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25 Fév

Des bandes magnétiques à nos jours, petite histoire de l’enregistrement sonore…

enregistrement audio et bandes magnétiquesComme le savent les audiophiles qui commencent à prendre de la bouteille, l’enregistrement du son a d’abord été rendu possible par la technologie analogique et notamment, par le développement des enregistreurs à bandes magnétiques.

Aussi connu sous le nom de ruban magnétique, il s’agit d’un des premiers supports enregistrables du son, afin de le conserver sur une période de temps indéterminée et de le reproduire à volonté, par le biais d’un lecteur dédié à cette tâche. Les bandes magnétiques audio seront inventées en 1928 par Fritz Pleumer.

Les bandes magnétiques enregistrent le son et les œuvres musicales

Premièrement réservées à l’enregistrement du son au cours des années 1940, les bandes magnétiques reçoivent l’inscription d’une source sonore sur un substrat souple et polarisé d’oxyde de fer. Durant la lecture, la polarisation magnétique des particules est à nouveau traduite pour restituer l’enregistrement d’origine.

Le succès rapide de la bande magnétique est certainement dû à la simplicité d’utilisation du processus d’enregistrement et de lecture procurés par ce nouveau support. La qualité croissante de la fidélité sonore ainsi que le coût modéré de la prise de son ou des appareils de lecture ont certainement contribué à populariser l’usage des bandes magnétiques. De même, la fluidité sonore inimitable des enregistrements analogiques, proche des œuvres gravées sur vinyle, a permis l’expansion des bandes magnétiques en tant que source sonore fiable et rapidement qualifiée de haute fidélité.

L’évolution de la bande magnétique, de la cassette à la VHS en passant par la DAT

Depuis les années 1940, les bandes magnétiques standard au format ¼ de pouce (Revox, Studer…) représentaient la quasi-totalité du marché de l’enregistrement professionnel. Philips a ensuite eu l’idée d’enfermer une bande magnétique dans un petit coffret de plastique naturellement appelé cassette audio ou musicassette. La mini cassette fut certainement le support audio stéréophonique qui connu le plus grand succès de l’histoire de la musique avec le disque vinyle. Sa compacité très pratique, la qualité très honorable de ses prestations sonores, son faible coût et la possibilité d’un enregistrement multiple ont largement contribué à rendre la cassette très populaire auprès des mélomanes et des amateurs de musique enregistrée.

De plus, la qualité de restitution permise par les bandes magnétiques lui a également donné l’accès à l’enregistrement de l’image en plus du son. La cassette vidéo au format V2000, VHS ou Betamax fut utilisée de manière professionnelle par les premières chaînes de télévision avant d’être adoptée par le grand public. La naissance et l’évolution des techniques d’enregistrement numériques vont cependant changer la donne.

Les bandes magnétiques évoluent vers le numérique mais cèdent la place au CD

Adaptable au format numérique, la cassette audio deviendra la DAT, acronyme de Digital Audio Tape, un format d’enregistrement particulièrement prisé par les professionnels pour sa qualité sonore mais l’apparition du Compact Disc (CD) mettra rapidement fin à la carrière pourtant prometteuse de la DAT. Si cette dernière évolution de la bande magnétique était capable de rivaliser en qualité avec le CD, l’ère du numérique connaîtra pourtant son apogée avec le lecteur CD. Le support sera dès lors figé sur le disque standardisé de 12 cm pour 74 minutes alors que la technologie numérique continuera d’évoluer en qualité d’enregistrement et de reproduction sonore.

L’évolution de l’enregistrement numérique semble illimité…

Question chiffres, le CD fut premièrement basé sur le standard d’enregistrement PCM en 16 bits et 44,1 kHz de fréquence d’échantillonnage en 1978, date de son apparition. Cette technologie développée conjointement par Philips et Sony connaîtra par la suite une évolution qualitative en parallèle avec l’évolution des technologies numériques. Aujourd’hui, le standard d’enregistrement en 16 bits est désormais dépassé pour faire place à des enregistrements en 20, 24 et 32 bits à 96, 176,4 voire 192 ou 364 kHz de fréquence pour la plupart des prises de son et mixages. Des formats comme le SACD (Super Audio CD) ou le tout nouveau SHM CD, fut récemment développé par Universal Japan, un format d’enregistrement sonore dont la qualité serait a priori plus élevée.

À ce jour, l’évolution des technologies numériques au service du son semble illimitée même si la fluidité naturelle des œuvres analogiques est parfois regrettée par certains audiophiles. Désormais, et comme cela s’est toujours démontré, nos oreilles auront finalement le dernier mot…

Eric Mallet

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