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Archives pour la catégorie ‘Câbles de modulation’
13 Oct

Câbles de modulation Charlin Ultimate I et Ultimate II

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCA

Câble de modulation Charlin Ultimate I

Voici enfin la seconde partie de mes tests des câbles Charlin qui m’ont été prêtés par Olivier Robert, seul maître à bord de Roboli Design, créateur des électroniques et câbles Charlin. A vrai dire, un long moment a passé entre la mise en place de l’Ultimate I, l’écoute et le branchement de l’Ultimate II qui couronne la gamme des câbles de modulation Charlin.

J’ai passé plus de deux semaines à écouter le résultat musical de chaque câble avant de passer au suivant. J’ai ensuite branché un autre câble de modulation avant de replacer l’Ultimate I puis le Charlin Ultimate II. Ce n’est d’ailleurs qu’après ce temps de rodage que j’ai vraiment pu apprécier pleinement la qualité exceptionnelle de ces deux câbles de modulation signés Charlin…

Déjà impressionné par le Bleu pour sa transparence et son naturel, il s’agit certainement d’un câble de modulation multibrins qui conviendrait à la plupart des audiophiles exigeants, possédant déjà un très bon système haute fidélité. Le Noir, premier câble de la gamme, m’avait déjà laissé un très bon souvenir. Il s’agissait d’un câble parfaitement à l’aise avec des chaines haute fidélité qui demandent aux basses fréquences de mieux s’exprimer. Câble à conseiller avec une chaine aboutissant sur des enceintes bibliothèques pour le Noir ou colonne pour le Bleu, le Noir et le Bleu ont en commun de présenter la musique sous un aspect très naturel en timbres, une qualité souvent difficile à retrouver dans d’autres marques. L’espace stéréophonique se déploît là aussi très naturellement, sans que l’on se pose de questions, en fonction de ce que votre amplificateur est capable de rendre en termes d’espace sonore.

Neutralité et musicalité sont parfois difficiles à associer en un seul câble…

Modulation CHarlin Ultimate IA vrai dire, la plupart des marques que j’ai pu tester présentent un son particulier ou une plage de fréquence privilégiée à l’écoute. Par exemple, j’ai souvent remarqué que Van den Hul, directement branchés en les sortant de leur boite, avaient tendance a privilégier le bas médium, une signature sonore particulière qui s’estompait progressivement avec le temps. Pour moi, Van den Hul est un câblier de talent mais leurs câbles flattent un peu l’oreille. Plus agréables encore, Synergistic Research présente un superbe médium, d’ailleurs aisément reconnaissable. Cette marque américaine flatte sans doute encore un peu plus que Van den Hul mais ils n’ont rien de neutre. Par contre, Shunyata sera plus neutre et très rapide tout en étant aussi musical mais j’ai parfois eu l’impression qu’il leur manquait quelque chose que je n’ai jamais su vraiment définir. Toujours chez les américains, j’ai vraiment eu le coup de cœur pour JPS Labs avec leurs Superconductor, je ne saurais plus m’en passer aujourd’hui. Ils font partie des rares câbles qui ne s’entendent pas mais qui laissent passer la musique sans en rajouter. Les Inakustik sont également très agréables à l’écoute, nerveux avec un côté un peu fruité dans le médium qui me rappelle un peu le son de mes amplis guitares à lampes lorsque j’obtenais une distorsion fluide avec du corps.

Quand la quête de l’audio et les câbles du monde vous embobinent de leur plastique…

Faute de temps, je ne vous parlerais pas des belles gaines de câbles « américains » fabriqués en Chine alors qu’il vous suffit de tourner la boite pour vous rendre compte de la supercherie (en anglais dans le texte Made in China). Avec un son complètement bouché et qui n’a rien de naturel, certains revendeurs bien intentionnés vous les feront quand même payer au prix fort !

Vendez un bout de cuivre entouré d’une belle gaine en le faisant passer pour du câble made in USA et vous voilà prêt à câbler des gros systèmes avec blocs mono, préampli et lecteurs de CD/DAC/streaming et j’en passe construits comme des blocs d’aluminium. Ils feront illusion en salon d’écoute les 30 premières secondes avant que vous ne vous rendiez compte du problème et que le malaise s’installe… Ces câbles feront sans doute le plaisir de quelques « pousseurs de cartons » et soit-disant « spécialistes » du métier mais ils auront du mal à vous convaincre si vous avez eu d’autres câbles plus sérieux dans l’oreille…

Le naturel des timbres sera mon premier critère d’écoute en condition de test…

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCAA parler de câbles plus sérieux, les câbles Charlin Ultimate I et Ultimate II m’ont à nouveau étonné tout en allant encore plus loin que le Bleu qui faisait pourtant déjà preuve d’un naturel des timbres particulièrement confondant. Je les ai donc testé l’un après l’autre pendant plusieurs semaines avec plusieurs câbles d’enceintes, des Inakustik Atmos Air 309, mes Superconductor + et des Synergistic Research Tesla Quad.

