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07 Avr

Essai Siltech Série G7 25th Anniversary: Câble de modulation 330i et 550i

Siltech-330i-G7-25-anniversaireUn coup de cœur pour un câble Siltech ? Vous voulez rire… On parle bien de la marque de câbles hors de prix qui fabrique des câbles en argent et en or pur à se fâcher avec son banquier sur trois générations et qui ne sonnent vraiment que sur Dynaudio ou quelques rares autres marques ? C’est vraiment cette marque de câbles ? Vous en êtes sûr ?…

Oui, positivement, assurément, c’est bien cette marque de câbles hors de prix…

Déjà que la série G3, ça sonnait très aigu, détaillé, horrible sur une chaîne de petit budget et pas vraiment adapté, la série G5, j’ai pas vraiment apprécié non plus. C’était pas beaucoup mieux sur mon système, du Cairn à l’époque. Et sur du Goldmund ? Aurais-je tenté l’hérésie ? Oui… je l’ai fait avec un modèle 56 en modulation entre mon T + A et mon Mimesis SR. Résultat: c’est vraiment pas ça. En gros Siltech, ça fait hésiter. On entend pas mal de détails et on pense avoir trouvé le bon câble. Seulement, au bout de trois jours, on se rend compte de la (grosse) boulette. C’est transparent, on entend presque tout mais ça fait pas de musique. Dommage…

Siltech-330i-serie-G7Sur des Dynaudio, ça impressionne, surtout quand les enceintes dépassent 2 mètres de haut mais on en sort toujours avec une impression qu’il nous manque un petit quelque chose d’indéfinissable (en gros, de la musique). Par contre, j’ai eu un 330i de la nouvelle série G7 25th anniversaire dans les mains (en modulation) et j’ai risqué à nouveau l’hérésie mais sur mon ensemble Mimesis 7.5 et Mimesis 6. Et là… stupéfaction !

Je suis non seulement devenu hérétique mais je suis surtout tombé du grenier à la cave, paf !!!!!!!!!!!!!!!!!!! d’un seul coup et sur les 20 premières secondes d’un morceau ; le câble tout neuf, sorti du carton, n’était même pas rodé. Même si les critères purement audiophiles de transparence, d’image, de douceur, de fluidité, de musicalité, de bande passante étendue et d’autres encore risquent d’y passer on pourrait simplement dire qu’on rencontre enfin la musique dans ce qu’elle a de plus pur et de plus jouissif. Pour la première fois, Siltech transmet de la musique entre la source et l’ampli, j’ai encore du mal à y croire. Et pourtant, on est même pas dans le haut de gamme puisque le 550i et le 770i couronnent l’ensemble.

Siltech 330i, un bond appréciable en musicalité

Le Siltech 330i impressionne déjà méchamment. Avec  ce câble, j’ai enfin compris ce que le mot transparence voulait dire. L’articulation des voix est parfaite, le rock allemand de Silbermond est enfin merveilleusement écoutable. Les détails d’arrière plan foisonnent tout en étant parfaitement intégrés. C’est parfaitement timbré, on reconnait plus facilement le grain des amplis à lampes (chez les guitaristes on parle plutôt de lampes mais dans le monde de la haute fidélité, on parle de tubes, pourquoi ? j’en sais rien). Les cymbales crash sonnent bien nettes, sans que l’on perde la moitié des résonances en cours de route. L’aigu est déjà superbement net et timbré, il s’étend déjà très, très loin.

Siltech-G7-550iQue dire du médium sinon qu’on rejoint presque le magnifique médium du First de Van den Hul, la même justesse tout en constatant de manière effarée que le Siltech va encore beaucoup plus loin en termes de raffinement. Là, ça fait mal ! On en revoit ses jugements et ses références tellement ça sonne juste. C’est tellement beau qu’on a envie d’écouter toute sa discothèque en même temps. Encore modeste (environ 630 albums), j’imagine que je mettrais plus d’un an à tout me repasser. Les basses sont bien tendues, là, ça étonne aussi mais ce médium ensorcelle au point que l’on retrouve le grain charnel et liquide d’un ampli à lampe trois corps chauffé à blanc, un peu le genre de son qui rend fou n’importe quel gratteux de métal.

Le temps est loin où on cherchait après la grosse caisse ou la contrebasse reproduites par un Siltech G3. Dans cette partie du spectre, c’est tout aussi magnifiquement timbré. Un bon heavy de derrière les fagots ou des pays froids, un Northern ou un Dark Tranquillity donnent toute la mesure des capacités dynamiques de ces câbles. Les écarts de micro dynamique sont parfaitement rendus, les grands écarts tout autant, c’est magique. Les contrastes dynamiques sont proprement saisissants, renversants et surluctants, me voilà complètement surlucté… (sic) Sur du classique ou un jazz, ça surprend et on se plaît énormément à redécouvrir la richesse d’un Patricia Barber ou d’un bon Diana Krall, ah……… le Live in Paris !

Le Siltech 550i étonne par sa neutralité musicale

Le 550i pousse le bouchon encore un peu plus loin en termes de bande passante, les écarts dynamiques sont encore plus prononcés, les timbres sont toujours aussi parfaitement différenciés et la scène sonore semble prendre un peu plus d’espace. En termes de généralité sur la gamme G7, on pourrait surtout signaler l’étonnant recul des bruits de fond, un peu comme si on avait ajouté du silence entre les notes. Je l’avais déjà remarqué avec les câbles secteur, cette impression est renforcée avec la modulation. C’est étonnant, un peu comme si les contours de chaque instruments étaient renforcés et ça donne surtout beaucoup de naturel à la musique.

Siltech-G7Bref… c’est parfait pour mes oreilles. Je pourrais encore vous faire dix pages sur ces câbles, mais à vrai dire, ce qui m’étonne le plus, c’est cette association presque contre nature d’un Siltech et d’un ensemble Goldmund, et pourtant… Ne reste finalement que le prix. Si seulement je jouais à l’Euromillions ou au Loto, je pourrais envisager l’achat d’un set de modulation, enceintes et secteur en 770i. J’espère qu’un jour…

En boutique, j’ai heureusement pu me procurer un 300 SPX, un 800 SPX pour le secteur, et deux modulations, un 330i et un 550i.

Eric

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