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13 Oct

Câbles de modulation Charlin Ultimate I et Ultimate II

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCA

Câble de modulation Charlin Ultimate I

Voici enfin la seconde partie de mes tests des câbles Charlin qui m’ont été prêtés par Olivier Robert, seul maître à bord de Roboli Design, créateur des électroniques et câbles Charlin. A vrai dire, un long moment a passé entre la mise en place de l’Ultimate I, l’écoute et le branchement de l’Ultimate II qui couronne la gamme des câbles de modulation Charlin.

J’ai passé plus de deux semaines à écouter le résultat musical de chaque câble avant de passer au suivant. J’ai ensuite branché un autre câble de modulation avant de replacer l’Ultimate I puis le Charlin Ultimate II. Ce n’est d’ailleurs qu’après ce temps de rodage que j’ai vraiment pu apprécier pleinement la qualité exceptionnelle de ces deux câbles de modulation signés Charlin…

Déjà impressionné par le Bleu pour sa transparence et son naturel, il s’agit certainement d’un câble de modulation multibrins qui conviendrait à la plupart des audiophiles exigeants, possédant déjà un très bon système haute fidélité. Le Noir, premier câble de la gamme, m’avait déjà laissé un très bon souvenir. Il s’agissait d’un câble parfaitement à l’aise avec des chaines haute fidélité qui demandent aux basses fréquences de mieux s’exprimer. Câble à conseiller avec une chaine aboutissant sur des enceintes bibliothèques pour le Noir ou colonne pour le Bleu, le Noir et le Bleu ont en commun de présenter la musique sous un aspect très naturel en timbres, une qualité souvent difficile à retrouver dans d’autres marques. L’espace stéréophonique se déploît là aussi très naturellement, sans que l’on se pose de questions, en fonction de ce que votre amplificateur est capable de rendre en termes d’espace sonore.

Neutralité et musicalité sont parfois difficiles à associer en un seul câble…

Modulation CHarlin Ultimate IA vrai dire, la plupart des marques que j’ai pu tester présentent un son particulier ou une plage de fréquence privilégiée à l’écoute. Par exemple, j’ai souvent remarqué que Van den Hul, directement branchés en les sortant de leur boite, avaient tendance a privilégier le bas médium, une signature sonore particulière qui s’estompait progressivement avec le temps. Pour moi, Van den Hul est un câblier de talent mais leurs câbles flattent un peu l’oreille. Plus agréables encore, Synergistic Research présente un superbe médium, d’ailleurs aisément reconnaissable. Cette marque américaine flatte sans doute encore un peu plus que Van den Hul mais ils n’ont rien de neutre. Par contre, Shunyata sera plus neutre et très rapide tout en étant aussi musical mais j’ai parfois eu l’impression qu’il leur manquait quelque chose que je n’ai jamais su vraiment définir. Toujours chez les américains, j’ai vraiment eu le coup de cœur pour JPS Labs avec leurs Superconductor, je ne saurais plus m’en passer aujourd’hui. Ils font partie des rares câbles qui ne s’entendent pas mais qui laissent passer la musique sans en rajouter. Les Inakustik sont également très agréables à l’écoute, nerveux avec un côté un peu fruité dans le médium qui me rappelle un peu le son de mes amplis guitares à lampes lorsque j’obtenais une distorsion fluide avec du corps.

Quand la quête de l’audio et les câbles du monde vous embobinent de leur plastique…

Faute de temps, je ne vous parlerais pas des belles gaines de câbles « américains » fabriqués en Chine alors qu’il vous suffit de tourner la boite pour vous rendre compte de la supercherie (en anglais dans le texte Made in China). Avec un son complètement bouché et qui n’a rien de naturel, certains revendeurs bien intentionnés vous les feront quand même payer au prix fort !

Vendez un bout de cuivre entouré d’une belle gaine en le faisant passer pour du câble made in USA et vous voilà prêt à câbler des gros systèmes avec blocs mono, préampli et lecteurs de CD/DAC/streaming et j’en passe construits comme des blocs d’aluminium. Ils feront illusion en salon d’écoute les 30 premières secondes avant que vous ne vous rendiez compte du problème et que le malaise s’installe… Ces câbles feront sans doute le plaisir de quelques « pousseurs de cartons » et soit-disant « spécialistes » du métier mais ils auront du mal à vous convaincre si vous avez eu d’autres câbles plus sérieux dans l’oreille…

Le naturel des timbres sera mon premier critère d’écoute en condition de test…

Câble de modulation Charlin Ultimate I RCAA parler de câbles plus sérieux, les câbles Charlin Ultimate I et Ultimate II m’ont à nouveau étonné tout en allant encore plus loin que le Bleu qui faisait pourtant déjà preuve d’un naturel des timbres particulièrement confondant. Je les ai donc testé l’un après l’autre pendant plusieurs semaines avec plusieurs câbles d’enceintes, des Inakustik Atmos Air 309, mes Superconductor + et des Synergistic Research Tesla Quad.

Durant les essais, j’ai également changé le câble secteur de mon lecteur Eera Tentation, passant d’un PS Audio à un Accoustic Zen Tsunami. Le niveau de transparence et de naturel des câbles Ultimate de Charlin permettent d’entendre ces changements de manière très nette, même lorsqu’il s’agit d’un câble secteur. C’est d’autant plus étonnant que je n’avais jamais profité d’une telle qualité d’écoute jusque là. Le caractère très chantant des Tesla Quad, même s’il s’agit d’une entrée de gamme chez Synergistic Research, ressort parfaitement à l’écoute. De même, les modulation Charlin Ultimate m’ont permis de profiter encore mieux de la neutralité très musicale de mes Superconductor +, avec encore plus de plaisir à l’écoute.