Durant les essais, j’ai également changé le câble secteur de mon lecteur Eera Tentation, passant d’un PS Audio à un Accoustic Zen Tsunami. Le niveau de transparence et de naturel des câbles Ultimate de Charlin permettent d’entendre ces changements de manière très nette, même lorsqu’il s’agit d’un câble secteur. C’est d’autant plus étonnant que je n’avais jamais profité d’une telle qualité d’écoute jusque là. Le caractère très chantant des Tesla Quad, même s’il s’agit d’une entrée de gamme chez Synergistic Research, ressort parfaitement à l’écoute. De même, les modulation Charlin Ultimate m’ont permis de profiter encore mieux de la neutralité très musicale de mes Superconductor +, avec encore plus de plaisir à l’écoute.

La notion de transparence et de naturel dépasse encore le haut niveau atteint par le Bleu

Disons que j’ai rapidement remarqué la supériorité des Charlin Ultimate I et II sur le Charlin Bleu dès la première heure d’écoute. Le naturel des timbres est encore supérieur en me laissant vraiment apprécier le corps, la chaleur et la fluidité d’un ampli à lampes parfaitement saturé ou de différencier parfaitement la différence de corps et de timbre de deux cymbales crash sur un set de batteries, les deux cymbales étant parfaitement positionnées dans l’espace. Chaque roulement est un plaisir à écouter, un batteur y reconnaitrait sa batterie très facilement. Les Ultimate Charlin donnent l’impression d’une écoute totalement dénuée du moindre flou, la diction parfaite sur les voix est hallucinante. Rien n’est alors plus simple que de suivre parfaitement la voix du chanteur ou d’une chanteuse. Chaque inflexion de voix est parfaitement retranscrite ainsi que la distance qui sépare les lèvres du micro.

Câble de modulation Charlin Ultimate II

Modulation Charlin Ultimate II

En parallèle à cette transparence cristalline, la fluidité du message musical est parfaitement retranscrite, au point où l’on se rend compte que l’on avait encore jamais vraiment écouté un album comme il avait été enregistré. Le naturel et la véracité musicale de l’écoute est d’autant plus troublante que l’absence de la moindre distorsion vous donne une sensation de réalité et de proximité avec l’œuvre particulièrement rare à obtenir avec d’autres câbles de modulation. Le niveau de bruit descend ici très bas pour ne libérer que la musique, un peu comme si le rapport signal/bruit de vos électroniques s’était amélioré.

Transparence, naturel, fluidité rarement atteinte, la douceur est également surprenante avec les Charlin Ultimate. Aucune crispation ne vient ternir l’écoute, chaque cymbale est parfaitement reproduite, avec une douceur peu commune malgré la montée dans l’aigu. L’écoute de vos albums préférés n’a plus rien de fatiguant et peut se poursuivre jusque tard dans la nuit… A vrai dire, si un grand nombre de fabricants se sont un jour vantés de vous proposer une écoute comme si vous y étiez, c’est bien la première fois que le pari est réellement tenu. Rien ne vous empêche ensuite de monter le volume jusqu’à des niveaux très élevés; aucun affaissement du message musical ne vient se faire entendre. Au contraire, la musique s’ouvre encore et le plaisir d’écoute n’en devient que plus intense, surtout avec les Ultimate II.

Le câble de modulation Charlin Ultimate II ouvre l’espace sonore avec un naturel encore jamais entendu par mes oreilles

Câble de modulation Charlin Ultimate IIJ’ai retrouvé les même qualités d’écoute avec le Charlin Ultimate II qu’avec l’Ultimate I. La transparence est tout aussi poussée avec un positionnement idéal des différents instruments dans l’espace sonore. La différence se joue également au niveau de la bande passante qui parait encore plus large que sur l’Ultimate I, notamment dans les basses fréquences. Cette caractéristique est la bienvenue car elle étonne largement. Je me suis rendu compte plus facilement du potentiel de mes petites enceintes dans le grave et la diversité étonnante de timbres que l’on pouvait apprécier dans cette plage de fréquences. Vous remarquerez d’ailleurs que sur certains albums de rock ou de heavy métal, le son de la basse a parfois tendance à se confondre avec la grosse caisse; un détail aisément perceptible en concert mais déjà beaucoup moins évident à entendre de manière différenciée sur un album. C’est ce genre de particularité que le Charlin Ultimate II vous retransmet sans effort. La moindre résonance s’entend, la moindre inflexion de voix ou le moindre écart de microdynamique se fait entendre sans aucun effort auditif. Sur de la musique classique, les masses orchestrales se déploient sans la moindre approximation sur le placement des musiciens. Chaque détail de l’œuvre reproduit est aisément perceptible tout en se fondant parfaitement avec l’orchestre et la symphonie jouée.

