Accueil > Câbles, Câbles de modulation > Câbles de modulation Charlin Ultimate I et Ultimate II
13 Oct

Câbles de modulation Charlin Ultimate I et Ultimate II

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCA

Câble de modulation Charlin Ultimate I

Voici enfin la seconde partie de mes tests des câbles Charlin qui m’ont été prêtés par Olivier Robert, seul maître à bord de Roboli Design, créateur des électroniques et câbles Charlin. A vrai dire, un long moment a passé entre la mise en place de l’Ultimate I, l’écoute et le branchement de l’Ultimate II qui couronne la gamme des câbles de modulation Charlin.

J’ai passé plus de deux semaines à écouter le résultat musical de chaque câble avant de passer au suivant. J’ai ensuite branché un autre câble de modulation avant de replacer l’Ultimate I puis le Charlin Ultimate II. Ce n’est d’ailleurs qu’après ce temps de rodage que j’ai vraiment pu apprécier pleinement la qualité exceptionnelle de ces deux câbles de modulation signés Maison Charlin

Déjà impressionné par le Bleu pour sa transparence et son naturel, il s’agit certainement d’un câble de modulation multibrins qui conviendrait à la plupart des audiophiles exigeants, possédant déjà un très bon système haute fidélité. Le Noir, premier câble de la gamme, m’avait déjà laissé un très bon souvenir. Il s’agissait d’un câble parfaitement à l’aise avec des chaines haute fidélité qui demandent aux basses fréquences de mieux s’exprimer. Câble à conseiller avec une chaine aboutissant sur des enceintes bibliothèques pour le Noir ou colonne pour le Bleu, le Noir et le Bleu ont en commun de présenter la musique sous un aspect très naturel en timbres, une qualité souvent difficile à retrouver dans d’autres marques. L’espace stéréophonique se déploie là aussi très naturellement, sans que l’on se pose de questions, en fonction de ce que votre amplificateur est capable de rendre en termes d’espace sonore.

Neutralité et musicalité sont parfois difficiles à associer en un seul câble…

Modulation CHarlin Ultimate IA vrai dire, la plupart des marques que j’ai pu tester présentent un son particulier ou une plage de fréquence privilégiée à l’écoute. Par exemple, j’ai souvent remarqué que Van den Hul, directement branchés en les sortant de leur boite, avaient tendance a privilégier le bas médium, une signature sonore particulière qui s’estompait progressivement avec le temps. Pour moi, Van den Hul est un câblier de talent mais leurs câbles flattent un peu l’oreille. Plus agréables encore, Synergistic Research présente un superbe médium, d’ailleurs aisément reconnaissable. Cette marque américaine flatte sans doute encore un peu plus que Van den Hul mais ils n’ont rien de neutre. Par contre, Shunyata sera plus neutre et très rapide tout en étant aussi musical mais j’ai parfois eu l’impression qu’il leur manquait quelque chose que je n’ai jamais su vraiment définir. Toujours chez les américains, j’ai vraiment eu le coup de cœur pour JPS Labs avec leurs Superconductor, je ne saurais plus m’en passer aujourd’hui. Ils font partie des rares câbles qui ne s’entendent pas mais qui laissent passer la musique sans en rajouter. Les Inakustik sont également très agréables à l’écoute, nerveux avec un côté un peu fruité dans le médium qui me rappelle un peu le son de mes amplis guitares à lampes lorsque j’obtenais une distorsion fluide avec du corps.

Quand la quête de l’audio et les câbles du monde vous embobinent de leur plastique…

Faute de temps, je ne vous parlerais pas des belles gaines de câbles « américains » fabriqués en Chine alors qu’il vous suffit de tourner la boite pour vous rendre compte de la supercherie (en anglais dans le texte Made in Taïwan). Avec un son complètement bouché et qui n’a rien de naturel, certains revendeurs bien intentionnés vous les feront quand même payer au prix fort !