La notion de transparence et de naturel dépasse encore le haut niveau atteint par le Bleu

Disons que j’ai rapidement remarqué la supériorité des Charlin Ultimate I et II sur le Charlin Bleu dès la première heure d’écoute. Le naturel des timbres est encore supérieur en me laissant vraiment apprécier le corps, la chaleur et la fluidité d’un ampli à lampes parfaitement saturé ou de différencier parfaitement la différence de corps et de timbre de deux cymbales crash sur un set de batteries, les deux cymbales étant parfaitement positionnées dans l’espace. Chaque roulement est un plaisir à écouter, un batteur y reconnaitrait sa batterie très facilement. Les Ultimate Charlin donnent l’impression d’une écoute totalement dénuée du moindre flou, la diction parfaite sur les voix est hallucinante. Rien n’est alors plus simple que de suivre parfaitement la voix du chanteur ou d’une chanteuse. Chaque inflexion de voix est parfaitement retranscrite ainsi que la distance qui sépare les lèvres du micro.

Câble de modulation Charlin Ultimate II

Modulation Charlin Ultimate II

En parallèle à cette transparence cristalline, la fluidité du message musical est parfaitement retranscrite, au point où l’on se rend compte que l’on avait encore jamais vraiment écouté un album comme il avait été enregistré. Le naturel et la véracité musicale de l’écoute est d’autant plus troublante que l’absence de la moindre distorsion vous donne une sensation de réalité et de proximité avec l’œuvre particulièrement rare à obtenir avec d’autres câbles de modulation. Le niveau de bruit descend ici très bas pour ne libérer que la musique, un peu comme si le rapport signal/bruit de vos électroniques s’était amélioré.

Transparence, naturel, fluidité rarement atteinte, la douceur est également surprenante avec les Charlin Ultimate. Aucune crispation ne vient ternir l’écoute, chaque cymbale est parfaitement reproduite, avec une douceur peu commune malgré la montée dans l’aigu. L’écoute de vos albums préférés n’a plus rien de fatiguant et peut se poursuivre jusque tard dans la nuit… A vrai dire, si un grand nombre de fabricants se sont un jour vantés de vous proposer une écoute comme si vous y étiez, c’est bien la première fois que le pari est réellement tenu. Rien ne vous empêche ensuite de monter le volume jusqu’à des niveaux très élevés; aucun affaissement du message musical ne vient se faire entendre. Au contraire, la musique s’ouvre encore et le plaisir d’écoute n’en devient que plus intense, surtout avec les Ultimate II.

Le câble de modulation Charlin Ultimate II ouvre l’espace sonore avec un naturel encore jamais entendu par mes oreilles

Câble de modulation Charlin Ultimate IIJ’ai retrouvé les même qualités d’écoute avec le Charlin Ultimate II qu’avec l’Ultimate I. La transparence est tout aussi poussée avec un positionnement idéal des différents instruments dans l’espace sonore. La différence se joue également au niveau de la bande passante qui parait encore plus large que sur l’Ultimate I, notamment dans les basses fréquences. Cette caractéristique est la bienvenue car elle étonne largement. Je me suis rendu compte plus facilement du potentiel de mes petites enceintes dans le grave et la diversité étonnante de timbres que l’on pouvait apprécier dans cette plage de fréquences. Vous remarquerez d’ailleurs que sur certains albums de rock ou de heavy métal, le son de la basse a parfois tendance à se confondre avec la grosse caisse; un détail aisément perceptible en concert mais déjà beaucoup moins évident à entendre de manière différenciée sur un album. C’est ce genre de particularité que le Charlin Ultimate II vous retransmet sans effort. La moindre résonance s’entend, la moindre inflexion de voix ou le moindre écart de microdynamique se fait entendre sans aucun effort auditif. Sur de la musique classique, les masses orchestrales se déploient sans la moindre approximation sur le placement des musiciens. Chaque détail de l’œuvre reproduit est aisément perceptible tout en se fondant parfaitement avec l’orchestre et la symphonie jouée.

En même temps, le Charlin Ultimate II ne pardonnera rien à votre système. Un déséquilibre s’entendra rapidement, de même qu’un bon mariage avec vos câbles d’enceintes. Si vous possédez une source CD ou un bon DAC et que vous voulez vraiment en retirer la quintessence, l’Ultimate I ou II vous permettra d’aller au bout des possibilités de votre chaine haute fidélité. Sur du jazz, je me suis régalé à écouter les différences de timbres d’une caisse claire à une autre ou la richesse souvent tronquée d’une note de piano avec toute la résonance de l’instrument, de la touche aux tréfonds du sommier.

Et la question du rodage dans tout ça ?