En même temps, le Charlin Ultimate II ne pardonnera rien à votre système. Un déséquilibre s’entendra rapidement, de même qu’un bon mariage avec vos câbles d’enceintes. Si vous possédez une source CD ou un bon DAC et que vous voulez vraiment en retirer la quintessence, l’Ultimate I ou II vous permettra d’aller au bout des possibilités de votre chaine haute fidélité. Sur du jazz, je me suis régalé à écouter les différences de timbres d’une caisse claire à une autre ou la richesse souvent tronquée d’une note de piano avec toute la résonance de l’instrument, de la touche aux tréfonds du sommier.

Et la question du rodage dans tout ça ?

Au branchement des Ultimate, je me suis dit que le temps du rodage allait sans doute être assez réduit car l’écoute s’avérait déjà très satisfaisante, supérieure au Bleu tout en allant encore plus loin dans le naturel des timbres. Plusieurs heures ont passé sans que je note de grands changements à l’écoute. Après un peu plus de deux semaines, j’ai branché l’Ultimate II avec le même constat. L’écoute était excellente, avec une ouverture stéréophonique plus large que pour l’Ultimate I et un mieux perceptible sur la largeur de la bande passante avec toujours cette transparence de cristal impressionnante. J’ai ensuite rangé les câbles Charlin pour rebrancher un Van den Hul, certes très bon mais qui, en termes de budget, n’avait plus rien à voir avec les modulation Charlin Ultimate.

J’ai donc remis l’Ultimate I avant de commencer à rédiger cet article. Après deux heures d’écoute, pas de changement. J’éteins ma chaine, je reprends l’ordinateur et finalement je vais me coucher comme n’importe quel autre soir. Le lendemain, je me décide à remettre le dernier et excellent album de Leave’s Eyes King of King. Avec étonnement, je constatais que quelque chose avait changé. Le naturel de restitution atteignait une nouvelle limite comme si la sensation de direct avec la musique et les musiciens était totale. Après quelques albums, j’ai donc replacé le Charlin Ultimate II et là encore, le naturel ne fait qu’augmenter avec le temps. Olivier Robert m’avait prévenu, la soudure spécifique du câble et sa complexité de fabrication elle-même exigeait une durée de rodage assez long et qui pouvait dépasser 10 à 20 heures dans un premier temps, pour encore durer jusqu’à 100 heures par la suite.

Des câbles exceptionnels qui s’associent à une chaine haute fidélité exceptionnelle

Pour conclure, je dois bien avouer qu’il s’agit là de câbles d’exception, d’autant plus que leur prix de vente les réserve à des systèmes tout aussi exceptionnels. Cependant, si vous vous décidez à investir une forte somme pour un lecteur CD ou un DAC de toute dernière génération, pensez aussi à lui joindre un câble qui lui permettra de s’exprimer au maximum de ses possibilités. Pour ma part, je placerais les Charlin Ultimate, avec les Alluminata de JPS Labs, dans la gamme très fermée des câbles d’exception, réservés à des systèmes tout aussi exceptionnels par leur musicalité.

Je n’ai plus qu’à remercier Olivier Robert pour le prêt de ses créations, qui m’ont permis de passer des moments d’émotion musicale tout à fait hors du commun.

Eric Mallet

 

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16 Fév

Câble de modulation Van den Hul D102 mkII, le Test !

A vrai dire, les câbles Van den Hul possèdent une personnalité attachante, même si j’ai tendance à critiquer la focalisation excessive sur le bas médium de certains de leurs câbles, assez haut de gamme notamment. Comme il me restait deux Van den Hul D102 mkII à tester, alors que je les avais acheté mais jamais branché, j’ai donc mis une paire à contribution en les laissant mijoter quelques heures en rodage.

Van den Hul D102 mkIIRarement critiquable pour leur musicalité, les Van den Hul sont parfois évalués subjectivement sur certains critères bien précis, comme je viens de l’évoquer. Quant au D102 mkII, j’aurais justement tendance à dire que ce n’est pas le bas médium qui est ici mis en avant mais au contraire, le haut médium et l’aigu.

Non rodé, on sent clairement un manque d’extension dans le bas du spectre, les basses restant trop timides, pas assez profondes ni tendues. Par contre, le côté haut médium et aigu paraissent légèrement mis en avant. Corolaire assez intéressant, l’écoute est assez piquée, les voix bien détaillées mais la transparence n’atteint pas des sommets pour l’instant malgré que le résultat musical soit assez homogène. Cela prouve encore une fois, que la totalité des détails d’une oeuvre musicales sont répartis de manière homogène sur l’ensemble du spectre sonore…

Van den Hul D102 mkII, un câble dont l’homogénéité musicale remporte le suffrage des audiophiles

Avec le Van den Hul D102 mkII, on a clairement l’impression qu’il essaie de donner le maximum de lui-même dans la partie médium aigu du spectre, sans chercher à en faire trop là où l’écueil serait impardonnable, pas de grave lourd et répétitif donc… C’est déjà plutôt un bon point, le D102 mkII s’avère particulièrement homogène. Après quelques heures d’écoute (toujours insuffisante pour bien roder un câble), on dirait simplement que le Van den Hul D102 mkII est un câble qui fait consensus, qu’il a un peu les défauts de ses qualités comme disait l’autre…