Vendez un bout de cuivre entouré d’une belle gaine en le faisant passer pour du câble made in USA et vous voilà prêt à câbler des gros systèmes avec blocs mono, préampli et lecteurs de CD/DAC/streaming et j’en passe construits comme des blocs d’aluminium. Ils feront illusion en salon d’écoute les 30 premières secondes avant que vous ne vous rendiez compte du problème et que le malaise s’installe… Ces câbles feront sans doute le plaisir de quelques « pousseurs de cartons » et soit-disant « spécialistes » du métier mais ils auront du mal à vous convaincre si vous avez eu d’autres câbles plus sérieux dans l’oreille…

Le naturel des timbres sera mon premier critère d’écoute en condition de test…

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCAA parler de câbles plus sérieux, les câbles Charlin Ultimate I et Ultimate II m’ont à nouveau étonné tout en allant encore plus loin que le Bleu qui faisait pourtant déjà preuve d’un naturel des timbres particulièrement confondant. Je les ai donc testé l’un après l’autre pendant plusieurs semaines avec plusieurs câbles d’enceintes, des Inakustik Atmos Air 309, mes Superconductor + et des Synergistic Research Tesla Quad.

Durant les essais, j’ai également changé le câble secteur de mon lecteur Eera Tentation, passant d’un PS Audio à un Accoustic Zen Tsunami. Le niveau de transparence et de naturel des câbles Ultimate de Charlin permettent d’entendre ces changements de manière très nette, même lorsqu’il s’agit d’un câble secteur. C’est d’autant plus étonnant que je n’avais jamais profité d’une telle qualité d’écoute jusque là. Le caractère très chantant des Tesla Quad, même s’il s’agit d’une entrée de gamme chez Synergistic Research, ressort parfaitement à l’écoute. De même, les câbles de modulation Charlin Ultimate m’ont permis de profiter encore mieux de la neutralité très musicale de mes Superconductor +, avec encore plus de plaisir à l’écoute.

La notion de transparence et de naturel dépasse encore le haut niveau atteint par le Bleu

Disons que j’ai rapidement remarqué la supériorité des Charlin Ultimate I et II sur le Charlin Bleu dès la première heure d’écoute. Le naturel des timbres est encore supérieur en me laissant vraiment apprécier le corps, la chaleur et la fluidité d’un ampli à lampes parfaitement saturé ou de différencier parfaitement la différence de corps et de timbre de deux cymbales crash sur un set de batteries, les deux cymbales étant parfaitement positionnées dans l’espace. Chaque roulement est un plaisir à écouter, un batteur y reconnaitrait sa batterie très facilement. Les Ultimate Charlin donnent l’impression d’une écoute totalement dénuée du moindre flou, la diction parfaite sur les voix est hallucinante. Rien n’est alors plus simple que de suivre parfaitement la voix du chanteur ou d’une chanteuse. Chaque inflexion de voix est parfaitement retranscrite ainsi que la distance qui sépare les lèvres du micro.

Câble de modulation Charlin Ultimate II

Modulation Charlin Ultimate II

En parallèle à cette transparence cristalline, la fluidité du message musical est parfaitement retranscrite, au point où l’on se rend compte que l’on avait encore jamais vraiment écouté un album comme il avait été enregistré. Le naturel et la véracité musicale de l’écoute est d’autant plus troublante que l’absence de la moindre distorsion vous donne une sensation de réalité et de proximité avec l’œuvre particulièrement rare à obtenir avec d’autres câbles analogiques. Le niveau de bruit descend ici très bas pour ne libérer que la musique, un peu comme si le rapport signal/bruit de vos électroniques s’était amélioré.

Transparence, naturel, fluidité rarement atteinte, la douceur est également surprenante avec les Charlin Ultimate. Aucune crispation ne vient ternir l’écoute, chaque cymbale est parfaitement reproduite, avec une douceur peu commune malgré la montée dans l’aigu. L’écoute de vos albums préférés n’a plus rien de fatiguant et peut se poursuivre jusque tard dans la nuit… A vrai dire, si un grand nombre de fabricants se sont un jour vantés de vous proposer une écoute comme si vous y étiez, c’est bien la première fois que le pari est réellement tenu. Rien ne vous empêche ensuite de monter le volume jusqu’à des niveaux très élevés; aucun affaissement du message musical ne vient se faire entendre. Au contraire, la musique s’ouvre encore et le plaisir d’écoute n’en devient que plus intense, surtout avec les Ultimate II.

