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Archives pour la catégorie ‘Matériel Haute Fidélité’
30 Juin

Final Audio Heaven VII, au plus c’est long, au mieux c’est…

Final Audio Heaven VIIPlutôt impressionné par la très belle texture du Final Audio Adagio III dans le médium, je m’étais mis en tête d’acquérir un casque plus haut de gamme de la marque japonaise. J’ai longtemps cherché sur le Web ce qu’aurait pu m’apporter un casque de la série Heaven de Final Audio. Il existe quelques tests et critiques sur On-mag.fr en français et quelques autres en anglais ou en allemand sur ces intra-auriculaires. Ensuite, il ne reste que l’écoute pour se faire une idée de ce que peut donner un casque de la série Heaven signé Final Audio, à la condition que le casque d’essai soit déjà bien rodé car c’est là que le bas blesse…

L’Adagio III avait la particularité de présenter un médium assez fabuleux en termes de matière, avec une texture assez unique. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’une belle voix peut faire passer comme émotion ou du gros son d’un ampli guitares à lampes chauffées à blanc, branchez un Final Audio Adagio III sur votre walkman numérique ou votre lecteur CD et vous comprendrez pourquoi j’étais assez enthousiasmé par ce petit casque très discret. En même temps, les basses présentent de l’ampleur et donnent du corps à la musique alors que l’aigu se fait suffisamment présent mais sans atteindre un niveau de définition renversant. Pour en retirer un maximum de musique, prenez 5 à 10 albums pour le roder et remplacez la petite fiche jack par une autre fiche tout en cuivre/tellurium du genre Furutech et vous m’en direz des nouvelles. Mais quand il s’agit de rodage, pour le Final Audio Heaven VII, il va falloir être patient.

Le rodage des Final Audio Heaven VII, c’est une longue histoire…

Final Audio Heaven VIIEn réalité, il faudra vous montrer vraiment très patient. Pour ma part, j’avais profité d’un bon prix sur une boutique en Angleterre et je m’attendais vraiment à profiter d’un excellent casque. Me disant que l’Adagio III étais vraiment très bon pour son prix, je m’attendais à profiter d’un intra encore meilleur avec le Heaven VII. A peine déballé, c’est la (mauvaise) surprise. Je le branche et entame le premier morceau. Aigu criard, basses absentes, médium en retrait, on aurait cru qu’il s’agissait d’un intra bas de gamme, peut-être en dessous des 20€, acheté dans un hypermarché. Malgré son beau boitier en argent qui laissait présager un casque de qualité, on était très loin du compte. Sur le plan esthétique, rien à redire, les oreillettes tiennent bien et forment une isolation assez typique des intra-auriculaires sans pour autant vous isoler totalement du reste du monde.

La fiche Jack en 3,35 mm est d’une très bonne qualité, ainsi que le corps du casque, fabriqué en métal. Ensuite, il vous faudra faire attention à utiliser une oreillette en fonction de votre oreille. Si l’oreillette est trop grande, les basses sont inaudibles, même le casque rodé (s’il est rodé un jour ?). Une fois la bonne oreillette trouvée, l’isolation fait son office mais le transducteur aura quand même le défaut de se trouver très (ou trop près) des tympans. Dans ce cas, prenez garde de ne pas écouter trop fort ni trop longtemps. Toujours est-il que sur la première heure, l’écoute était vraiment horrible. Si je n’avais lu la critique de On-mag.fr qui en disait beaucoup de bien et qui insistait sur le temps de rodage particulièrement long, je l’aurais renvoyé aussi sec d’où il venait. Malgré cela, l’Adagio III ne m’avait demandé qu’une petite heure de rodage avant de dispenser des qualités d’écoutes vraiment exceptionnelles pour le prix payé. J’avais donc du mal à comprendre pourquoi le Heaven VII aurait pu demander un temps de rodage aussi long.

C’est bien la première fois que le rodage est aussi long et qu’il fait une si grande différence à l’écoute

J’ai donc attendu, fait tourner des heures et des heures le Heaven VII sur mon Mac en mettant du Youtube.com en boucle durant la journée. Au bout d’une trentaine d’heures (environ), le médium se libère un peu, sans atteindre la texture exceptionnelle de l’Adagio III. Après une cinquantaine d’heures, je me suis aperçu que le médium était vraiment le point fort de cet Heaven VII. Particulièrement plaisant sur les voix, son médium s’avère assez différent de l’Adagio car plus linéaire, moins coloré en quelques sortes. Pourtant, j’adore les timbres de l’Adagio III pour la matière exceptionnelle qu’il donne sur le grain des guitares saturées. Sur un vieux walkman CD Panasonic, j’ai remis Crazy World des Scorpions. A l’époque, j’étais complètement fou de cet album, surtout du grain de la Flying V de Schenker branché sur un gros ampli Orange à lampes (à l’époque, on parlait de lampes, pas de tubes). L’Adagio III me redonnait (pratiquement) le son de mon walkman à cassettes (un très haut de gamme de SONY à l’époque) avec un bon intra de chez Kenwood. Le grain et la texture de la guitare de Rudolf Schenker en étaient presque charnels.

