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Archives pour la catégorie ‘Câbles haut parleurs’
08 Jan

Inakustik Atmos Air 309 Silver, donnez de l’espace à votre écoute !

Atmos Air 309 Silver

Atmos Air 309 Silver d’Inakustik

Inakustik est une marque allemande spécialisée dans la fabrication de câbles haut de gamme pour l’audio, la vidéo et les nouveaux médias. Fondé en 1977 à Ballrechten-Dottingen, Inakustik repose son savoir-faire sur 40 ans d’expérience et sur la recherche scientifique. Comme les concepteurs le rappelle, cette marque allemande de câbles se réclame de la science et non pas d’un ésotérisme quelconque, ce qui serait plutôt rassurant pour les audiophiles qui veulent profiter d’un matériel audio basé sur des valeurs concrètes.

Entreprise spécialisée dans le câblage haute fidélité encore peu connue en France, Inakustik précise qu’ils ont déjà vendu plus de 15 millions d’articles depuis leur création en 1977. Leurs installations leur permet d’ailleurs de produire plus de 1300 mètres de câbles par semaine (et 117 tasses de café par jour en moyenne !). Alors qu’elles sont donc les qualités de ces câbles Made in Germany ?

Des câbles sérieusement construits et parfaitement musicaux !

Tout cela nous laisse penser qu’il s’agit sans doute d’un fabricant de câbles sérieux et c’est effectivement le cas. La seule chose qui soit vraiment dommage, c’est qu’ils soient aussi peu connus en France. Pour ma part, j’ai eu l’occasion de tester un de leurs câbles pour enceintes vendus au mètre, l’Atmos Air 309 Silver. Branchés sur mon système depuis quelques semaines, je les ai laissés se roder sur mes enceintes mais finalement, je n’ai pas encore remis mes JPS Labs Superconductor +, des câbles un cran au dessus des Inakustik, du moins en termes de prix. Je me suis un peu habitué à leur sonorité car elle est loin d’être déplaisante. L’Atmos Air 309 Silver fait partie de la gamme Monitor de la marque de câbles allemande, une gamme placée avant les câbles à prix élevés du fabricant. Le modèle Air 309 Silver coiffe la gamme, devant l’Atmos Air 123 Cu, 195 Cu, 309 Cu et leur déclinaison Silver. Sur le plan technique, ce petit câble qui semble si discret fait preuve d’une cohérence difficile à prendre en défaut, cela s’entend à l’écoute.

Inakustik Atmos Air 309 - Isolation des conducteurs par l'air

Isolation des conducteurs par l’air

Selon la brochure technique d’Inakustik, la gamme Atmos Air présente plusieurs particularités qui devraient améliorer la musicalité des câbles, qu’il s’agisse de cuivre ou d’argent. Le premier d’entre eux repose sur une isolation des conducteurs par l’air, le diélectrique par excellence. La marque allemande affirme avoir réussi à maintenir une isolation par air des conducteurs grâce au profil particulier de ses câbles (Delta Profile), ce qui permettrait une concentration de l’intensité du champ électrique au centre et éviterait que l’isolant ne perturbe le signal. Le schéma ici à gauche fait état de la structure des câbles Atmos Air.

C’est ce même profil qui, selon Inakustik, permettrait de réduire les microvibrations créées par le courant électrique produit par le passage du signal dans les conducteurs. Inakustik affirme qu’une partie du signal électrique serait alors perdu en microvibrations et donc, que le signal entier n’atteindrait pas les enceintes puisqu’il serait converti en énergie mécanique. Cette conversion pourrait créer un flou et des imprécisions lors de la conversion en onde sonore. Selon Inakustik, le profil Delta stabiliserait les deux conducteurs le long de leur axe et produirait une distribution homogène des forces électriques et mécaniques. Structure homogène des conducteurs de l'Atmos 309 Silver par InakustikInakustik ajoute enfin que la disposition concentrique des fils de cuivre de manière homogène aurait la propriété de créer une structure parfaitement régulière et par là même, de créer un signal homogène, garant d’une qualité de reproduction acoustique exemplaire.