  • Le D102 mkII présente une signature légèrement portée sur le haut médium aigu
  • Une bande passante assez large avec des graves et un aigu suffisamment présents, sans être envahissants
  • A ne pas marier avec un câble d’enceintes au caractère montant
  • Le D102 mkII présente une image stéréo moyennement large mais bien centrée entre les enceintes, sans flottement
  • Bien timbré, le grave pourrait être plus tendu sur certains albums, le médium est ouvert
  • Il est assez vif sans être agressif
  • Manque un peu de variété de timbres dans le bas du spectre
  • Très belle écoute sur du jazz, jazz-rock ou classique et heavy métal
  • Le D102 mkII possède un sens de branchement (voir plus bas)

Disons qu’il s’agit d’un bon câble pour son prix, qui ne cherche pas à en faire trop mais qui excelle à reproduire la musique de manière uniforme et équilibrée, avec une certaine vivacité sans trop forcer sur une dynamique spontanée qui pourrait passer pour de l’agressivité. Pour résumer, le D102 mkII fait montre d’un bel équilibre dans la gamme de ce qu’il sait reproduire. Légèrement porté sur le haut médium aigu sans être agressif, il faut pas non plus en attendre le grave abyssal et la finesse de l’aigu d’un câble beaucoup plus haut de gamme. Pourtant, on ne ressent pas de manque aux deux extrémités du spectre sonore. Bien timbré, le Van den Hul D102 mkII respecte le timbre original des instruments avec une belle définition sur les voix. Bien articulé dans ce registre, cela prouve qu’il développe un beau médium. Finalement, c’est un bon câble de modulation qui ne fait pas tout mais ce qu’il fait, il le fait très bien.

Associer deux câbles de la même marque n’est pas toujours synonyme d’équilibre et de musicalité…

Van den Hul D 102 mk IIAssocié à mes Shunyata Gemini en câbles d’enceintes, leur neutralité et transparence m’ont permis de cerner le D102 assez rapidement. Je l’ai ensuite couplé à une paire de « The Magnum » de la même marque. Là, l’écoute s’est révélée bien moins bonne que je l’espérais. Grave en retrait, aigu assez en avant et manque d’image stéréophonique en profondeur, j’étais plutôt déçu car je m’attendais à mieux. A priori, ce genre d’association pourrait convenir à des systèmes à petit budget, sans les prétentions du haut de gamme en termes de bande passante, de neutralité ou de respect des timbres. A vrai dire, il est toujours plus facile de monter en gamme que d’en redescendre. J’ai donc remis mes Shunyata et j’ai retrouvé l’écoute assez caractéristique que j’avais constaté au départ.

Certains lecteurs pourrait trouver un peu saugrenu le fait d’associer des câbles d’un prix aussi radicalement opposé mais le Shunyata m’a permis de discriminer très facilement les qualités du Van den Hul D102 mkII, ce qui est plutôt avantageux lorsque l’on teste un câble de modulation, ceux-ci étant un peu moins simples à cerner que des câbles d’enceintes qui, à mon oreille, affichent leur caractère d’une manière bien plus radicale et précise. Ensuite, l’association heureuse des deux permettra d’atteindre une écoute équilibrée, neutre et dotée d’une belle image stéréophonique avec de l’émotion, là où la magie opère sans retenue…

A force de passer les quelques disques que j’avais sous la main, l’image stéréo a commencé à prendre un peu de profondeur et les basses fréquences à prendre un peu plus de matière. Par contre, l’image n’a pas changé en largeur, le message musical restant bien centré et débordant un peu des enceintes, mais sans excès. C’est un peu le genre d’écoute qui peut plaire pour des quatuors, de la musique de chambre ou une belle symphonie, même si le Van den Hul D102 mkII n’a pas l’aération d’un Synergistic Research plus haut de gamme. Bref… C’est un câble qui plaira aux amateurs d’équilibre sonore, de belle musicalité et d’image stéréo bien localisée entre les enceintes.

Ecoute du Van den Hul D102 mkII et mélange des genres…

Sur du Symphony X, album The Odyssey, chaque instrument est bien à sa place, l’écoute est fluide, c’est bien timbré et le chant passe remarquablement bien. Sur le nouveau Megadeth, Dystopia, la voix de Dave Mustaine est parfaitement intelligible également, aucune confusion entre les instruments ne vient brouiller l’écoute; il n’y a pas de sensation de voile.

D102 mkII van den HulAutre genre, sur l’album Monkey me de Mylène Farmer, on retrouve un peu la même coquetterie dans le haut médium aigu avec une belle articulation de la voix de Mylène. Les effets de synthétiseurs traités en studio sont bien rendus dans l’espace et contribuent à l’ambiance assez particulière de certains morceaux, avec une belle spontanéité et de l’émotion; c’est bien là l’essentiel !