Au branchement des Ultimate, je me suis dit que le temps du rodage allait sans doute être assez réduit car l’écoute s’avérait déjà très satisfaisante, supérieure au Bleu tout en allant encore plus loin dans le naturel des timbres. Plusieurs heures ont passé sans que je note de grands changements à l’écoute. Après un peu plus de deux semaines, j’ai branché l’Ultimate II avec le même constat. L’écoute était excellente, avec une ouverture stéréophonique plus large que pour l’Ultimate I et un mieux perceptible sur la largeur de la bande passante avec toujours cette transparence de cristal impressionnante. J’ai ensuite rangé les câbles Charlin pour rebrancher un Van den Hul, certes très bon mais qui, en termes de budget, n’avait plus rien à voir avec les modulation Charlin Ultimate.

J’ai donc remis l’Ultimate I avant de commencer à rédiger cet article. Après deux heures d’écoute, pas de changement. J’éteins ma chaine, je reprends l’ordinateur et finalement je vais me coucher comme n’importe quel autre soir. Le lendemain, je me décide à remettre le dernier et excellent album de Leave’s Eyes King of King. Avec étonnement, je constatais que quelque chose avait changé. Le naturel de restitution atteignait une nouvelle limite comme si la sensation de direct avec la musique et les musiciens était totale. Après quelques albums, j’ai donc replacé le Charlin Ultimate II et là encore, le naturel ne fait qu’augmenter avec le temps. Olivier Robert m’avait prévenu, la soudure spécifique du câble et sa complexité de fabrication elle-même exigeait une durée de rodage assez long et qui pouvait dépasser 10 à 20 heures dans un premier temps, pour encore durer jusqu’à 100 heures par la suite.

Des câbles exceptionnels qui s’associent à une chaine haute fidélité exceptionnelle

Pour conclure, je dois bien avouer qu’il s’agit là de câbles d’exception, d’autant plus que leur prix de vente les réserve à des systèmes tout aussi exceptionnels. Cependant, si vous vous décidez à investir une forte somme pour un lecteur CD ou un DAC de toute dernière génération, pensez aussi à lui joindre un câble qui lui permettra de s’exprimer au maximum de ses possibilités. Pour ma part, je placerais les Charlin Ultimate, avec les Alluminata de JPS Labs, dans la gamme très fermée des câbles d’exception, réservés à des systèmes tout aussi exceptionnels par leur musicalité.

Je n’ai plus qu’à remercier Olivier Robert pour le prêt de ses créations, qui m’ont permis de passer des moments d’émotion musicale tout à fait hors du commun.

Eric Mallet

 

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10 Juil

Câbles de modulation Charlin Noir 1000 mk I et Bleu 1100 mk II

Câble Charlin Bleu 1100 mk IIDécidément, vous allez me dire qu’il s’agit déjà du troisième article consacré aux électroniques Charlin. C’est vrai mais cette fois, il s’agit des câbles de modulation Charlin Noir 1000 mk I et Bleu 1100 mk II. Les câbles m’ont été prêtés par Olivier Robert, président de Roboli Design et que je remercie encore pour sa confiance. En effet, j’avais croisé Olivier pour la première fois au salon New Music de Bruxelles. Intrigué par la présence de mon appareil photo, Olivier se demandait si j’étais journaliste. Répondant par la négative, j’en avais alors profité pour lui parler de mon blog.

Bien plus tard, j’ai pourtant remarqué que certains revendeurs (belges par ailleurs) ne faisaient pas la différence entre un blogueur et un journaliste. C’est une remarque qui m’avait d’ailleurs été adressée après un salon bruxellois, d’ailleurs bien moins sympathique que celui de New Music. Disons que le monde d’Internet a parfois du mal à faire son chemin dans le milieu – certes très fermé – de la Haute Fidélité. Et pour peu que vous y ajoutiez les guerres de clochers entre Wallons et Flamands, ça en devient très vite ubuesque et l’on frôle, comme souvent, le comble du ridicule. Demandez-vous ensuite pourquoi les revendeurs se plaignent de ne pas vendre… Peu importe, la situation fut comique et futile mais fermons la parenthèse.

Les électroniques et les câbles Charlin au High End Munich

Toujours est-il que je revois Olivier Robert chaque année avec grand plaisir à Paris et à Bruxelles, sinon à Munich où j’ai eu un plaisir tout aussi grand à découvrir le High End 2017. Les électroniques Charlin y étaient présentes pour une démonstration particulièrement étonnante en termes de véracité musicale. Véritable tour de force, une paire de colonnes Triangle reposait sur des supports en bois de bout Charlin, ce qui, à mon sens, avait tendance à équilibrer la bande passante, sans la petite coquetterie que j’entends parfois dans l’aigu de certaines enceintes Triangle. Particulièrement bien pensé, l’écoute faisait à nouveau partie des démonstrations les plus équilibrées du salon ce qui n’est pas rien pour le High End de Munich !

Charlin BleuBien avant le High End 2017 de Munich, j’avais proposé à Olivier de tester ses câbles. Ce dernier m’a ensuite téléphoné pour m’annoncer que les câbles de modulation Charlin Noir 1000 mk I et Bleu 1100 mk II étaient en route ! J’ai également reçu le haut de gamme de la marque Charlin, les Ultimate St et Ultimate II à tester. Toujours est-il que cet article concerne les câbles de modulation Charlin Noir 1000 mk I, premier câble de la gamme du fabricant français, ainsi que le Bleu 1100 mk II, très justement récompensé d’un Diapason d’or reçu en 2014.