Le câble de modulation Charlin Ultimate II ouvre l’espace sonore avec un naturel encore jamais entendu par mes oreilles

Câble de modulation Charlin Ultimate IIJ’ai retrouvé les même qualités d’écoute avec le Charlin Ultimate II qu’avec l’Ultimate I. La transparence est tout aussi poussée avec un positionnement idéal des différents instruments dans l’espace sonore. La différence se joue également au niveau de la bande passante qui parait encore plus large que sur l’Ultimate I, notamment dans les basses fréquences. Cette caractéristique est la bienvenue car elle étonne largement. Je me suis rendu compte plus facilement du potentiel de mes petites enceintes dans le grave et la diversité étonnante de timbres que l’on pouvait apprécier dans cette plage de fréquences. Vous remarquerez d’ailleurs que sur certains albums de rock ou de heavy métal, le son de la basse a parfois tendance à se confondre avec la grosse caisse; un détail aisément perceptible en concert mais déjà beaucoup moins évident à entendre de manière différenciée sur un album. C’est ce genre de particularité que le Charlin Ultimate II vous retransmet sans effort. La moindre résonance s’entend, la moindre inflexion de voix ou le moindre écart de microdynamique se fait entendre sans aucun effort auditif. Sur de la musique classique, les masses orchestrales se déploient sans la moindre approximation sur le placement des musiciens. Chaque détail de l’œuvre reproduit est aisément perceptible tout en se fondant parfaitement avec l’orchestre et la symphonie jouée.

En même temps, le Charlin Ultimate II ne pardonnera rien à votre système. Un déséquilibre s’entendra rapidement, de même qu’un bon mariage avec vos câbles d’enceintes. Si vous possédez une source CD ou un bon DAC et que vous voulez vraiment en retirer la quintessence, l’Ultimate I ou II vous permettra d’aller au bout des possibilités de votre chaine haute fidélité. Sur du jazz, je me suis régalé à écouter les différences de timbres d’une caisse claire à une autre ou la richesse souvent tronquée d’une note de piano avec toute la résonance de l’instrument, de la touche aux tréfonds du sommier.

Et la question du rodage dans tout ça ?

Au branchement des Ultimate, je me suis dit que le temps du rodage allait sans doute être assez réduit car l’écoute s’avérait déjà très satisfaisante, supérieure au Bleu tout en allant encore plus loin dans le naturel des timbres. Plusieurs heures ont passé sans que je note de grands changements à l’écoute. Après un peu plus de deux semaines, j’ai branché l’Ultimate II avec le même constat. L’écoute était excellente, avec une ouverture stéréophonique plus large que pour l’Ultimate I et un mieux perceptible sur la largeur de la bande passante avec toujours cette transparence de cristal impressionnante. J’ai ensuite rangé les câbles Charlin pour rebrancher un Van den Hul, certes très bon mais qui, en termes de budget, n’avait plus rien à voir avec les modulation Charlin Ultimate.

J’ai donc remis l’Ultimate I avant de commencer à rédiger cet article. Après deux heures d’écoute, pas de changement. J’éteins ma chaine, je reprends l’ordinateur et finalement je vais me coucher comme n’importe quel autre soir. Le lendemain, je me décide à remettre le dernier et excellent album de Leave’s Eyes King of King. Avec étonnement, je constatais que quelque chose avait changé. Le naturel de restitution atteignait une nouvelle limite comme si la sensation de direct avec la musique et les musiciens était totale. Après quelques albums, j’ai donc replacé le Charlin Ultimate II et là encore, le naturel ne fait qu’augmenter avec le temps. Olivier Robert m’avait prévenu, la soudure spécifique du câble et sa complexité de fabrication elle-même exigeait une durée de rodage assez long et qui pouvait dépasser 10 à 20 heures dans un premier temps, pour encore durer jusqu’à 100 heures par la suite.

Des câbles exceptionnels qui s’associent à une chaine haute fidélité exceptionnelle

Pour conclure, je dois bien avouer qu’il s’agit là de câbles d’exception, d’autant plus que leur prix de vente les réserve à des systèmes tout aussi exceptionnels. Cependant, si vous vous décidez à investir une forte somme pour un lecteur CD ou un DAC de toute dernière génération, pensez aussi à lui joindre un câble qui lui permettra de s’exprimer au maximum de ses possibilités. Pour ma part, je placerais les Charlin Ultimate, avec les Alluminata de JPS Labs, dans la gamme très fermée des câbles d’exception, réservés à des systèmes tout aussi exceptionnels par leur musicalité.

Je n’ai plus qu’à remercier Olivier Robert pour le prêt de ses créations, qui m’ont permis de passer des moments d’émotion musicale tout à fait hors du commun.

Eric Mallet

 

Categories: Câbles, Câbles de modulation
Tags:
  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks

%d blogueurs aiment cette page :