Sur l’album Be not Nobody de Vanessa Carlton, on se plait à écouter la jeune chanteuse, bien placée en avant, comme le veulent l’enregistrement et le mixage en studio. Le positionnement du piano, de la batterie, de la basse et des autres instruments qui l’accompagnent sonnent particulièrement justes.

Finalement, le Van den Hul D102 mkII est un bon câble de modulation, comme sait très bien les faire le facteur hollandais. Musical, un peu brillant et porté sur le haut médium aigu, c’est un peu le genre de modulation qui pourrait réveiller un système un peu terne en lui redonnant quelques couleurs et de l’émotion. Chose un peu étrange mais finalement pas si rare qu’on pourrait le penser pour un câble de modulation, le Van den Hul D102 mkII a un sens de branchement. Placez tout simplement l’inscription « Van den Hul D102 mkII » depuis l’ampli vers le lecteur et non pas l’inverse. Vous profiterez d’une image stéréo plus ouverte et qui remplit mieux l’espace, avec plus de fluidité, d’articulation, de transparence et d’ouverture de la bande passante. Peut-être pas aussi fluide que le célèbre câble en carbone de la marque, c’est son équilibre et son image stéréophonique homogène qui en fait vraiment un câble de valeur pour tous systèmes nécessitant un peu de fantaisies et de musique vivante. Avec toutes ces qualités, on comprend mieux pourquoi ce petit câble a tant contribué à la renommée de la marque néerlandaise de câbles qu’est Van den Hul…

Eric Mallet

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30 Jan

Synergistic Research Acoustic Référence, médium, espace et neutralité…

Syn Research Ac Ref 01Depuis quelques temps, je me disais qu’il me manquait quelques articles de test de câbles pour mon blog, surtout qu’un Synergistic Research Acoustic Référence de la série Tesla (Tesla Series) n’avait pas encore était testé par mes soins, il attendait sagement son tour sur une étagère.

Je me suis donc enfin décidé à le brancher entre mon lecteur et son ampli (un modeste mais talentueux Marantz PM6004), accompagné de son blindage actif qui laisse briller une belle petite LED bleue ciel derrière les électroniques. Pour l’accompagner, j’ai préféré laisser en place mon Superconductor + de JPS Labs, avant de le changer au profit d’un Shunyata Research Gemini déjà testé et qui avait fait l’objet d’un article sur mon blog. J’avais également une paire de Tesla Quad de Synergistic à ma disposition mais j’ai préféré associer mes Gemini, plus haut de gamme que le Quad même si ce dernier révèle un excellent médium et, pourquoi pas, le tester à une autre occasion.

Synergistic Research a été une des premières marques à s’intéresser aux câbles secteurs

A vrai dire, j’ai toujours eu un faible pour les câbles Synergistic Research. C’est aussi une des premières marques qui s’est rendue compte de l’importance de l’alimentation secteur pour les appareils électroniques reproducteurs de belles musiques comme celles que nous écoutons tous les jours. Acoustic Reference Tesla Series Synergistic ResearchA l’époque, je m’étais rendu acquéreur de leur premier câble secteur, le Synergistic Designer Référence, lequel fut resté un bon moment branché sur mon lecteur Cairn pour le côté profond et tendu qu’il donnait aux basses fréquences tout en apportant un peu de souplesse à l’écoute.

A vrai dire, la différence entre ce câble et un câble secteur de base n’était pas vraiment renversante mais elle était suffisamment sensible pour qu’elle soit différenciable et clairement audible, au point que l’on préférait le laisser branché pour ce qu’il apportait déjà à l’écoute. Depuis cette époque, bien des progrès ont été fait et je dois avouer qu’un PS Audio ou un Shunyata apportent énormément de choses positives sur le plan musical. Fermons la parenthèse pour nous concentrer sur le test de l’Acoustic Reference de Synergistic Research…

Acoustic Reference Synergistic Research Tesla Series, le Test !

Syn Research Ac Ref 04Une fois le transfo branché sur ma barrette secteur, la petite diode bleue vient éclairer le câble d’une manière bien agréable derrière mes éléments. La diode LED signale que le blindage actif est branché. Selon la marque américaine, ce blindage actif permettrait d’obtenir une image sonore plus large et plus profonde; un avantage que j’ai surtout perçu sur le plan de la profondeur pour ma part. Comme je vous le disais, mes Superconductor + étaient branchés côté enceintes, je pouvais commencer le test. En ce moment, je suis plutôt d’humeur Métal Symphonique avec Serenity, un groupe associant un chanteur et une chanteuse dont l’ensemble donne une musique grandiose, dynamique et solidement composée, tant sur le plan rythmique que sur les solos.