Au Final, j’en viens à me demander si ce Heaven VII sera rodé un jour et qu’il me donnera vraiment ses pleines capacités, sinon ses qualités… Car des qualités, il en a. Bien timbré, du moins pour un casque intra-auriculaire de ce prix, j’ai eu l’occasion de le brancher sur différents supports, bons et moins bons, et sur différents formats numériques pour me rendre compte qu’il s’agit d’un casque sérieusement élaboré. Sérieux au point que le Heaven VII vous évitera le ridicule des oreilles de Mickey quand vous prenez le bus ou le métro, tout en vous donnant une ampleur assez proche des casques de salon. Pour un casque aussi petit, c’est déjà un vrai tour de force !

La richesse de timbres du Heaven VII dans le médium est sa première qualité !

Ensuite, si le médium présente une très belle texture (mais avec moins de corps que sur le petit Adagio III), les basses fréquences restent discrètes et très tendues. A l’écoute on sent que ce n’est pas le point fort de l’Heaven VII mais il vous suffira peut-être de le corriger sur l’équaliseur de votre lecteur numérique portable en accentuant légèrement les fréquences en dessous de 100 Hz. Quant à moi (Oh ! Ultime sacrilège…), je profite toujours de mon bon vieux walkman CD Panasonic (modifié par mes soins) pour profiter de ma collection de CD et franchement, cela sonne déjà plus que fabuleusement. 15 ans après la disparition des walkman CD au profit des fichiers numériques dématérialisés, j’ai encore le gros son dans le métro 🙂

Que dire de l’aigu sauf que j’ai déjà entendu mieux. L’image stéréophonique est de bonne facture mais clairement à la ramasse si je devais la comparer à celle de mon Earsonics SM3 (d’ailleurs nettement moins cher que le Heaven VII). L’image stéréo est bien centré et suffisamment large mais en termes de profondeur et d’image stéréophonique en 3 dimensions, Earsonics s’avère quand même nettement au dessus. Bref, vous l’avez compris. Si vous êtes patient, le Heaven VII vous donnera une très belle écoute avec des basses très tendues, un très beau médium et des aigus assez discrets, bien définis mais manquant un peu de richesse harmonique. Par contre, au prix du Heaven VII, la concurrence est rude, notamment en France même avec Earsonics ou d’autres comme Grado, Fostex ou Nu Force par exemple, qui ont aussi leur mot à dire. Mais qui sait… peut-être que d’ici un an ou deux, je reviendrais sur mon opinion mais pour l’instant, le Heaven VII me parait présenter autant de qualités que de défauts, ce qui ne plaira pas forcément aux audiophiles les plus exigeants.

Eric Mallet

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18 Avr

Eera Tentation, succombez…

Eera TentationRappelez-vous qu’il y a de cela un peu plus de 30 ans, le premier lecteur de CD était mis sur le marché, association entre Philips et Sony Corporation. Projet mis en œuvre depuis 1979, les premiers lecteurs faisaient l’objet de toutes les caricatures: son agressif, manque de fluidité, manque de musicalité… Il est vrai qu’à l’époque, un bon lecteur de cassettes analogiques ou une bonne platine de vinyle rivalisait très largement avec cette nouvelle petite galette de 12 cm de diamètre. Le temps a fini par passer et la technologie finira elle aussi par évoluer. A ce jour, la plupart des lecteurs de CD profitent de la puissance de calcul incomparable des convertisseurs modernes, ce qui, sur le plan purement technique, pouvait difficilement être imaginé en 1982. Aujourd’hui, la plupart des lecteurs CD de qualité rivalisent avec les platines vinyles en termes de musicalité et de qualité d’écoute. Cela étant dit, il ne faudra pas vous attendre à des miracles si vous investissez 150 euros dans un appareil vendu chez Carrefour, tout a une logique. Mais personnellement, en termes de lecteur numérique de CD, j’aurais plutôt tendance à considérer l’Eera Tentation comme un aboutissement. Et pourtant…

La platine vinyle et l’analogique pur n’ont pas dit leur dernier mot…

L’analogique pur se défend encore plutôt bien et même bien plus encore. En premier lieu, c’est l’objet qui attire. La beauté incomparable d’une belle platine vinyle ou la pose d’un bras sur les microsillons font toujours partie des petits gestes presque rituels de l’audiophile maniaque, sinon exigeant… Comment d’ailleurs ne pas se satisfaire d’une imposante collection de 45 et de 33 tours soigneusement rangée sur une belle étagère. L’arrivée du Compact Disc n’aura donc pas tout effacé de nos platines vinyles au charme intemporel. Peut-être un peu plus standardisé, le lecteur de CD nous régale depuis plus de 30 ans de belles musiques et d’émotions, aidé en cela de ses facultés technologiques aujourd’hui plus évoluées qu’une platine vinyle. Toujours est-il que l’on cherche sans cesse à retrouver l’âme et la fascination d’une musicalité purement analogique. Sur ce point, le numérique nous fait-il encore défaut ?