Question esthétique tout d’abord, le Charlin Noir ou le Bleu ne souffrent pas la critique bien au contraire. Réalisés à la main par Didier Delage à Bergerac et par Olivier Robert himself à Paris, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de Made in China mais bien d’une fabrication française de A à Z, avec la soudure Charlin élaborée par Olivier. Ici, nous sommes loin de certaines marques américaines indélicates qui font allègrement fabriquer la majorité de leurs câbles en Chine pour les faire passer ensuite pour du Made in USA… A l’opposé, les câbles de modulation Charlin présentent de belles gaines noires et bleues, parfaitement associées à des RCA finition carbone qui laissent paraître un câble de très bonne facture. Leur élégance et leur discrétion ne laissent pourtant rien présager de la qualité d’écoute qu’ils procurent, une fois les quelques heures de rodage indispensables à la libération totale du message musical.

Le Charlin Noir 1000 mk I associe des qualités et une musicalité rarement retrouvées à ce prix

Revenant de ma salle de sport, il se faisait assez tard après diner. J’étais pourtant impatient de brancher les câbles A. Charlin et bien sûr… j’ai d’abord branché le bleu à la place du noir. De brûle pourpoint, je dois bien dire que j’étais particulièrement étonné. J’ai rarement entendu un câble sonner aussi agréablement en étant tout juste branché. Après confirmation d’Olivier, il me fallait donc brancher le Charlin noir 1000 mk I en premier à la place du bleu. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je branche le noir, je glisse un premier album dans mon lecteur. A nouveau, c’est une très belle surprise. Encore un peu timide, j’estimais que le Noir pouvait parfaitement s’associer avec des enceintes compactes, dites de « bibliothèque », car il laissait déjà passer beaucoup d’informations dans le bas médium et les basses fréquences, un domaine où l’Eera Tentation se sent particulièrement à l’aise. Malgré cette particularité, aucun déséquilibre ne venait réduire cette qualité, bien au contraire.

Avec de beaux timbres, l’équilibre affiché par le câble Charlin Noir se révélait difficilement critiquable. Avec une restitution douce, sans agressivité, le Noir fait état d’une très belle transparence, associé à une image stéréophonique très naturelle, chaque instrument étant particulièrement bien placé dans l’espace. Après quelques heures d’un rodage très facile, le Charlin Noir s’est révélé parfaitement musical, équilibré et neutre, réunissant des qualités que bon nombre de concurrents auront du mal à associer, surtout au prix où ce dernier est proposé !

Le Charlin Bleu 1100 mk II relève d’un naturel et d’une musicalité particulièrement enviables

Modulation Charlin Bleu 1100 mk IIJ’ai donc finalement remis le Noir 1000 mk I dans sa belle boite en bois signée Charlin avant de rebrancher le Bleu 1100 mk II avec beaucoup de soin. A la première écoute, l’aigu et le haut médium paraissent prédominants sur le reste du spectre sonore, les basses sont un peu en retrait. J’en avais d’ailleurs parlé à Olivier Robert au téléphone, le câble demande plusieurs heures de rodage avant de révéler toutes ses qualités et que les basses fréquences prennent de l’extension. J’ai donc laissé tourner mon lecteur plusieurs heures par jour. Deux jours plus tard, je me suis décidé à faire une écoute sérieuse. L’aigu montrait encore une petite coquetterie mais l’écoute était déjà plus équilibrée. Au bout de quelques albums, le Bleu 1100 mk II était bel et bien rodé.

Présentant la même signature sonore que le Noir, un peu entre la neutralité et la musicalité d’un JPS Labs tout en donnant le beau médium d’un Synergistic Research, je dois bien avouer que j’étais totalement surpris par les qualités de cette modulation. Le Bleu va naturellement plus loin en termes de détails et d’ouverture dans le médium et l’aigu que le Noir avec une extension très naturelle dans les basses fréquences, permettant à vos enceintes d’exprimer très facilement tout ce qu’elle peuvent libérer dans le bas du spectre. L’écoute donne effectivement cette idée que la musique coule sans forcer, avec une dynamique tout aussi naturelle et conforme au message que les musiciens ont voulu faire passer.

Après plusieurs albums, l’image stéréophonique s’étend parfaitement en largeur comme en profondeur avec une précision millimétrique tout en restant parfaitement naturelle. Sur certains albums (Stream of Passion Embrace the Storm et The Flame Within), la voix de Marcela Bovio est parfaitement rendue en fonction de la distance au micro, parfois très proche, parfois de manière plus lointaine, tout en conservant une intelligibilité parfaite; c’est vraiment remarquable. Au même instant, on prend plaisir à écouter les musiciens et les voix placées en arrière de la chanteuse, sans aucun manque de précision, l’intelligibilité – au risque de me répéter – reste parfaite, ce qui n’est pas toujours le cas avec bon nombre de câbles concurrents.

câble de modulation Charlin Bleu 1100 mk IILe Charlin Bleu 1100 mk II respire le naturel et je comprends mieux pourquoi il a reçu un Diapason d’Or en 2014, c’est totalement justifié. Sur de la musique classique, le placement des instruments dans la masse orchestrale se fait tout aussi précis. On apprécie d’autant mieux le phrasé des instruments placés en arrière du plan sonore et qui viennent enrichir l’écoute d’une si belle manière. A nouveau, je retrouve le plaisir d’écouter Jordi Savall. Décidément, le Bleu 1100 mk II me régale dans tous les styles. Avec Vanessa Carlton, les écarts de micro dynamique sont encore plus frappants, le naturel de l’écoute et la transparence rendue par la modulation sont exceptionnels et de très haut niveau.

