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06 Mai

Furutech Alpha u-p2.1, douceur et définition en cuivre OCC

Furutech Alpha u-p2.1A vrai dire, je ne m’attendais pas vraiment à une véritable surprise de la part de ce petit Furutech Alpha u-p2.1. D’aspect très sage et discret, il ne s’impose pas vraiment par son diamètre mais pour ses qualité de haute fidélité, sachant pertinemment que le diamètre d’un câble de modulation ne présage pas de sa qualité d’écoute. Certains Wireworld ou Monster Cable du diamètre d’un tuyau d’arrosage sont parfois loin d’offrir la qualité de ce petit câble très discret. Même pas rodé, je le branche à froid entre mon T + A 1245 et mon préampli Goldmund Mimesis 7.5, en attendant de confirmer avec le SR8. Donc, je suis mon protocole de rodage de 10 heures environ, sachant qu’un câble de modulation ne s’exprime vraiment qu’après une bonne centaine d’heures pour certains. D’autres câbles se rodent mieux au bout de quelques heures seulement.

Le Furutech Alpha u-p2.1 s’est révélé très musical dès la première écoute

Furutech Alpha u-p2.1A froid, le Furutech Alpha u-p2.1 m’a vraiment interpellé, pris au dépourvu, presque choqué. Remplaçant un Van den Hul The Second que je connais par cœur pour son délié, son suivi rythmique exemplaire et la belle transparence qu’il offre, ce Furutech Alpha u-p2.1 me donne déjà des  performances musicales exceptionnelles sur ce critère. Il me présente une dynamique proche du réel, même à faible volume. Étant plus persuadé des qualités de leurs câbles secteur, le FP-3TS20 apporte un gain de nervosité et de pureté très palpables au signal musical alors que l’Alpha 3 donne de l’assise dans les basses fréquences. A vrai dire, je ne m’attendais pas à découvrir un aussi beau médium de la part de ce petit Furutech Alpha, paraissant presque chétif en comparaison à d’autres câbles de modulation de faible qualité musicale.

La première qualité (ou un défaut pour certains) du Furutech Alpha u-p2.1 concerne surtout son médium dont il rend toutes les couleurs (et non pas les colorations) avec une facilité purement déconcertante. En cela, le Second de Van den Hul est plus neutre (mais un peu moins agréable à mes oreilles). Mon intuition quant à la qualité supérieure du cuivre OCC sur l’OFC parait ici confirmée. Dans certains cas, l’Alpha u-p2.1 se paie le luxe d’être plus transparent que le Van den Hul, à mes oreilles, c’est un véritable tour de force.

Furutech Alpha u-p2.1La qualité des timbres est particulièrement déconcertante. Le médium étonne le plus par sa douceur et sa définition large du bas vers le haut médium. Cette douceur particulièrement agréable sera sans doute à mettre sur le compte d’une absence d’agressivité dans l’aigu, qui laisse, au contraire, s’exprimer pleinement le grain si particulier d’une cymbale crash ou d’une charleston suffisamment scintillante et correctement équilibrée avec le reste d’une batterie, ce qui est parfois loin d’être simple à saisir. Si vous recherchez un câble qui évite de surdéfinir le haut médium aigu ou de calmer l’agressivité de certains tweeters sans perdre d’informations dans le haut du spectre, l’Alpha u-p2.1 OCC est à essayer impérativement.

L’exactitude des timbres et la dynamique réelle de l’enregistrement musical sont respectés

Les guitares sèches sont particulièrement bien timbrées, le grain des lampes est particulièrement expressif; on en reconnaîtrait presque la marque de l’ampli ou des effets utilisés. Quand la prise de son et le mixage final le permettent, les basses fréquences s’expriment avec autorité et leur timbre original (encore une qualité particulièrement agréable à entendre). Les voix sont parfaitement lisibles avec une interprétation très juste. Il n’existe aucun flou sur les textes, contrairement à d’autres câbles de modulation qui laissent parfois flotter certaines voyelles en masquant l’intelligibilité du chant. Marcela Bovio, Patricia Barber ou Manuella Kraller en deviennent encore plus envoûtantes.

Furutech Alpha u-p 2.1Le suivi rythmique est également très naturellement reproduit, le dynamisme de chaque morceau étant rendu avec facilité. Avec le Furutech Alpha u-p 2.1 OCC, quel que soit le style musical reproduit, l’écoute reste harmonieuse, sans agressivité et presque reposante ou très nerveuse sur certains morceaux, lorsque l’interprète l’a voulu ainsi. Quand la prise de son est bonne, on reconnait très facilement le timbre riche et sec d’une belle caisse claire, le poids d’une grosse caisse ou la densité d’une belle basse. Quant à l’espace sonore, le Furutech Alpha u-p 2.1 ne laisse planer aucun doute sur le positionnement des interprètes. L’extension  s’avère particulièrement large en largeur et en profondeur. Ainsi, les capacités de vos électroniques à reproduire l’espace stéréophonique de chaque interprétation seront parfaitement reproduites.

A bientôt pour d’autres tests,

Eric Mallet

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