Dans le fond comme sur la forme, je dois bien dire que ces câbles sont particulièrement impressionnants. J’ai rarement pris plaisir à écouter une musique aussi vive et spontanée, riche en timbres et en matière musicale. Voici mes impressions d’écoute; une écoute qui ne cesse de se bonifier avec le temps, ce qui est plutôt rare pour des câbles aussi raisonnables en prix. Sur le plan musical, les Atmos Air 309 Silver d’Inakustik sont une totale réussite.

Une écoute riche, dynamique, vive et délicieusement musicale pour ces Inakustik Atmos Air 309

Même sans être encore très rodés, l’écoute laisse déjà entrevoir une image stéréo correctement centré sur les enceintes, avec une belle profondeur d’écoute, laquelle ne fera que s’améliorer avec le temps d’écoute. Si mes Superconductor + sont plus ouverts en largeur, l’Atmos Air 309 Silver lui tient tête avec beaucoup de conviction, notamment sur les effets de studio que je connais bien, surtout sur mes albums préférés.

Si vous avez un système où l’image stéréophonique est correctement définie en largeur et en profondeur, l’Atmos Air 309 Silver pourrait vous convaincre. Très transparent, les moindres détails passent très facilement, quelque soit leur place au niveau de l’image stéréo. La diction des chants se fait très nette sur les voix, sans aucune confusion possible. Les intentions de chaque intervenant sont parfaitement retranscrites, ce qui contribue énormément au plaisir de l’écoute. Très transparent à l’écoute, l’homogénéité est excellente, aucune fréquence ne vient prendre le pas sur une autre.

Une écoute parfaitement timbrée, critère essentiel d’une reproduction authentique de la musique

inakustik-02Au niveau des timbres, l’Atmos Air 309 Silver est également difficile à prendre en défaut. Le médium est frappant par son ouverture et sa justesse. Avec le temps, il s’étoffe et offre une belle matière sonore qui contribue à laisser passer toute l’émotion. Tendu dans les basses fréquences, le grave descend aussi bas que vos enceintes le permettent, avec une belle nervosité. L’aigu se fait discret, fin et juste, aucune tendance agressive n’est à signaler avec ce câble. L’Atmos Air 309 Silver ne souffre donc d’aucun effet de flou, défaut que l’on retrouve assez souvent attribué à une bande passante subjectivement trop courte aux deux extrêmes du spectre sonore. Au contraire, cette belle ouverture permet une écoute à niveau élevé sans chevauchements des basses ou de l’aigu sur le reste du spectre ni perte de détails. L’écoute peut se poursuivre pendant plusieurs heures sans fatigue auditive excessive.

L’Atmos Air 309 Silver est également très rapide dans sa restitution des écarts de dynamique, au point d’étonner les auditeurs non avertis. Si vous aimez les écoutes vivantes, riches en contrastes et en nuances, l’Atmos Air 309 Silver est à essayer sur votre chaine haute fidélité. Dans l’ensemble, ce câble souffre de peu de défauts et vient chatouiller de près mes Superconductor +, au point que je tarde encore à les remettre de côté.

Eric Mallet

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18 Jan

Harmonic Technology Pro 11, un câble dynamique, en matière et en muscles

Deux paires de câbles d’enceintes Harmonic Technology Pro 11 avaient tendance à se reposer depuis trop longtemps sur une étagère. Je me suis donc finalement décidé à écouter ce que cela donne sur mon système du moment, avec un petit amplificateur Marantz bien musical et dynamique, un simple PM 6004, scrupuleusement relié à mon lecteur EERA DL1. La modulation associée est un Siltech 770 qui me donne entière satisfaction lorsqu’il est raccordé à mes câbles d’enceintes préférées, c’est à dire des Superconductor + de JPS Labs. Voyons ce qu’il me donne avec les Pro 11, je changerai ensuite pour un Pro Silway II de la même marque puis le Pro Sylway Mk III, histoire d’avoir une idée globale de la sonorité d’Harmonic Technology.