Pour résumer l’écoute des Câbles de modulation Charlin Noir 1000 mk I et Bleu 1100 mk II, je dirais que c’est le naturel qui prédomine avec un respect profond de la musique et des musiciens qui l’interprètent. C’est finalement la meilleure chose, je pense, que l’on puisse dire dans ce cas. Les câbles de modulation Charlin ne cherchent pas à en faire trop mais ils laissent passer l’émotion de chaque enregistrement de la plus belle des manières. Il ne me reste plus qu’à me séparer, douloureusement, des câbles Charlin, pour vous faire part, dans quelques articles, de la série Ultimate, dont l’écoute devrait encore transcender le résultat du Bleu 1100 mk II. D’ici là, restez à l’écoute en vous abonnant à la newsletter du blog…

Eric Mallet

 

Une partie des albums joués pendant le test:

Stream of Passion The Flame withinStream of Passion Embrace the StormMoonspell Alpha NoirVanessa Carlton HarmoniumVanessa Carlton Be not nobodyMarin Marais Alcione Suites des airs à jouerLe concert spirituel au temps de Louis XV Jordi SavallOstinato Jordi Savall

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29 Avr

Analysis Plus Silver Oval, le Test !

Câbles Analysis PlusCela faisait déjà longtemps que je possédais une paire de câbles d’enceintes Analysis Plus Silver Oval, autant en modulation qu’en câbles d’enceintes. Je les ai donc rebranchés afin de procéder à un test. Au départ, le câble d’enceintes était neuf, non rodé. Depuis quelques jours sur mon système, je pouvais passer au test subjectif de l’écoute. J’ajouterais que je voulais d’abord comparer les Analysis Plus à mes Superconductor branchés sur les enceintes, avec mon Siltech G7 770i en modulation. Premier essai dans le vif de l’action, j’ai laissé ma modulation Siltech pour brancher uniquement le Silver Oval 12 sur mes enceintes. L’écoute se révéla assez catastrophique, très centrée sur le médium avec des basses tronquées et des aigus absents à presque 100%. Quand on connait la propension des Siltech a donner des détails dans l’aigu lorsqu’il est bien associé, c’est plus que surprenant !

Les Analysis Plus ont besoin d’être associés entre eux pour donner de meilleurs résultats

Analysis Plus Silver Oval 12Quelque peu décontenancé, j’ai débranché le Siltech pour placer le câble de modulation Silver Oval entre mon Eera Tentation et l’amplificateur. Dès les premières secondes, je retrouvais un bel équilibre sur l’ensemble du spectre. Quelques bémols sont pourtant à apporter au crédit des Analysis Plus Silver Oval, l’extension de la bande passante n’est pas aussi large qu’en utilisant mon set de câbles précité. A cela, rien de plus normal, nous ne sommes pas dans la même gamme de prix.

N’en déplaise à ceux qui considèrent qu’il suffit de brancher deux bouts de ficelles pour profiter d’une chaine haute fidélité, la descente en gamme est parfaitement audible. Cela dit, je les invite personnellement à ne pas perdre leur temps sur mon blog, ils auront certainement mieux à faire. Toujours est-il que les graves ne descendent pas aussi bas dans les abysses du spectre au point de m’étonner de ce que peuvent vraiment rendre 2 modestes basses-médium de 13 cm lorsqu’ils sont bien exploités. La richesse harmonique et l’impact réel de basses fréquences parfaitement restituées n’est pas totalement présent. Cela dit, sur des enceintes un peu lourdes dans le bas du spectre sonore, ce petit défaut deviendra vite une qualité. Ajoutons que je n’ai pas non plus retrouvé la richesse de timbres dans l’aigu présentés par mes JPS Labs ou même de bons Shunyata, les prix ne sont pas du tout les mêmes non plus.

Analysis Plus Silver Oval, des câbles dotés de solides qualités musicales

Analysis Plus Silver OvalToujours est-il que j’avais branché les Analysis Plus dans l’optique de me faire une idée concrète de leurs qualités et, corollaire évident, de leurs petits défauts, s’il y en a. Brancher une paire de câbles pendant plusieurs jours me permettrait ainsi de pouvoir les critiquer et les juger sans que d’autres écoutes ne me viennent sans cesse à l’esprit. Essayant de faire fi d’écoutes d’autres câbles placés plus haut de gamme, j’ai surtout été surpris par la neutralité inconditionnelle des Analysis Plus. Et même si leur nom pourrait faire craindre une définition sonore agressive qui met l’aigu en valeur, en réalité il n’en est rien.

Si les Silver Oval 12 ne font pas montre de la bande passante la plus large qui soit – sans pour autant manquer de grave ou d’aigu – leur présentation neutre et très agréable de la musique pourrait rassembler l’adhésion d’une grande majorité d’audiophiles. A tout dire, les Analysis Plus Oval s’accorderaient très bien avec des chaines haute fidélité « moyen de gamme » déjà très abouties. Très transparents à l’écoute, on découvre une véritable foule de détails répartis uniformément du grave à l’aigu. C’est sans doute le point fort des Analysis Plus alors que dans cette gamme, on tombe encore parfois sur des câbles plus ou moins bouchés et désagréables.