L’Eera Tentation représente le haut de gamme des lecteurs de CD Eera

Eera TentationMis à part l’Autographe qui coiffe la gamme Eera dans le très haut de gamme de la marque, l’Eera Tentation reste pour moi assez difficile à décrire. Même si j’ai encore un peu dans l’oreille ses concurrents directs de chez Audio Aero ou Métronome Technologie, je classerai le Tentation à part et pour plusieurs raisons. Description difficile parce qu’il m’est impossible de découper l’écoute en termes audiophiles classiques de transparence, de musicalité ou de bande passante, l’Eera Tentation marque par son homogénéité sans faille. Sans doute ce critère est-il le plus flagrant durant les premières écoutes. C’est aussi cette homogénéité que j’avais remarqué sur l’Eera DL1, au point que je craignais de changer mon lecteur en y perdant de la cohérence. Homogène d’un bout à l’autre du spectre audio, l’Eera Tentation va encore beaucoup plus loin que le DL1. En même temps, c’est aussi cette homogénéité présente sur toute la bande passante, du grave à l’aigu, que nous recherchons peut-être inconsciemment avec les lecteurs analogiques. Plus homogène à l’écoute, un appareil plaira car on ne se posera plus de questions sur sa musicalité mais en même temps, il deviendra très difficile à découper en tranches. Ces lecteurs reproduisent la musique telle qu’elle est, et c’est bien tout ce qu’on leur demande finalement…

L’Eera Tentation dépasse les critères classiques de bande passante, transparence, dynamique ou de musicalité

En effet, parler de musicalité revient à dire qu’un lecteur sera plus ou moins musical, devrait-on se baser sur d’autres critères comme la fluidité du message musical, l’émotion ressentie à l’écoute ou d’autres considérations encore. Parler de transparence ou de dynamique appelle là aussi à évoquer d’autres critères tout aussi subjectifs. Lecteur de CD d’une homogénéité qui interpelle, même si je dois me répéter, il ne m’est possible de caractériser le Tentation qu’en partant de cette qualité rare, une qualité que l’on retrouve généralement sur des platines vinyle très élaborées.

Si je devais caractériser l’Eera Tentation en termes de bande passante, je dirais d’abord que c’est le grave qui impressionne. Les basses fréquences n’ont de réelles limites que celles que votre amplificateur pourra réellement vous donner. Ça frappe fort et en rythme. Le médium présente une richesse harmonique que je n’avais encore jamais découvert sur un autre support numérique ni analogique. Au bout de quelques heures de chauffe, l’Eera Tentation vous fait redécouvrir la texture exacte de chacun de vos albums, c’est pour le moins surprenant. A ce sujet, les amateurs de voix seront ravis. Si vous êtes amateurs d’opéra, d’opérette ou de voix féminines, vous découvrirez vraiment chaque enregistrement tel qu’il a été enregistré, la moindre inflexion de voix étant parfaitement reproduite.

Cette qualité particulièrement déconcertante met d’ailleurs directement en valeur les qualités de transparence exceptionnelle du Tentation. Je me suis surpris à distinguer très nettement la frappe d’un marteau sur la peau d’une grosse caisse de batterie d’un album que je pensais pourtant bien connaitre. La richesse de détails libérés dans le grave est d’ailleurs un des points forts de ce lecteur hors du commun. L’aigu, sans être discret, est toujours parfaitement intégré au reste de la bande passante, sans être projeté. On reconnait très nettement le timbre d’une cymbale ride, d’une crash ou d’une charleston avec toutes ses inflexions dynamiques. Les amateurs de jazz apprécieront certainement cette qualité et les batteurs retrouveront le timbre exact de leurs cymbales. On pourrait d’ailleurs facilement reconnaitre les marques de chacune d’entre elles.