Le nouveau Megadeth Dystopia et Vanessa Carlton participeront également au test. Au bout d’une bonne demi-heure de chauffe, l’écoute est assez tendue, bien timbrée pour les guitares mais un peu trop systématique pour l’aigu sur les cymbales et les basses fréquences, pourtant profondes et assez tendues. L’image stéréophonique est bien marquée mais la lisibilité pourrait être meilleure sur les voix sans être vraiment catastrophique. Les échos sont bien audibles mais il semble y manquer quelque chose, peut-être un peu de détails en arrière plan. Du moins, c’est ce que je me suis dis de manière assez instinctive. A priori, JPS Labs s’entend mieux avec Siltech, c’est une question d’association qui a son importance.

Les Shunyata Gemini viennent à la rescousse des Synergistic Research…

Syn Research Ac Ref 05Cette fois, j’échange mes Superconductor + pour une paire de Shunyata Gemini en liaison ampli/enceintes. A vrai dire, le mariage semble plus réussi entre les Shunyata et les Synergistic Research. L’espace sonore conféré par la modulation ou peut-être le mariage les deux câbles est plus affirmé en profondeur. Les effets stéréophoniques sont parfaitement reproduits bien à l’extérieur des enceintes, comme cela l’a été conçu par l’ingénieur du son. C’est particulièrement perceptible sur les meilleures productions, lorsque le mixage des instruments a été particulièrement soigné. Le médium est magnifique au point que mes Goldmund SR8 et SR150 me donnent assez peu de différence à l’écoute, un véritable tout de force pour un petit ampli Marantz bien modeste devant ce genre d’électroniques plus haut de gamme.

Autre point à souligner, le gain apporté par le blindage actif n’est pas toujours clairement perceptible, avec ou sans. En réalité, j’ai obtenu les meilleurs résultats en termes d’image stéréophonique lorsque j’avais laissé les câbles se charger un moment avant de passer à l’écoute. Naturellement, l’effet de profondeur est plus perceptible sur des messages musicaux assez peu chargés en instruments ou en voix que sur des messages complexes. Mais dans tous les cas, avec ou sans blindage actif, l’écoute est remarquablement fluide et d’une musicalité que l’on peut très difficilement prendre en défaut.

Le fruité et le grain de chaque instrument est parfaitement reproduit, au point qu’on ne saurait s’arrêter d’écouter ses disques, même tard dans la nuit.Syn Research Ac Ref 06 Les basses fréquences sont assez tendues mais elles ont un poids suffisant et très naturel. Cependant, lorsqu’il s’agit de descendre bas, les basses sonnent avec ampleur et une dynamique stupéfiante, avec des timbres parfaitement différenciés d’un album à l’autre.

L’écoute se montre particulièrement nerveuse, c’est une des grandes qualités du Synergistic Research Acoustic Reference. Pour résumer, je dirais simplement que la finesse de l’écoute est remarquable. L’intégration naturelle de l’aigu vient encore renforcer cette impression d’équilibre et d’harmonie perceptibles sur l’ensemble du spectre sonore, du grave à l’aigu. Décidément, cet Acoustic Reference de Synergistic Research est une excellente surprise, une véritable réussite sur le plan musical qui devrait s’accorder à de nombreux systèmes de moyen et haut de gamme.

Pour conclure, je dirais simplement que Synergistic Research est une marque de câble haut de gamme qui mérite amplement sa réputation mondiale de musicalité incontournable. Autant j’apprécie JPS Labs pour sa neutralité et son respect du naturel musical, autant j’aime ces Synergistic Research Acoustic Reference pour leur médium exceptionnel mais qui sait rester neutre, leur transparence de cristal et leur nervosité stupéfiante. Pour une fois, je dirais merci aux américains car ils savent vraiment faire de très bons câbles 🙂

Eric Mallet

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06 Mai

Furutech Alpha u-p2.1, douceur et définition en cuivre OCC

Furutech Alpha u-p2.1A vrai dire, je ne m’attendais pas vraiment à une véritable surprise de la part de ce petit Furutech Alpha u-p2.1. D’aspect très sage et discret, il ne s’impose pas vraiment par son diamètre mais pour ses qualité de haute fidélité, sachant pertinemment que le diamètre d’un câble de modulation ne présage pas de sa qualité d’écoute. Certains Wireworld ou Monster Cable du diamètre d’un tuyau d’arrosage sont parfois loin d’offrir la qualité de ce petit câble très discret. Même pas rodé, je le branche à froid entre mon T + A 1245 et mon préampli Goldmund Mimesis 7.5, en attendant de confirmer avec le SR8. Donc, je suis mon protocole de rodage de 10 heures environ, sachant qu’un câble de modulation ne s’exprime vraiment qu’après une bonne centaine d’heures pour certains. D’autres câbles se rodent mieux au bout de quelques heures seulement.

