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19 Juil

Eera DL1, un fabricant français talentueux de lecteurs CD

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Eera DL1 01A une époque où le numérique nous offre toujours plus de musicalité, la transmission des données numériques audio par la wifi semble avoir pris le pas sur notre bonne vieille galette sobrement nommée Compact Disc ou CD pour la plupart des locuteurs français. Autrefois vouée à l’hégémonie, à l’enfer ou à l’oubli face au vinyle dont la qualité musicale est impossible à mettre en doute, notre bonne galette de plastique numérique a profité de l’évolution spectaculaire de la conversion numérique pour nous réjouir un peu plus chaque jour d’une musique parfaitement orchestrée, dynamique, soucieuse du détail et en un mot, ré-jou-issante. L’Eera DL1 fait partie de ces lecteurs…

Pourtant… Revenant des salons depuis 3 ou 4 ans, il est vrai que les nouveaux formats numériques, et qui se passent d’un quelconque support hormis celui d’un disque dur, peuvent laisser dubitatif la plupart des audiophiles qui ne jurent que par leur collection de CD et de vinyles patiemment complétée au fil du temps. Pourtant, le lecteur de CD n’est pas mort, loin de là. J’en veux pour preuve un marché très dynamique et très étonnant de lecteurs performants et abordables, très certainement gratifiés eux aussi des progrès de la conversion numérique. Donnons pour seul exemple l’excellent lecteur de Simaudio s’il ne fallait n’en citer qu’un.

La France compte parmi les meilleurs fabricants de lecteurs CD au monde…

Chez nous, s’il fallait faire fi de la qualité musicale des lecteurs français, il s’agirait tout simplement d’un affront ou peut-être, d’un problème d’audition particulièrement grave. Citons Audio Aero, Jadis ou Métronome Technologie dont le talent ne peut être ignoré. Quant à moi, j’ai choisi un lecteur de CD Eera, je possède le modèle Eera DL 1 depuis plusieurs années et j’en suis très satisfait. A vrai dire, je me suis tourné vers ce lecteur après que mon T + A 1245R soit tombé en panne, un lecteur allemand bien connu à l’époque pour présenter une très belle musicalité associée à une technologie particulièrement évoluée.

Pendant plusieurs années mon T + A m’a servi de drive (malgré sa relative lenteur) puisqu’il était chargé de véhiculer le signal sonore vers mes Goldmund numérique SR8 et son amplificateur dédié. La technologie de transport étant particulièrement soignée chez Eera, j’ai donc acheté l’Eera DL1 pour bénéficier d’un transport CD de haute qualité. Sa mécanique Gyropoint sous brevet me semblait répondre particulièrement bien à mes attentes et je n’ai pas été déçu.

Eera DL1, c’est une mécanique ET un DAC très musicaux

Eera DL1A peine installé, le DL1 s’est révélé très supérieur au T + A et ce, sur tous les domaines. Plus transparent, le DL1 présentait une musicalité plus cohérente, plus riche en détails malgré le très bon niveau de mon T + A. A vrai dire, il n’y a là rien d’étonnant à cela, étant donné la différence d’âge entre les deux lecteurs de CD et malgré le talent certain de cette marque allemande d’électroniques. Pendant 3 ans, l’EERA DL1 m’a servi de Drive en remplissant parfaitement sa tâche. Cependant, ce n’est qu’à présent, en l’utilisant en tant que lecteur intégré, que je me rends vraiment compte de ses qualités. En effet, mon amplificateur Goldmund étant tombé en panne, j’ai fini par renvoyer l’ampli chez l’importateur en subissant une attente interminable.

Pendant ce temps, je m’achetais un bon petit Marantz bien musical, certes à un prix dérisoire par rapport à mes Goldmund mais aujourd’hui, je ne regrette vraiment pas ces deux grosses usines à gaz et je ne referais pas deux fois la même erreur. A vrai dire, utiliser un préampli numérique à 8 canaux en stéréo seulement n’a pas vraiment de sens; autant s’acheter un bon ampli analogique, élaboré avec soin. Après certains vous diront que les préampli numériques sont supérieurs aux analogiques mais ce n’est absolument pas le cas. C’est un peu comme dire que les lecteurs numériques sont supérieurs à l’analogique du vinyle, ça n’a absolument aucun sens. Comment peut-on trancher de manière objective alors que le ressenti de la musique est infiniment subjectif ? C’est tout simplement ridicule.