Des timbres parfaitement exacts par rapport à la tessiture originelle des instruments

Question timbres, l’exactitude est bluffante quel que soit l’instrument. C’est impressionnant sur du piano où le toucher et le corps de l’instrument sont reproduits dans toute leur matière avec la cohérence la plus fidèle. Les arpèges d’une guitare sont également reproduits avec son timbre exact, sans aucune surdéfinition dans l’aigu. Chaque solo de guitare est un régal dans le sens où le phrasé se retrouve parfaitement retranscrit, selon ce qu’avait voulu rendre le musicien. Sur du Vanessa Carlton, c’est presque magique, au point où l’on a vraiment l’impression de se retrouver devant la chanteuse, l’image stéréophonique étant idéalement retranscrite en largeur comme en profondeur. A nouveau, j’ai retrouvé la qualité d’image stéréophonique de mon Eera DL1 tout en y gagnant encore en profondeur et en précision. Particulièrement fluide, ce critère assez caractéristique de fluidité est d’ailleurs souvent retenu lorsque l’on cherche à caractériser une écoute analogique par rapport au numérique. Sur ce point, le Tentation connait – ou plutôt reproduit – parfaitement la chanson. La qualité des silences participent également à cette impression tenace de réalité musicale reproduite par le Tentation. Chaque plan est parfaitement différencié dans l’espace musical et de manière très naturelle.

Même difficulté lorsque l’on parle de dynamique, un critère qui revient d’ailleurs assez souvent dans les magazines de Haute Fidélité mais qui finit sans doute par être très galvaudé. Sur ce critère, l’Eera Tentation respecte parfaitement les écarts de dynamique, même les plus ténus, une qualité qui s’entend très nettement sur les voix ou sur les changements de rythme. La musique démarre ou s’arrête de manière nette et précise au point où l’on apprécie chaque morceau dans sa globalité, telle qu’il a été joué. En effet, je me suis souvent surpris à retenir un phrasé, une partie de la rythmique batterie ou un riff de guitare sur un morceau particulier. Avec le Tentation, c’est assez différent car il ne met l’accent sur aucune partie du spectre sonore. Chaque morceau reste parfaitement fluide, au point où on s’étonne parfois d’avoir totalement apprécié un album plutôt que quelques morceaux de l’album seulement.

L’Eera Tentation s’approche de très près d’une platine analogique mais avec toutes les facultés modernes et bluffantes du numérique

L’Eera Tentation est un reproducteur de musique vraiment exceptionnel dans le sens où il se présente un peu comme une exception par rapport à d’autres lecteurs du – très – haut gamme des lecteurs numériques. Si pour vous, la haute fidélité veut dire quelque chose, que vous recherchiez vraiment la réalité du concert ou de profiter d’un album comme si vous étiez en studio au moment où il a été enregistré, l’Eera Tentation mérite largement une écoute sérieuse et approfondie. Avec tout ceci, j’ai quand même du mal à imaginer comment l’Autographe peut encore aller plus loin en termes de réalisme mais je ne demanderais pas mieux que de l’écouter un jour prochain. Une chose est sure cependant; l’Eera Tentation mérite d’être accompagné d’un amplificateur tout aussi exceptionnel que lui et en termes d’amplification, les choix sont nombreux. Je ne pourrais d’ailleurs que vous conseiller de le câbler en JPS Labs, un Superconductor 2 serait bien le minimum qu’on puisse lui offrir, sinon un Illuminata. Un Shunyata haut de gamme pourrait également lui convenir au mieux. Mais d’ici là, laissons le dernier mot à son créateur Didier de Lucas qui affirme que « c’est de cette manière qu’un lecteur de CD devrait toujours fonctionner… » J’aurais vraiment du mal à ne pas être d’accord avec lui.

Eric Mallet

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04 Déc

Casque intra-auriculaire Final Audio Adagio III

detail_main006_adagio-iiiDe retour depuis peu du salon Haute Fidélité parisien qui m’étonne un peu plus tous les ans pour la qualité des écoutes qu’il propose (même si des râleurs diront sans doute le contraire), je reprends la plume pour vous faire part d’une belle découverte, le temps de terminer la refonte des photos de l’exposition. Cette découverte a pris la forme d’un casque intra-auriculaire de la marque Final Audio Design, modèle Adagio III pour être précis. Mon Earsonics SM3 V2 étant en attente de réparation, cela faisait quelques semaines que je patientais, dans l’attente de tomber sur un casque intra-auriculaire de très bonne qualité, sans toute fois atteindre le prix de mes Earsonics. Mon attente pris fin en écoutant presque par hasard, cet Adagio III de Final Audio Design, d’allure assez discrète mais pourtant très sympathique au regard. Reste à savoir ce qu’il pouvait donner à l’écoute.

Si cette entreprise n’est pas récente, Final Audio Design est une marque japonaise créée en 1974 par Kanemori Takai qui se distingua tout d’abord dans la fabrication de cellules pour platines analogiques, amplificateurs et enceintes acoustiques avec un talent très rapidement reconnu par ses pairs. Ce n’est qu’en 2007 que la marque commencera à s’intéresser de prêt à la fabrication de casques audio, notamment de l’Adagio III que je vous présente ici en test !

