata de JPS Labs, dans la gamme très fermée des câbles d’exception, réservés à des systèmes tout aussi exceptionnels par leur musicalité.

Je n’ai plus qu’à remercier Olivier Robert pour le prêt de ses créations, qui m’ont permis de passer des moments d’émotion musicale tout à fait hors du commun.

Eric Mallet

 

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