Un son physiologique, nerveux et détaillé

Harmonic Technology Pro 11Death & Legacy de Serenity est placé dans la platine,  j’envoie. Tout de suite, ça me change du genre d’écoute auquel je me suis habité. Si les Pro 11 ne jouent pas dans la même gamme que mes JPS Labs, l’écoute est totalement différente et moins homogène, avec un caractère physiologique très affirmé. Le suivi rythmique a changé lui aussi. La différence est tellement étonnante que j’ai l’impression d’avoir changé de système. Les basses descendent de manière plus profonde, elles marquent le rythme avec une nervosité inhabituelle pour mes oreilles. Très physiologique, les basses comme les aigus sortent très nettement mais sans lourdeur dans le bas du spectre ni agressivité dans l’aigu; bon point pour les Pro 11. C’est musical et très dynamique mais je n’ai plus le côté très articulé et séduisant des voix féminines que j’avais avec mes Superconductor +. Peu importe, l’écoute est tellement différente que j’apprécie quand même Vanessa Carlton – album Harmonium – à sa juste valeur. Par rapport à mes JPS Labs, je perçois plus de détails dans le grave, c’est plus neutre et un peu moins riche en texture dans la partie médium du spectre mais ça reste très musical et particulièrement agréable à écouter. J’imaginerais bien ces câbles avec un amplificateur Rega Brio ou Elicit, un peu moins avec un NAD, ou peut-être un bon Moon de la dernière série Neo de Simaudio, pourquoi pas ?

Une image stéréophonique bien centrée entre les enceintes

Harmonic Technology Pro 11 OCCQuand à l’image stéréophonique, mes Superconductor + se montrent supérieurs en termes de profondeur et de placement des instruments dans l’espace. Les timbres sont plus justes également mais peut-être aussi plus charmeurs à l’oreille, Harmonic Technology est plus neutre dans l’ensemble. Mais ce qui ressort surtout de cette écoute, c’est la nervosité parfaitement distribuée sur l’ensemble du spectre par les Harmonic Technology Pro 11. C’est vif, bien emmené par des basses nerveuses, avec de une matière sonore parfaitement distribuée. On se surprend facilement à marquer le rythme et à se plonger dans la musique sans retenue. L’image stéréophonique se fait plus globale, sans le détachement et l’étendue donnée par les JPS Labs; c’est un parti-pris d’écoute qui plaira à certains, un peu moins pour ma part.

Plus détaillé dans le bas-médium et le bas du spectre que mes Superconductor +, ce genre d’écoute plaira certainement aux possesseurs d’enceintes de bibliothèque qui demandent à bien descendre dans les basses fréquences et qui restent douces dans l’aigu. Pour les enceintes colonnes, le Pro Silway mkIII en modulation sera plus indiqué comme j’en parle plus bas. Cela étant, je passe pour l’instant sur les Pro Silway II pour une écoute 100% Harmonic Technology… Pour le test, je resterai avec Vanessa Carlton et je retrouverai Serenity pour terminer.

Une écoute 100% Harmonic Technology Pro 11 et Pro Silway II

Harmonic Technology Pro 11 OCCFranchement, je ne m’y attendais pas mais je suis ravi du résultat. Autant l’association Siltech 770 et modulation avec JPS Labs Superconductor est imbattable en termes d’image stéréo et de respect des timbres, autant cette association de câbles Harmonic Technology est d’une musicalité difficile à mettre en défaut. Le côté assez global de l’écoute a disparu pour laisser place à une plus grande ouverture en profondeur et en largeur mais ce qui étonne le plus concerne le gain en médium avec une souplesse toute nouvelle, une belle articulation de la voix de Vanessa, plus d’inflexions, de détails et d’émotions… En gros, plus de musique, avec une écoute tempérée, à mon goût plus musicale et moins physiologique. Les amateurs de jazz ou de classique pourraient apprécier ce genre d’écoute très équilibrée.