Test des Adagio III de Final Audio Design

Adagio III Final Audio DesignDe cette marque japonaise, je ne connaissais pas grand chose, à part quelques vagues critiques mettant en avant le côté assez spécifique des modèles Heaven V sur l’aigu, les recommandant pour le classique ou le jazz. J’ai maintenant plutôt l’impression qu’il s’agit d’un avis un peu trop tranché sur la question. Durant les premières secondes d’écoutes, j’ai surtout perçu les basses un peu lourdes d’un casque qui n’avait jamais fonctionné auparavant mais ces 20 premières secondes m’ont surtout convaincu que j’avais une véritable petite merveille logée entre les oreilles.

C’est surtout la qualité de toute la plage médium qui surprend le plus avec ce petit casque. Du bas médium aux limites de l’aigu, cet Adagio III déploie une vitalité et une justesse de timbres absolument remarquable, surtout au prix où il est proposé, c’est à dire aux alentours des 70€. A ce tarif, bien peu de concurrents savent en faire autant. Les Jays par exemple, arrivent loin derrière, avec un son plus neutre mais aussi moins plaisant. Corollaire de cette qualité inattendue, la transparence est de haut niveau, on entend très clairement le bruit de fond de vieux albums CD qui n’ont pas été totalement enregistré en numérique, le bruit de fond d’un Mac sur lequel je les avais branché était d’ailleurs nettement audible. Je ne percevais pas ce bruit sur un casque de petite qualité qui me servait un peu de casque de secours. Par exemple, les applaudissements du public sont très clairement distincts et ne ressemblent en rien à une pluie fine, contrairement à d’autres casques concurrents de la même veine.

Un médium de toute beauté avec des voix parfaitement articulées

Adagio III caractéristiquesLes voix sont également superbes de réalisme, avec une articulation parfaite qui, au risque de me répéter, étonne dans cette gamme de prix. Sur du Vanessa Carlton, c’est tout simplement magique. Je me surprends même à redécouvrir le timbre de cette étonnante chanteuse américaine. Tout d’abord testé au salon même, sur le premier album de Stream of Passion, la voix de Marcela Bovio est frappante de réalisme et d’émotion. La moindre inflexion de sa voix envoutante libère une expressivité hors du commun, c’est tout à fait saisissant de véracité. Pourtant, il me semble bien difficile d’y voir une coloration, plutôt une expression rafraichissante des couleurs de toutes les musiques que pourrait chanter cet étonnant Adagio III. A vrai dire, la bande passante de l’Adagio III s’avère particulièrement étendue du grave à l’aigu, sans rupture ni effet de masque du grave sur le bas médium. Tout est clair et net, tout s’entend et se savoure avec un plaisir non contenu.

Le grave étonne également par sa capacité à descendre bas lorsque du grave est réellement présent sur le disque, contrairement à une majorité d’intra proposés dans cette même gamme de prix. On en revient à une justesse des timbres confondantes avec un piano ou une contrebasse non seulement parfaitement timbrés avec un grain aisément reconnaissable mais aussi avec une liberté d’expression particulièrement agréable. C’est net, ça respire profondément, avec à l’opposé du spectre, un aigu tout aussi bien détouré, précis et parfaitement timbré. La dynamique de chaque morceau est également parfaitement transmise par l’Adagio III mais sans excès, le rythme est tout simplement juste. C’est puissant sur du Heavy métal, harmonieux et vif sur du jazz ou du classique. Le phrasé et le suivi harmonique d’un solo de guitare s’avère particulièrement expressif, très proche des intentions du guitariste.

L’Adagio III est remarquable malgré des petits défauts qui s’entendent par les plus perfectionnistes

Finalement cet Adagio III de Final Audio Design est une petite merveille même s’il ne sait pas tout faire. En effet, s’il est imbattable sur la justesse des timbres, la fraicheur du rythme et la puissance musicale qu’il sait habilement reproduire, l’image stéréophonique est très correcte en largeur mais beaucoup moins en profondeur. A titre de comparaison, l’Adagio III est largement battu par des Earsonics sur ce plan mais pour le reste, il est capable de donner de belles leçons à nombre d’intra-auriculaires concurrents, même parfois à des prix plus élevés. Autre petit point faible que j’ai eu l’occasion de remarquer au fil de mes écoutes concerne curieusement le son d’une rythmique guitare saturée sur du Métal, pas toujours reproduite avec exactitude ni avec la matière caractéristique des amplificateurs à lampes lorsqu’ils sont chauffés à blanc. Étant moi-même guitariste, ce détail me saute aux oreilles assez rapidement. Et malgré ce léger manque de matière dans le médium aigu, il s’agit d’une véritable réussite à un prix encore raisonnable, surtout pour ceux qui veulent s’offrir un casque intra de qualité sans y mettre 150 ou 200€.