Analysis Plus Silver OvalAprès une bonne dizaine d’heures de rodage pour le câble d’enceintes Silver Oval 12, l’écoute se fixe et délivre une écoute particulièrement propre, neutre et convaincante. L’émotion passe facilement car sa neutralité n’a rien de fade. En résumé, les Analysis de la série Silver plairont beaucoup à ceux qui cherchent ce que l’on appelait autrefois « un fil droit avec du gain ». Le rodage des câbles a permis d’effacer cette impression de manque ou de creux entre les notes. L’écoute est plus pleine, plus libre, transparente sans qu’aucune fréquence ne soit mise en avant. Les Analysis Plus donnent cette impression rare de fluidité sans retenue, de grande liberté et d’équilibre sonore sur toute la bande passante. C’est pour résumer, après quelques bonnes heures de rodage, une paire de câbles très réussie sur le plan acoustique, sans véritable défaut mais plutôt de grandes qualités, à un prix qui reste lui aussi très mesuré.

A bientôt pour d’autres articles,

Eric Mallet

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27 Déc

Electroniques Charlin, l’électron libre de la haute fidélité !

Dans le microcosme de la haute fidélité, on y retrouve toujours des grosses molécules et certaines de ces molécules ont d’ailleurs grandement contribué à faire de notre petit monde un macrocosme beaucoup plus étendu. Je veux parler de certaines grandes marques comme Marantz, Pionner, Rega, Teac, Luxman, Kef, Accuphase, Triangle, Nagra, Klipsh et bien d’autres encore.

Electroniques Charlin Paris salon Mariott 2014Avec le temps, d’autres atomes encore modestes mais remarquables pour leurs qualités sont venus enrichir notre monde qui rapidement, s’est mué en un véritable Univers de plaisir musical. On pourrait citer Jadis, Audia Flight, Esoteric, Naim audio, Métronome Technologie, Audio Aero, Icos, Eera, Ayre, DCS, Classé, Audio Analogue, Pierre Étienne Léon (j’ai du mal à imaginer le monde sans ses Quattro ou ses Maestral…), Mulidine, Bel Canto, Sonus Faber, Pass Labs, Pro Ac, Jean Marie Reynaud, Thiel, Simaudio, Cary audio, Gryphon, Avant-Garde et j’en oublie sans doute…

Ensuite, on a les inclassables (ou pas encore assez bien classés) car un peu considérés comme des électrons libres de la haute fidélité. Je veux parler en particulier de la marque Charlin et je ne vous ferais pas l’affront de vous expliquer qui était Monsieur Charlin, un grand homme sans qui notre Univers eut été peut-être différent de ce qu’il est aujourd’hui…

La recherche scientifique et technique au service de la musique !

Electroniques Charlin Bruxelles salon New Music High End 2014Écoutées plusieurs fois à Paris puis à Bruxelles, les électroniques Charlin font partie des rares reproducteurs sonores qui donnent vraiment aux audiophiles ce qu’ils recherchent, c’est à dire le respect de la musique telle qu’elle a été jouée (ou tout du moins enregistrée).

Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’écouter les deux gammes d’électroniques Charlin dont les amplificateurs monophoniques Charlin 4S avec tout autant de plaisir. A Paris, ces drôles de boitiers aux couleurs qui en étonnent plus d’un ont eu pour moi, la particularité de ne pas se faire entendre mais de donner le meilleur de ce qu’un amplificateur peut donner: une belle image stéréophonique, des timbres respectés et un rythme juste. C’est également cette même impression qui m’a étonné à Bruxelles, les électroniques Charlin ne se font pas entendre. La musique respire au point qu’on se demande vraiment comment on a pu se passer de naturel auparavant. En effet, sans vouloir complimenter à l’excès ni chercher à orienter mes lecteurs, je dois bien avouer que les termes purement audiophiles que j’utilise habituellement ne s’appliquent pas vraiment à ces électroniques qui sortent de l’ordinaire.

L’amplificateur MiniS repose sur la même volonté d’aboutissement que le haut de gamme de la marque

Charlin, New Music High End Bruxelles 2015A Bruxelles, c’est l’amplificateur MiniS de la marque que j’ai eu le plaisir d’écouter. Logiquement, on retrouve cette absence de signature sonore qui se faisait déjà entendre sur les amplificateurs monophoniques Charlin 4S. Son concepteur m’expliquera que la conception de ses amplificateurs repose sur un véritable challenge où tout est repensé au départ pour ne rien laisser au hasard afin d’obtenir un résultat musical qui ne laisse place ni au flottement ni à l’inexactitude (du point de vue électronique et musical). Comme expliqué par son concepteur, les amplificateurs Charlin reposent sur des solutions techniques originales mises au point pour aller plus loin que les résultats données par les composants électroniques habituels.

Et si les Charlin 4S ne dévoilent aucun de leurs secrets aux profanes que nous sommes, l’amplificateur MiniS dévoile quant à lui une structure où chaque élément est séparé pour que soit vraiment évité toutes formes d’interactions néfastes entre les différents composants de l’amplificateur et incidemment sur le résultat musical lui-même. Charlin salon New Music High End Bruxelles

Notons que Charlin distribue également une gamme de câbles bien fournie qui repose sur les mêmes principes de recherche de la reproduction absolue (si tant est que l’on peut s’en rapprocher) qui animent sa gamme d’électroniques. Totalement d’accord avec les principes avancés par la marque concernant les câbles, un bon câblage ne doit rien ajouter ou retrancher au signal musical qu’il est censé transmettre, ni ajouter sa propre couleur à la musique reproduite, un exercice particulièrement difficile à réaliser.