Sur l’album Death & Legacy de Serenity, l’image stéréo se place un peu plus en arrière par rapport à mes câbles de référence, les basses fréquences n’ont rien perdu de leur nervosité et s’affirment puissamment sur les coups de double grosse caisse, sans rien masquer des rythmiques guitares parfaitement appuyées. Petit défaut pour mes oreilles qui aiment la clarté et l’articulation, le bas médium est pour moi un peu trop présent et vient masquer très légèrement les voix. Pour ma part, je n’associerais pas ces câbles avec des enceintes un peu sombres à l’écoute mais cela reste, dans l’ensemble un détail, j’ai déjà entendu bien pire (et avec l’envie de balancer les câbles à la benne).

Harmonic Technology Pro Sylway IIUne fois le Pro Silway II remplacé par le même câble en version Mk III, on y gagne encore en musicalité. Le rythme devient plus juste, on est très proche de la réalité d’enregistrement avec un côté très Live particulièrement présent. Les voix sont toujours aussi bien articulées avec une neutralité impossible à prendre en défaut. Toujours aussi nerveux, la spontanéité monte encore d’un cran. C’est vif, ça démarre et s’arrête au quart de tour. Un très bon point à signaler, le médium se fait plus clair, sans le petit défaut de masque que j’avais pu noter sur la version II des Pro Silway. Dans ce cas, les mk III se plairont avec de belles enceintes colonnes qui donnent déjà un grave profond mais qui manquerait de tension et d’impact, idéal pour les enceintes trop lourdes dans le bas du spectre et qui demandent à être intelligemment secouées pour donner le meilleur d’elles-même.

Finalement, c’est un test et une écoute particulièrement révélateurs qui se sont imposés, avec beaucoup de plaisir musical également. La gamme Harmonic Technology se révèle cohérente et particulièrement musicale.

@ bientôt pour de nouveaux articles audiophiles,

Eric Mallet

19 Août

JPS Labs, la marque américaine qui cablera définitivement ma chaîne

JPS labs UltraconductorA vrai dire, je ne pensais pas que ça arriverait un jour mais JPS Labs finira par câbler définitivement ma chaîne et son fidèle drive, un lecteur EERA Tentation, une platine CD absolument remarquable en lecteur intégré – et qui me donne un excellent résultat d’écoute. Avec le temps, je suis passé de l’analogique avec les Mimesis 6 et 7.5 vers le tout numérique en faisant, il est vrai, un bond en avant en matière de transparence et de musicalité, surtout quand le câble digital est bien choisi. Le tout forme un ensemble harmonieux avec mes enceintes, complètement refaites à partir d’un base française Gaïa Minor, qui abrite aujourd’hui des transducteurs Scan Speak et un filtre Mundorf, câblé en l’air comme à la grande époque. En tout état de cause, les différences entre plusieurs câbles numériques sont souvent plus difficiles à cerner qu’entre deux câbles de modulation ou d’enceintes, comme j’ai pu le constater.

La transparence sonore des câbles JPS Labs a quelque chose d’exceptionnel à l’écoute

Si le SR 8 et le SR 150 Goldmund sont deux formidables machines, le transparence est telle que tout s’entend beaucoup plus facilement que sur d’autres systèmes, avec un naturel particulièrement remarquable, surtout lorsque l’on sait que tout est numérique, même l’amplification. Ne reste plus que le câblage qui fait réellement la différence. En câble Haut Parleurs, j’ai opté pour du Shunyata Gemini, très naturel, réellement dynamique et qui ne me donne pas une image coincée entre les deux enceintes. Le Gemini est le premier de la gamme et pourtant, il dépasse déjà largement un grand nombre de soit-disant haut de gamme concurrents en termes de naturel.