Le Furutech Alpha u-p2.1 s’est révélé très musical dès la première écoute

Furutech Alpha u-p2.1A froid, le Furutech Alpha u-p2.1 m’a vraiment interpellé, pris au dépourvu, presque choqué. Remplaçant un Van den Hul The Second que je connais par cœur pour son délié, son suivi rythmique exemplaire et la belle transparence qu’il offre, ce Furutech Alpha u-p2.1 me donne déjà des  performances musicales exceptionnelles sur ce critère. Il me présente une dynamique proche du réel, même à faible volume. Étant plus persuadé des qualités de leurs câbles secteur, le FP-3TS20 apporte un gain de nervosité et de pureté très palpables au signal musical alors que l’Alpha 3 donne de l’assise dans les basses fréquences. A vrai dire, je ne m’attendais pas à découvrir un aussi beau médium de la part de ce petit Furutech Alpha, paraissant presque chétif en comparaison à d’autres câbles de modulation de faible qualité musicale.

La première qualité (ou un défaut pour certains) du Furutech Alpha u-p2.1 concerne surtout son médium dont il rend toutes les couleurs (et non pas les colorations) avec une facilité purement déconcertante. En cela, le Second de Van den Hul est plus neutre (mais un peu moins agréable à mes oreilles). Mon intuition quant à la qualité supérieure du cuivre OCC sur l’OFC parait ici confirmée. Dans certains cas, l’Alpha u-p2.1 se paie le luxe d’être plus transparent que le Van den Hul, à mes oreilles, c’est un véritable tour de force.

Furutech Alpha u-p2.1La qualité des timbres est particulièrement déconcertante. Le médium étonne le plus par sa douceur et sa définition large du bas vers le haut médium. Cette douceur particulièrement agréable sera sans doute à mettre sur le compte d’une absence d’agressivité dans l’aigu, qui laisse, au contraire, s’exprimer pleinement le grain si particulier d’une cymbale crash ou d’une charleston suffisamment scintillante et correctement équilibrée avec le reste d’une batterie, ce qui est parfois loin d’être simple à saisir. Si vous recherchez un câble qui évite de surdéfinir le haut médium aigu ou de calmer l’agressivité de certains tweeters sans perdre d’informations dans le haut du spectre, l’Alpha u-p2.1 OCC est à essayer impérativement.

L’exactitude des timbres et la dynamique réelle de l’enregistrement musical sont respectés

Les guitares sèches sont particulièrement bien timbrées, le grain des lampes est particulièrement expressif; on en reconnaîtrait presque la marque de l’ampli ou des effets utilisés. Quand la prise de son et le mixage final le permettent, les basses fréquences s’expriment avec autorité et leur timbre original (encore une qualité particulièrement agréable à entendre). Les voix sont parfaitement lisibles avec une interprétation très juste. Il n’existe aucun flou sur les textes, contrairement à d’autres câbles de modulation qui laissent parfois flotter certaines voyelles en masquant l’intelligibilité du chant. Marcela Bovio, Patricia Barber ou Manuella Kraller en deviennent encore plus envoûtantes.

Furutech Alpha u-p 2.1Le suivi rythmique est également très naturellement reproduit, le dynamisme de chaque morceau étant rendu avec facilité. Avec le Furutech Alpha u-p 2.1 OCC, quel que soit le style musical reproduit, l’écoute reste harmonieuse, sans agressivité et presque reposante ou très nerveuse sur certains morceaux, lorsque l’interprète l’a voulu ainsi. Quand la prise de son est bonne, on reconnait très facilement le timbre riche et sec d’une belle caisse claire, le poids d’une grosse caisse ou la densité d’une belle basse. Quant à l’espace sonore, le Furutech Alpha u-p 2.1 ne laisse planer aucun doute sur le positionnement des interprètes. L’extension  s’avère particulièrement large en largeur et en profondeur. Ainsi, les capacités de vos électroniques à reproduire l’espace stéréophonique de chaque interprétation seront parfaitement reproduites.

A bientôt pour d’autres tests,

Eric Mallet

30 Oct

Van den Hul The First, le (petit) câble qui fait peur aux grands

Van den Hul The First

The First, le premier câble au monde doté d’un conducteur en carbone !

A vrai dire, j’ai vraiment un faible pour les câbles Van den Hul depuis plusieurs années, et plus précisément depuis que j’ai fait l’acquisition d’un Van den Hul The Bay. La musicalité de ce câble est vraiment étonnante, un peu à l’image des solutions techniques recherchées par la marque depuis sa fondation en 1980. Son fondateur, A J. Van den Hul est un véritable fanatique du vinyle, quelqu’un avec qui vous aurez du mal à vous entendre si vous lui parlez de cd ou de musique dématérialisée mais à vrai dire, on ne s’en plaindra pas puisque Van den Hul produit les meilleures cellules audio analogiques à l’heure actuelle.

Basée sur une musicalité facilement reconnaissable, les câbles Van den Hul ont ceci de particulier qu’ils nous proposent autre chose que des câbles qui pétillent de mille couleurs et affichables en vitrines (certains soit-disant « véritables câbles » se reconnaitront sans doute). Un Van den Hul c’est pas conçu pour faire beau – même s’ils ne sont pas vilains – mais pour faire de la musique. Et là, c’est réussi !