Bref… Aujourd’hui, mon Eera DL1 est branché sur un modeste Marantz PM6004 et me délivre une musique admirable. En modulation, il reçoit un Siltech 770i et un JPS Labs Superconductor + en guise de câbles d’enceintes, en attendant de passer à du tout JPS Labs. Depuis que je l’écoute vraiment, avec son propre DAC, je me demande tout simplement si je vais le changer un jour, tellement il délivre une musique cohérente en tous points, une qualité rarement retrouvée, du moins à ce tarif. Peut-être me pencherais-je un jour sur le DL1.5 ou peut-être aussi sur un Audio Aero ou un Métronome Technologie mais rien de moins. C’est un peu bête mais toujours est-il que j’ai peur d’y perdre quelque chose au change…

Très cohérent sur le plan musical, l’Eera DL1 étonne par le nombre de ses qualités

Eera DL1Quant à ses qualités, elles sont nombreuses. Sans égaler les lecteurs très haut de gamme que j’ai eu l’occasion d’écouter en salon de Haute Fidélité, c’est la cohérence de la bande passante qui surprend toujours. Du grave à l’aigu, en passant par un médium qui étonne par la belle matière musicale qu’il dispense, tout se présente précisément à sa place. Chaque note de basse est parfaitement timbrée, jamais redondante alors que je ne cesse de m’étonner de la précision du bas du spectre et de sa richesse harmonique. Comme je le disais, le médium présente une belle matière et ne se laisse prendre en défaut que sur certains morceaux que je connais par cœur, pour présenter une très légère acidité, mais vraiment très légère. Étant audiophile depuis plus de 25 ans, il est fort probable que la majorité des auditeurs qui ne font pas partie de notre monde de perfectionnistes ne l’entendrait même pas.

Cela étant dit, j’entrevois bientôt de passer sur une modulation JPS labs afin d’effacer rapidement ce petit défaut, le lecteur pouvant difficilement être en cause ici. L’aigu se caractérise par une belle finesse même si des lecteurs plus haut de gamme en donneront certainement plus à distinguer dans ce registre. Cependant, on distingue parfaitement le timbre d’une cymbale ride par rapport à l’aigu de la crash par exemple. Les guitares se retrouvent parfaitement timbrées, avec une belle matière qui laisse reconnaitre un ampli à lampes chauffé à blanc dans tous la beauté musicale qu’il est capable de transmettre.

L’EERA DL1 est à la fois précis, transparent et fluide avec une image stéréophonique exemplaire

Grande qualité de l’EERA DL1, l’image sonore qu’il dépeint sur chaque morceau étonne par sa précision tout en présentant la musique avec une profondeur et un étagement en largeur et en hauteur parfaitement distingués. On voit parfaitement où se situe chaque intervenant, ce qui n’est pas toujours évident avec de nombreux lecteurs beaucoup moins travaillés sur le plan technologique que l’Eera DL1. Il fait partie des lecteurs dont il suffit de passer les première notes d’un morceau pour que vous compreniez exactement ce que stéréophonie veut dire.

Certains albums passent plus souvent que d’autres sur ma chaîne, malgré ma petite collection de 560 albums environ, citons tout simplement mes préférés avec Vanessa Carlton et son excellent album Be not Nobody, mes Dark Tranquillity, les albums de Jorn et le dernier Megadeth pour le métal mais aussi quelques Jordi Savall avec notamment Tous les Matins du Monde que je me repasse de temps et temps. C’est sans oublier mes Mylène Farmer, une des rares artistes que j’apprécie vraiment, tant la musique française me laisse indifférent et ce ne sont pas les dernières niaiseries du moment qui viendront me redonner l’envie d’acheter un album. Vous l’avez compris, l’EERA DL1 vous passera tous les styles avec le même plaisir, pourvu que la musique soit bonne et réjouissante !

Eric Mallet

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