JPS Labs UltraconductorA vrai dire, je connaissais sans vraiment connaître la gamme JPS Labs, étant donné que j’avais racheté une paire de modulation en Superconductor  XLR à un prix avantageux. Par contre, je ne les avais pas encore testé puisque je n’avais plus de sorties symétriques sur mon système. Ce câble est donc resté en stock, personne ne m’ayant demandé d’écouter ce câble; la marque restant de réputation assez confidentielle en Europe. Bien plus tard, un auditorium anglais décida de faire un prix sur certains JPS Labs, notamment en modulation et en câbles Haut Parleurs. Je leur ai donc racheté le premier câble de liaison ampli > enceintes de la gamme, le petit Ultraconductor, première version. Il faut dire aussi que j’ai toujours dû subir quelques soucis en commandant des câbles JPS Labs, un peu comme si je souffrais d’une espèce de malédiction. J’ai bien cru que les Ultraconductor n’arriverait jamais alors que des mois auparavant, un modèle de modulation n’est jamais arrivé jusque chez moi, la poste britannique avait perdu le paquet. Finalement, j’ai été remboursé par le vendeur.

Goldmund SR8J’espère que le sort est aujourd’hui conjuré et que je pourrais vous parler longtemps des JPS Labs. Commençons par le premier modèle de la marque, l’Ultraconductor Alluminoy. Cet Alluminoy fait référence à un alliage propriétaire de la marque, et qui aurait, selon la marque américaine, la faculté de dépasser les qualités du cuivre et de l’argent. A entendre les premières notes à la sortie des enceintes, on a vraiment envie de les croire. Pourtant, certains fabricants comme Van den Hul et d’autres, se sont déjà essayés aux alliages avec des résultats plus ou moins réussis selon les associations réalisées avec les éléments d’un système. Tout le monde connaît l’Intégration de Van den Hul, parfois ça sonne comme on le voudrait mais dans d’autres cas, ça sonne pas du tout. Avec JPS Labs, on est dans un autre monde. Ils possèdent surtout la capacité de ne pas s’entendre, ce qui contribue très largement au confort d’écoute constaté.

JPS Labs UltraconductorComme le souligne le concepteur de la marque Joe Skubinski, la plupart des audiophiles tentent de corriger ce qu’ils interprètent comme des défauts (un manque de basse, un aigu crispant, un manque de transparence ou de dynamique…) en choisissant des câbles bien particuliers qui auront, en quelque sorte, un rôle d’égaliseur passif. Cette tendance généralement constatée dans le monde du câblage aura surtout tendance à enrichir les fabricants puisque ce genre de manipulation ne mène jamais qu’à une seule action, celle de changer de câbles encore et toujours, en repartant dans une quête du mieux qui finira d’ailleurs souvent dans une finalité du « moins bien »…

Ensuite, d’autres diront qu’une belle écoute doit être la plus neutre possible pour exprimer la musique au mieux. Seulement, tout le monde ne s’accorde pas vraiment sur la notion de neutralité, chaque oreille, étant plus ou moins attirée vers un son neutre mais caractéristique, que d’autres qualifieront sans doute comme déjà trop colorée. A vrai dire, non… Un bon câble est un câble qui ne s’entend pas mais qui présente un bel équilibre tout en laissant passer l’émotion d’une œuvre.

Les Ultraconductor sont déjà exceptionnels à l’écoute d’un système haute fidélité de bon niveau

Câbles JPS LabsDonc, connaissant bien mes Shunyata, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais entendre après branchement de ces câbles à l’apparence si modeste. La première chose qui choque est le niveau de transparence encore beaucoup plus prononcé. C’est d’autant plus choquant que les Ultraconductor sont cinq fois moins chers que les Gemini. Cette transparence de cristal s’illustre naturellement par une mise en place assez bluffante d’un nombre impressionnant de détails, on se met à entendre des chorus en arrière plan auparavant non discernés, une limpidité et un phrasé parfaitement réels d’un solo de guitare, et les tomes de batterie, enfin débarrassés d’une espèce de flou indéfinissable; ça sonne net, plus précis, particulièrement exact en timbres et l’image stéréophonique s’en trouve élargie en profondeur et en largeur, deux corollaires directs d’une transparence exacerbée. Tout cela avec ce petit câble…