Méfiez-vous également de la commande de volume si vous voulez conserver votre audition en bon état. L’impédance réduite de 16 ohms de l’Adagio III associée à une sensibilité (réelle !) de 100 dB est largement suffisante pour alimenter n’importe quel amplificateur, même de faible puissance. A ce prix et avec ces qualités acoustiques, je ne pourrais que recommander ce remarquable Adagio III de Final Audio Design. A vrai dire, j’ai hâte de le comparer à un modèle Heaven de la marque (avec un peu plus de matière dans le médium si possible) mais s’ils sont aussi bons, je risque fort de devenir un fan inconditionnel de ces petites perles du Japon !

Eric Mallet

19 Juil

Eera DL1, un fabricant français talentueux de lecteurs CD

Eera DL1 01A une époque où le numérique nous offre toujours plus de musicalité, la transmission des données numériques audio par la wifi semble avoir pris le pas sur notre bonne vieille galette sobrement nommée Compact Disc ou CD pour la plupart des locuteurs français. Autrefois vouée à l’hégémonie, à l’enfer ou à l’oubli face au vinyle dont la qualité musicale est impossible à mettre en doute, notre bonne galette de plastique numérique a profité de l’évolution spectaculaire de la conversion numérique pour nous réjouir un peu plus chaque jour d’une musique parfaitement orchestrée, dynamique, soucieuse du détail et en un mot, ré-jou-issante. L’Eera DL1 fait partie de ces lecteurs…

Pourtant… Revenant des salons depuis 3 ou 4 ans, il est vrai que les nouveaux formats numériques, et qui se passent d’un quelconque support hormis celui d’un disque dur, peuvent laisser dubitatif la plupart des audiophiles qui ne jurent que par leur collection de CD et de vinyles patiemment complétée au fil du temps. Pourtant, le lecteur de CD n’est pas mort, loin de là. J’en veux pour preuve un marché très dynamique et très étonnant de lecteurs performants et abordables, très certainement gratifiés eux aussi des progrès de la conversion numérique. Donnons pour seul exemple l’excellent lecteur de Simaudio s’il ne fallait n’en citer qu’un.

La France compte parmi les meilleurs fabricants de lecteurs CD au monde…

Chez nous, s’il fallait faire fi de la qualité musicale des lecteurs français, il s’agirait tout simplement d’un affront ou peut-être, d’un problème d’audition particulièrement grave. Citons Audio Aero, Jadis ou Métronome Technologie dont le talent ne peut être ignoré. Quant à moi, j’ai choisi un lecteur de CD Eera, je possède le modèle Eera DL 1 depuis plusieurs années et j’en suis très satisfait. A vrai dire, je me suis tourné vers ce lecteur après que mon T + A 1245R soit tombé en panne, un lecteur allemand bien connu à l’époque pour présenter une très belle musicalité associée à une technologie particulièrement évoluée.

Pendant plusieurs années mon T + A m’a servi de drive (malgré sa relative lenteur) puisqu’il était chargé de véhiculer le signal sonore vers mes Goldmund numérique SR8 et son amplificateur dédié. La technologie de transport étant particulièrement soignée chez Eera, j’ai donc acheté l’Eera DL1 pour bénéficier d’un transport CD de haute qualité. Sa mécanique Gyropoint sous brevet me semblait répondre particulièrement bien à mes attentes et je n’ai pas été déçu.

Eera DL1, c’est une mécanique ET un DAC très musicaux

Eera DL1A peine installé, le DL1 s’est révélé très supérieur au T + A et ce, sur tous les domaines. Plus transparent, le DL1 présentait une musicalité plus cohérente, plus riche en détails malgré le très bon niveau de mon T + A. A vrai dire, il n’y a là rien d’étonnant à cela, étant donné la différence d’âge entre les deux lecteurs de CD et malgré le talent certain de cette marque allemande d’électroniques. Pendant 3 ans, l’EERA DL1 m’a servi de Drive en remplissant parfaitement sa tâche. Cependant, ce n’est qu’à présent, en l’utilisant en tant que lecteur intégré, que je me rends vraiment compte de ses qualités. En effet, mon amplificateur Goldmund étant tombé en panne, j’ai fini par renvoyer l’ampli chez l’importateur en subissant une attente interminable.

Pendant ce temps, je m’achetais un bon petit Marantz bien musical, certes à un prix dérisoire par rapport à mes Goldmund mais aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas ces deux grosses usines à gaz et je ne referais pas deux fois la même erreur. A vrai dire, utiliser un préampli numérique à 8 canaux en stéréo seulement n’a pas vraiment de sens; autant s’acheter un bon ampli analogique, élaboré avec soin. Après certains vous diront que les préampli numériques sont supérieurs aux analogiques mais ce n’est absolument pas le cas. C’est un peu comme dire que les lecteurs numériques sont supérieurs à l’analogique du vinyle, ça n’a absolument aucun sens. Comment peut-on trancher de manière objective alors que le ressenti de la musique est infiniment subjectif ? C’est tout simplement ridicule.