The First, un câble doté d’une musicalité douce et définie

Assez doux, dotés d’une belle image stéréophonique, bien timbré et transparent, ils s’agit des principales qualités que l’on pourrait attribuer à Van den Hul. Comme je vous le disais, la technique de fabrication de leurs câbles est très particulière et vraiment originale. La série Fusion (The Integration, The Waterfall) ne se base pas sur un conducteur en cuivre mais plutôt sur un alliage de cuivre, de zinc et d’argent; c’est d’ailleurs la première fois que j’entends parler de zinc comme conducteur. Une fois bien rodé un câble de modulation comme The Integration m’étonne assez par un résultat musical dépourvu d’agressivité mais pourtant très bien défini. La nouvelle série 3T est également très intéressante et mérite un article à part entière sur mon blog.

Cependant, la particularité de Van den Hul s’attache surtout au carbone, qu’il utilise comme semi conducteur ou comme conducteur pour ses câbles haut de gamme comme The First, The Second et The Third. Les conducteurs de The First (car ils sont nombreux) sont constitués de 12000 brins de carbone LSC (Linear Structured Carbon) et d’une première tresse de blindage elle aussi en carbone de 38000 fibres.

A l’oreille, The First va déséquilibrer l’auditeur, surtout s’il s’agit d’une première écoute. Totalement dénué de la moindre coloration métallique, The First sonne avec un naturel confondant. Les instruments prennent place devant vous avec un respect total des timbres. Et comme on ne peut se rendre compte de certaines subtilités sans comparaison, The First est particulièrement utile pour reconnaître les couleurs subtiles de l’argent ou du cuivre, même lorsqu’il s’agit d’un câble de qualité. The First permet de trancher et de reconnaître un câble naturel d’un autre qui sonnerait nettement plus coloré. A vrai dire, certains câbles d’enceintes pourris à 5 euros du mètre soit-disant argentés se font entendre très facilement et contribuent (malheureusement) à répandre l’idée qu’un conducteur argent fait remonter l’aigu. Ce genre de cochonneries bon marché aura largement participé à entretenir ce genre de rumeurs mais en vérité, un bon câble en argent (et même anodisé à l’argent) ne produit aucune stridence dans l’aigu, pas plus que le cuivre.

Le médium très juste de The First étonne par sa richesse sonore

Ce qui étonne ensuite, c’est la capacité stupéfiante de ce Van den Hul à reproduire un médium juste, avec du corps mais sans en être baveux et surtout, sans amoindrir les basses fréquences ou l’aigu. La reproduction d’une belle voix fait preuve d’une articulation qui laisse entendre la diction du chant sur son entièreté alors qu’un grand nombre de câbles (pourtant de qualité) bouffent la moitié des voyelles en rendant le chant à peine compréhensible. Les timbres sont somptueusement reproduits, tout comme l’ambiance et l’atmosphère du morceau ou de l’album; The First fonctionne un peu comme un vecteur d’émotion musicale et ce n’est pas le moindre compliment que l’on puisse lui donner.

Personnellement, je m’en sers souvent pour relier mon préampli à l’ampli, mes Goldmund en raffole. Côté plus technique, je me sers de ce câble comme référence pour en tester d’autres et reconnaître les tonalités de chaque câble de modulation ou d’enceinte connecté. A vrai dire, il y a d’autres câble qui peuvent rivaliser avec The First en termes de naturel mais son charme très particulier le rend vraiment unique sur certains systèmes. Je dirais que le cuivre OCC cryogénisé apporte une musicalité et un naturel brut que ne me donne pas The First mais en contre partie ce Van den Hul donne du corps au médium et beaucoup de plaisir à l’écoute. The First est aujourd’hui branché sur mon Eera Tentation où il montre un peu ses limites. Comme tous les câbles haute fidélité digne de ce nom, il s’agira de l’écouter sérieusement sur sa propre chaine avant de se faire une opinion tranchée.

The First aurait besoin d’un meilleur blindage

The First possède quand même un défaut, c’est son blindage un peu léger qui laisse entendre un léger bourdonnement en cas de blindage électrique insuffisant. Le concepteur l’avait lui-même avoué mais il corrigea rapidement le tir en sortant The First Ultimate et The First Metal Screen pour éliminer le défaut. C’est juré, si jamais j’arrive à me procurer leur câble d’enceinte hors de prix The Third, je me ferais un plaisir de vous faire un article Test.

Pour conclure, disons que Van den Hul fait partie des rares concepteurs de câbles très discret qui produisent des câbles vraiment musicaux. Loin de l’esbroufe pénible du marketing et des mises en vitrine (mais quel est l’abruti qui mettrait un câble en vitrine à côté d’une petite pierre ?) ou des publicités ignobles présentant une tronche de cake en train d’hurler l’horreur abrutissante doublée de la médiocrité de la marque en question, Van den Hul nous permet de profiter de qualifier vraiment nos systèmes du terme de Haute Fidélité, un cas particulièrement rare, et c’est à souligner en remerciant le créateur de ce David contre Goliath qui terrasse pas mal de soit-disant références dès qu’on lui prête l’oreille.

Eric Mallet