Là-dessus, je n’ai plus qu’à remercier Monsieur Olivier Robert pour ses précieuses explications techniques et sa gentillesse.

@ bientôt pour d’autres articles audiophiles,

Eric Mallet

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19 Août

JPS Labs, la marque américaine qui cablera définitivement ma chaîne

JPS labs UltraconductorA vrai dire, je ne pensais pas que ça arriverait un jour mais JPS Labs finira par câbler définitivement ma chaîne et son fidèle drive, un lecteur EERA Tentation, une platine CD absolument remarquable en lecteur intégré – et qui me donne un excellent résultat d’écoute. Avec le temps, je suis passé de l’analogique avec les Mimesis 6 et 7.5 vers le tout numérique en faisant, il est vrai, un bond en avant en matière de transparence et de musicalité, surtout quand le câble digital est bien choisi. Le tout forme un ensemble harmonieux avec mes enceintes, complètement refaites à partir d’un base française Gaïa Minor, qui abrite aujourd’hui des transducteurs Scan Speak et un filtre Mundorf, câblé en l’air comme à la grande époque. En tout état de cause, les différences entre plusieurs câbles numériques sont souvent plus difficiles à cerner qu’entre deux câbles de modulation ou d’enceintes, comme j’ai pu le constater.

La transparence sonore des câbles JPS Labs a quelque chose d’exceptionnel à l’écoute

Si le SR 8 et le SR 150 Goldmund sont deux formidables machines, le transparence est telle que tout s’entend beaucoup plus facilement que sur d’autres systèmes, avec un naturel particulièrement remarquable, surtout lorsque l’on sait que tout est numérique, même l’amplification. Ne reste plus que le câblage qui fait réellement la différence. En câble Haut Parleurs, j’ai opté pour du Shunyata Gemini, très naturel, réellement dynamique et qui ne me donne pas une image coincée entre les deux enceintes. Le Gemini est le premier de la gamme et pourtant, il dépasse déjà largement un grand nombre de soit-disant haut de gamme concurrents en termes de naturel.

JPS Labs UltraconductorA vrai dire, je connaissais sans vraiment connaître la gamme JPS Labs, étant donné que j’avais racheté une paire de modulation en Superconductor  XLR à un prix avantageux. Par contre, je ne les avais pas encore testé puisque je n’avais plus de sorties symétriques sur mon système. Ce câble est donc resté en stock, personne ne m’ayant demandé d’écouter ce câble; la marque restant de réputation assez confidentielle en Europe. Bien plus tard, un auditorium anglais décida de faire un prix sur certains JPS Labs, notamment en modulation et en câbles Haut Parleurs. Je leur ai donc racheté le premier câble de liaison ampli > enceintes de la gamme, le petit Ultraconductor, première version. Il faut dire aussi que j’ai toujours dû subir quelques soucis en commandant des câbles JPS Labs, un peu comme si je souffrais d’une espèce de malédiction. J’ai bien cru que les Ultraconductor n’arriverait jamais alors que des mois auparavant, un modèle de modulation n’est jamais arrivé jusque chez moi, la poste britannique avait perdu le paquet. Finalement, j’ai été remboursé par le vendeur.

Goldmund SR8J’espère que le sort est aujourd’hui conjuré et que je pourrais vous parler longtemps des JPS Labs. Commençons par le premier modèle de la marque, l’Ultraconductor Alluminoy. Cet Alluminoy fait référence à un alliage propriétaire de la marque, et qui aurait, selon la marque américaine, la faculté de dépasser les qualités du cuivre et de l’argent. A entendre les premières notes à la sortie des enceintes, on a vraiment envie de les croire. Pourtant, certains fabricants comme Van den Hul et d’autres, se sont déjà essayés aux alliages avec des résultats plus ou moins réussis selon les associations réalisées avec les éléments d’un système. Tout le monde connaît l’Intégration de Van den Hul, parfois ça sonne comme on le voudrait mais dans d’autres cas, ça sonne pas du tout. Avec JPS Labs, on est dans un autre monde. Ils possèdent surtout la capacité de ne pas s’entendre, ce qui contribue très largement au confort d’écoute constaté.

JPS Labs UltraconductorComme le souligne le concepteur de la marque Joe Skubinski, la plupart des audiophiles tentent de corriger ce qu’ils interprètent comme des défauts (un manque de basse, un aigu crispant, un manque de transparence ou de dynamique…) en choisissant des câbles bien particuliers qui auront, en quelque sorte, un rôle d’égaliseur passif. Cette tendance généralement constatée dans le monde du câblage aura surtout tendance à enrichir les fabricants puisque ce genre de manipulation ne mène jamais qu’à une seule action, celle de changer de câbles encore et toujours, en repartant dans une quête du mieux qui finira d’ailleurs souvent dans une finalité du « moins bien »…

Ensuite, d’autres diront qu’une belle écoute doit être la plus neutre possible pour exprimer la musique au mieux. Seulement, tout le monde ne s’accorde pas vraiment sur la notion de neutralité, chaque oreille, étant plus ou moins attirée vers un son neutre mais caractéristique, que d’autres qualifieront sans doute comme déjà trop colorée. A vrai dire, non… Un bon câble est un câble qui ne s’entend pas mais qui présente un bel équilibre tout en laissant passer l’émotion d’une œuvre.