Bref… Aujourd’hui, mon Eera DL1 est branché sur un modeste Marantz PM6004 et me délivre une musique admirable. En modulation, il reçoit un Siltech 770i et un JPS Labs Superconductor + en guise de câbles d’enceintes, en attendant de passer à du tout JPS Labs. Depuis que je l’écoute vraiment, avec son propre DAC, je me demande tout simplement si je vais le changer un jour, tellement il délivre une musique cohérente en tous points, une qualité rarement retrouvée, du moins à ce tarif. Peut-être me pencherais-je un jour sur le DL1.5 ou peut-être aussi sur un Audio Aero ou un Métronome Technologie mais rien de moins. C’est un peu bête mais toujours est-il que j’ai peur d’y perdre quelque chose au change…

Très cohérent sur le plan musical, l’Eera DL1 étonne par le nombre de ses qualités

Eera DL1Quant à ses qualités, elles sont nombreuses. Sans égaler les lecteurs très haut de gamme que j’ai eu l’occasion d’écouter en salon de Haute Fidélité, c’est la cohérence de la bande passante qui surprend toujours. Du grave à l’aigu, en passant par un médium qui étonne par la belle matière musicale qu’il dispense, tout se présente précisément à sa place. Chaque note de basse est parfaitement timbrée, jamais redondante alors que je ne cesse de m’étonner de la précision du bas du spectre et de sa richesse harmonique. Comme je le disais, le médium présente une belle matière et ne se laisse prendre en défaut que sur certains morceaux que je connais par cœur, pour présenter une très légère acidité, mais vraiment très légère. Étant audiophile depuis plus de 25 ans, il est fort probable que la majorité des auditeurs qui ne font pas partie de notre monde de perfectionnistes ne l’entendrait même pas.

Cela étant dit, j’entrevois bientôt de passer sur une modulation JPS labs afin d’effacer rapidement ce petit défaut, le lecteur pouvant difficilement être en cause ici. L’aigu se caractérise par une belle finesse même si des lecteurs plus haut de gamme en donneront certainement plus à distinguer dans ce registre. Cependant, on distingue parfaitement le timbre d’une cymbale ride par rapport à l’aigu de la crash par exemple. Les guitares se retrouvent parfaitement timbrées, avec une belle matière qui laisse reconnaitre un ampli à lampes chauffé à blanc dans tous la beauté musicale qu’il est capable de transmettre.

L’EERA DL1 est à la fois précis, transparent et fluide avec une image stéréophonique exemplaire

Grande qualité de l’EERA DL1, l’image sonore qu’il dépeint sur chaque morceau étonne par sa précision tout en présentant la musique avec une profondeur et un étagement en largeur et en hauteur parfaitement distingués. On voit parfaitement où se situe chaque intervenant, ce qui n’est pas toujours évident avec de nombreux lecteurs beaucoup moins travaillés sur le plan technologique que l’Eera DL1. Il fait partie des lecteurs dont il suffit de passer les première notes d’un morceau pour que vous compreniez exactement ce que stéréophonie veut dire.

Certains albums passent plus souvent que d’autres sur ma chaîne, malgré ma petite collection de 560 albums environ, citons tout simplement mes préférés avec Vanessa Carlton et son excellent album Be not Nobody, mes Dark Tranquillity, les albums de Jorn et le dernier Megadeth pour le métal mais aussi quelques Jordi Savall avec notamment Tous les Matins du Monde que je me repasse de temps et temps. C’est sans oublier mes Mylène Farmer, une des rares artistes que j’apprécie vraiment, tant la musique française me laisse indifférent et ce ne sont pas les dernières niaiseries du moment qui viendront me redonner l’envie d’acheter un album. Vous l’avez compris, l’EERA DL1 vous passera tous les styles avec le même plaisir, pourvu que la musique soit bonne et réjouissante !

Eric Mallet

12 Déc

Amplificateurs mono Kallyste, plus près du Graal de la Haute Fidélité !

Blocs mono Kallyste, enceintes PMC

Amplificateurs Kallyste (blocs mono), enceintes PMC

L’édition 2015 du salon Haute Fidélité organisé par ce même magazine m’a laissé de très bons souvenirs avec de très belles écoutes, notamment chez Jadis, chez Gryphon, avec Métronome Technologie et Pass Labs pour ne citer que ceux qui me viennent directement à l’esprit.

Pourtant, là où j’ai encore eu un choc s’est produit dans une petite pièce du salon au sous-sol avec les enceintes PMC, Avant-Garde et les blocs monophoniques Duel de chez Kallyste, des amplificateurs mono qui ne paient pas de mine, ne sont pas vraiment chromés ni boisés mais dont la musicalité ne peux pas laisser indifférent. Peu imposants, leur musicalité s’avère très riche pour les amateurs d’oeuvres musicales vivantes et dynamiques. Notons également la très belle présentation des caractéristiques des enceintes Avant Garde par un représentant de la marque, écoutées en alternance avec les PMC.