Autre chose oh combien discernable pour un guitariste de heavy métal, amateur de classique, baroque et de jazz, se caractérise par le grain des instruments et amplis associés qui sautent directement aux oreilles. On reconnaît là une Gibson branchée sur Orange, là une Ibanez branchée sur un Marsh-mal  ou un bon Mesa Boogie. Le plaisir d’apprécier le timbre réel et parfaitement dynamique d’une guitare à la saturation liquide et envoutante s’ajoute le plaisir de retrouver chaque instrument parfaitement placé, dans un équilibre où 99% des autres marques se cassent les dents. Si Shunyata offrait ce genre d’expression et de plaisir musical, JPS Labs transforme l’essai avec Maestria. Je n’en reviens toujours pas…

JPS Labs Superconductor VPourtant, et avec toutes ces qualités, c’est surtout sur les voix que les qualités de mes petits Ultraconductor s’expriment le mieux. Sur mes albums de métal gothique, Stream of Passion (au hasard), la voix de Marcela Bovio est parfaitement palpable, envoutante, elle nous monte jusqu’aux tréfonds de l’âme, des frissons se libèrent et les poils se hérissent. L’émotion est présente, c’est le principal… Si un câble passablement ouvert vous laisse entendre les hésitations ou les respirations des chanteuses, avec le câblier américain on comprendra instantanément où le chant vous emmène; c’est tellement beau qu’on redécouvre toute sa collection de cd, vinyles et autres supports en tous genres. Finalement, demandez-vous simplement si vos câbles laissent passer l’émotion, et vous aurez trouvé ceux qui risquent de rester longtemps sur votre chaîne.

JPS Labs AluminataEt même si on ne pourra pas découper la musicalité des JPS Labs en termes de basse, médium et aigu tant l’équilibre est bon, n’importe quel bassiste aura le plaisir de retrouver l’expression et le timbre exact de son instrument. Les violes et contrebasses prennent de l’ampleur et sonnent particulièrement justes. L’œuvre de Jordi Saval s’exprime enfin dans toute sa majesté. Écoutez un solo de violon avec un système câblé en JPS Labs, vous comprendrez que vous venez de trouver ce qui vous manque. Quant au médium, j’en ai déjà parlé, les voix féminines s’expriment avec une beauté rarement retrouvée ailleurs. L’aigu sonne juste également, on reconnaît le mouvement des crashs, rides ou de la charley, chaque cymbale se déploie dans l’espace avec une exactitude de timbre hallucinante; vous différenciez enfin une Paiste d’une Zildjian, dès la pose des câbles, neufs, non rodés !

Un bon système haute fidélité devrait être équipé de bon câbles, JPS Labs démontre tout l’intérêt du sujet

Pour reprendre les propos du concepteur de la marque, j’en viens à peu à dire qu’une chaîne haute fidélité médiocre ne donnera que de médiocres résultats, même avec de bons câbles. Par contre, pour ceux qui ont un système déjà équilibré et qui répond à l’idée qu’ils se font de la haute fidélité, l’achat de très bon câbles leur permettra vraiment de profiter du meilleur de leur chaîne. Ayant récemment acquis une paire de Superconductor + pour mes enceintes et Superconductor digital pour relier mon lecteur à mon Goldmund SR8, le changement s’avère rapidement positif. Le gain de matière dans l’aigu, des basses mieux tenus et un excellent suivi rythmique s’impose rapidement pour faire vivre la musique de manière ouverte, notamment en ce qui concerne l’image, un peu plus ouverte en profondeur et en largeur. Le respect des timbres est toujours très présent avec cette impression d’aller encore plus loin dans la véracité instrumentale.

Évidemment, pour ceux qui doutent, qui assimilent la science à une religion (c’est à dire qu’ils ne croient pas leurs oreilles et qui feraient – dans ce cas – sans doute mieux de s’intéresser à autre chose qu’à la Haute Fidélité), pour les sourds, les malentendants, les durs de la feuille, les « nay sayers » comme disent les anglais, et les névrosés en tous genres, sont invités à ne plus perdre leur temps à lire mon blog ou à m’envoyer leurs commentaires insipides ou basés sur la science et sa religiosité délirante. Pour les autres, je recommande et leur demande discussions constructives et essais, toujours des essais…

A bientôt pour d’autres articles,

Eric Mallet