Les Ultraconductor sont déjà exceptionnels à l’écoute d’un système haute fidélité de bon niveau

Câbles JPS LabsDonc, connaissant bien mes Shunyata, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais entendre après branchement de ces câbles à l’apparence si modeste. La première chose qui choque est le niveau de transparence encore beaucoup plus prononcé. C’est d’autant plus choquant que les Ultraconductor sont cinq fois moins chers que les Gemini. Cette transparence de cristal s’illustre naturellement par une mise en place assez bluffante d’un nombre impressionnant de détails, on se met à entendre des chorus en arrière plan auparavant non discernés, une limpidité et un phrasé parfaitement réels d’un solo de guitare, et les tomes de batterie, enfin débarrassés d’une espèce de flou indéfinissable; ça sonne net, plus précis, particulièrement exact en timbres et l’image stéréophonique s’en trouve élargie en profondeur et en largeur, deux corollaires directs d’une transparence exacerbée. Tout cela avec ce petit câble…

Autre chose oh combien discernable pour un guitariste de heavy métal, amateur de classique, baroque et de jazz, se caractérise par le grain des instruments et amplis associés qui sautent directement aux oreilles. On reconnaît là une Gibson branchée sur Orange, là une Ibanez branchée sur un Marsh-mal  ou un bon Mesa Boogie. Le plaisir d’apprécier le timbre réel et parfaitement dynamique d’une guitare à la saturation liquide et envoutante s’ajoute le plaisir de retrouver chaque instrument parfaitement placé, dans un équilibre où 99% des autres marques se cassent les dents. Si Shunyata offrait ce genre d’expression et de plaisir musical, JPS Labs transforme l’essai avec Maestria. Je n’en reviens toujours pas…

JPS Labs Superconductor VPourtant, et avec toutes ces qualités, c’est surtout sur les voix que les qualités de mes petits Ultraconductor s’expriment le mieux. Sur mes albums de métal gothique, Stream of Passion (au hasard), la voix de Marcela Bovio est parfaitement palpable, envoutante, elle nous monte jusqu’aux tréfonds de l’âme, des frissons se libèrent et les poils se hérissent. L’émotion est présente, c’est le principal… Si un câble passablement ouvert vous laisse entendre les hésitations ou les respirations des chanteuses, avec le câblier américain on comprendra instantanément où le chant vous emmène; c’est tellement beau qu’on redécouvre toute sa collection de cd, vinyles et autres supports en tous genres. Finalement, demandez-vous simplement si vos câbles laissent passer l’émotion, et vous aurez trouvé ceux qui risquent de rester longtemps sur votre chaîne.

JPS Labs AluminataEt même si on ne pourra pas découper la musicalité des JPS Labs en termes de basse, médium et aigu tant l’équilibre est bon, n’importe quel bassiste aura le plaisir de retrouver l’expression et le timbre exact de son instrument. Les violes et contrebasses prennent de l’ampleur et sonnent particulièrement justes. L’œuvre de Jordi Saval s’exprime enfin dans toute sa majesté. Écoutez un solo de violon avec un système câblé en JPS Labs, vous comprendrez que vous venez de trouver ce qui vous manque. Quant au médium, j’en ai déjà parlé, les voix féminines s’expriment avec une beauté rarement retrouvée ailleurs. L’aigu sonne juste également, on reconnaît le mouvement des crashs, rides ou de la charley, chaque cymbale se déploie dans l’espace avec une exactitude de timbre hallucinante; vous différenciez enfin une Paiste d’une Zildjian, dès la pose des câbles, neufs, non rodés !

Un bon système haute fidélité devrait être équipé de bon câbles, JPS Labs démontre tout l’intérêt du sujet

Pour reprendre les propos du concepteur de la marque, j’en viens à peu à dire qu’une chaîne haute fidélité médiocre ne donnera que de médiocres résultats, même avec de bons câbles. Par contre, pour ceux qui ont un système déjà équilibré et qui répond à l’idée qu’ils se font de la haute fidélité, l’achat de très bon câbles leur permettra vraiment de profiter du meilleur de leur chaîne. Ayant récemment acquis une paire de Superconductor + pour mes enceintes et Superconductor digital pour relier mon lecteur à mon Goldmund SR8, le changement s’avère rapidement positif. Le gain de matière dans l’aigu, des basses mieux tenus et un excellent suivi rythmique s’impose rapidement pour faire vivre la musique de manière ouverte, notamment en ce qui concerne l’image, un peu plus ouverte en profondeur et en largeur. Le respect des timbres est toujours très présent avec cette impression d’aller encore plus loin dans la véracité instrumentale.

Évidemment, pour ceux qui doutent, qui assimilent la science à une religion (c’est à dire qu’ils ne croient pas leurs oreilles et qui feraient – dans ce cas – sans doute mieux de s’intéresser à autre chose qu’à la Haute Fidélité), pour les sourds, les malentendants, les durs de la feuille, les « nay sayers » comme disent les anglais, et les névrosés en tous genres, sont invités à ne plus perdre leur temps à lire mon blog ou à m’envoyer leurs commentaires insipides ou basés sur la science et sa religiosité délirante. Pour les autres, je recommande et leur demande discussions constructives et essais, toujours des essais…

A bientôt pour d’autres articles,

Eric Mallet