Curieusement, j’ai préféré l’écoute Kallyste + PMC plutôt que les Avant-Garde. Cela reste très subjectif et personnel, la qualité d’écoute de ces enceintes à pavillons reste toujours une expérience un peu à part, voire un certain privilège. Les enceintes Avant-Garde et PMC sont distribuées par la société DEA International.

Un nouveau choc musical, même si je m’y attendais un peu…

Enceintes Avant-Garde et PMC

Enceintes Avant-Garde & PMC

En réalité, le choc s’est produit pour la seconde fois puisque l’année dernière, les amplificateurs Kallyste était déjà présents au salon du Mariott avec leur préamplificateur à lampes dédié, encore au stade de prototype. J’avais donc prévu d’écrire un article sur cette écoute vraiment hors du commun, je n’ai su le faire que maintenant. En outre, pour ceux qui veulent jeter un œil sur mes photos du salon, elles sont disponibles sur mon adresse pinterest: Salon Haute Fidélité Paris 2015.

Sur le plan technique, la société Kallyste revendique l’utilisation d’un tube à vide pour la qualité musicale qu’il procure. Le Duel est donc un amplificateur hybride tubes et transistors. Il délivre 100 Watts RMS sur 8 ohms avec un temps de montée de seulement 2 µs. A nouveau, le préamplificateur est un prototype hybride lampes/transistors. Kallyste n’a pas non plus l’envergure de grosses entreprises de la haute fidélité comme B & W, Marantz ou Accuphase mais il revendique au contraire son statut d’artisan, proposant des amplificateurs soigneusement élaborés par des passionnés de la reproduction musicale, à partir des technologies les plus abouties du marché, de composants strictement sélectionnés et d’un peu de bon sens.

L’écoute !

Si j’avais pu garder de très bons souvenirs de l’écoute proposée en 2014, celle qui a eu lieu cette année ne m’a pas déçu non plus. A priori, la première chose qui semble me sauter aux oreilles (et aux yeux) concerne la parfaite entente entre les enceintes PMC associées (format bibliothèque ou colonnes) et le duo ampli/préampli de Kallyste. Si la synergie est là, on assiste à une écoute particulièrement réjouissante car très vive et particulièrement juste en timbres. Particulièrement difficile à ce sujet, j’ai toujours considéré qu’un système ne pouvant approcher la justesse originale des timbres instrumentaux réels n’avait aucun avenir. Etant moi-même guitariste, je reste très sensible aux timbres d’une guitare ou superbement saturée par un amplificateur à lampes chauffé à blanc (sorry mais je ne dirais jamais « à tubes ») même si je ne joue plus depuis longtemps.

La musique remplit facilement la pièce d’écoute, elle étonne par sa facilité de couler de manière très naturelle, presque évidente. Chaque morceau passé libère une quantité impressionnante de détails qui participent à l’établissement d’une image stéréophonique conforme à l’enregistrement. On retrouve assez nettement les intentions de l’ingénieur du son, morceaux après morceaux. La dynamique (au sens de la vivacité de la musique, pas au sens technique du terme) est assez stupéfiante, rien ne traîne mais semble au contraire, suivre parfaitement le rythme original des morceaux, une qualité que j’avais apprécié chez Goldmund et qui contribue d’ailleurs fortement à la précision des timbres et à la spatialité parfaitement marquées par le système.

Ampli_mono_Kallyste_Duel_1C’est frais et réjouissant, et même sans dénigrer la qualité incontestable des enceintes PMC, je me verrais bien brancher ces amplis sur la nouvelle mouture des Quattro + de PEL qui m’ont également surpris au cours du salon, précisément pour cette qualité indéniable de rapidité, totalement exempte de traînage.

A vrai dire, on assiste rarement à ce genre d’écoutes vivifiantes, rapides mais non fatigantes et qui s’approchent aussi bien des conditions réelles du concert. Pourtant, certains diront qu’une écoute assez vive a parfois tendance à sonner aigre ou crispant sur l’aigu avec un manque frappant de matière sonore. C’est un défaut (pour moi injustifiable) que l’on ne peut mettre sur le compte des amplificateurs Kallyste, au contraire. Leur conception technique à lampes et transistors semblent parfaitement au point pour faire ressortir les qualités des deux technologies, avec un équilibre en termes de matière sonore que très peu de systèmes peuvent atteindre.

Amplificateur haut de gamme placé dans une gamme de prix justifiée en rapport à leurs performances musicales assez exceptionnelles, les blocs mono Duel de Kallyste n’ont pas grand chose à envier à certaines électroniques beaucoup plus chères du marché. Amateurs de musique vivantes, de timbres justes et d’une belle image stéréophonique, songez à faire une écoute de ces blocs monophoniques étonnants si vous avez le budget et un bon préamplificateur sous la main.

Eric Mallet