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19 Août

JPS Labs, la marque américaine qui cablera définitivement ma chaîne

JPS labs UltraconductorA vrai dire, je ne pensais pas que ça arriverait un jour mais JPS Labs finira par câbler définitivement ma chaîne et son fidèle drive, un lecteur EERA Tentation, une platine CD absolument remarquable en lecteur intégré – et qui me donne un excellent résultat d’écoute. Avec le temps, je suis passé de l’analogique avec les Mimesis 6 et 7.5 vers le tout numérique en faisant, il est vrai, un bond en avant en matière de transparence et de musicalité, surtout quand le câble digital est bien choisi. Le tout forme un ensemble harmonieux avec mes enceintes, complètement refaites à partir d’un base française Gaïa Minor, qui abrite aujourd’hui des transducteurs Scan Speak et un filtre Mundorf, câblé en l’air comme à la grande époque. En tout état de cause, les différences entre plusieurs câbles numériques sont souvent plus difficiles à cerner qu’entre deux câbles de modulation ou d’enceintes, comme j’ai pu le constater.

La transparence sonore des câbles JPS Labs a quelque chose d’exceptionnel à l’écoute

Si le SR 8 et le SR 150 Goldmund sont deux formidables machines, le transparence est telle que tout s’entend beaucoup plus facilement que sur d’autres systèmes, avec un naturel particulièrement remarquable, surtout lorsque l’on sait que tout est numérique, même l’amplification. Ne reste plus que le câblage qui fait réellement la différence. En câble Haut Parleurs, j’ai opté pour du Shunyata Gemini, très naturel, réellement dynamique et qui ne me donne pas une image coincée entre les deux enceintes. Le Gemini est le premier de la gamme et pourtant, il dépasse déjà largement un grand nombre de soit-disant haut de gamme concurrents en termes de naturel.

JPS Labs UltraconductorA vrai dire, je connaissais sans vraiment connaître la gamme JPS Labs, étant donné que j’avais racheté une paire de modulation en Superconductor  XLR à un prix avantageux. Par contre, je ne les avais pas encore testé puisque je n’avais plus de sorties symétriques sur mon système. Ce câble est donc resté en stock, personne ne m’ayant demandé d’écouter ce câble; la marque restant de réputation assez confidentielle en Europe. Bien plus tard, un auditorium anglais décida de faire un prix sur certains JPS Labs, notamment en modulation et en câbles Haut Parleurs. Je leur ai donc racheté le premier câble de liaison ampli > enceintes de la gamme, le petit Ultraconductor, première version. Il faut dire aussi que j’ai toujours dû subir quelques soucis en commandant des câbles JPS Labs, un peu comme si je souffrais d’une espèce de malédiction. J’ai bien cru que les Ultraconductor n’arriverait jamais alors que des mois auparavant, un modèle de modulation n’est jamais arrivé jusque chez moi, la poste britannique avait perdu le paquet. Finalement, j’ai été remboursé par le vendeur.

Goldmund SR8J’espère que le sort est aujourd’hui conjuré et que je pourrais vous parler longtemps des JPS Labs. Commençons par le premier modèle de la marque, l’Ultraconductor Alluminoy. Cet Alluminoy fait référence à un alliage propriétaire de la marque, et qui aurait, selon la marque américaine, la faculté de dépasser les qualités du cuivre et de l’argent. A entendre les premières notes à la sortie des enceintes, on a vraiment envie de les croire. Pourtant, certains fabricants comme Van den Hul et d’autres, se sont déjà essayés aux alliages avec des résultats plus ou moins réussis selon les associations réalisées avec les éléments d’un système. Tout le monde connaît l’Intégration de Van den Hul, parfois ça sonne comme on le voudrait mais dans d’autres cas, ça sonne pas du tout. Avec JPS Labs, on est dans un autre monde. Ils possèdent surtout la capacité de ne pas s’entendre, ce qui contribue très largement au confort d’écoute constaté.

JPS Labs UltraconductorComme le souligne le concepteur de la marque Joe Skubinski, la plupart des audiophiles tentent de corriger ce qu’ils interprètent comme des défauts (un manque de basse, un aigu crispant, un manque de transparence ou de dynamique…) en choisissant des câbles bien particuliers qui auront, en quelque sorte, un rôle d’égaliseur passif. Cette tendance généralement constatée dans le monde du câblage aura surtout tendance à enrichir les fabricants puisque ce genre de manipulation ne mène jamais qu’à une seule action, celle de changer de câbles encore et toujours, en repartant dans une quête du mieux qui finira d’ailleurs souvent dans une finalité du « moins bien »…

Ensuite, d’autres diront qu’une belle écoute doit être la plus neutre possible pour exprimer la musique au mieux. Seulement, tout le monde ne s’accorde pas vraiment sur la notion de neutralité, chaque oreille, étant plus ou moins attirée vers un son neutre mais caractéristique, que d’autres qualifieront sans doute comme déjà trop colorée. A vrai dire, non… Un bon câble est un câble qui ne s’entend pas mais qui présente un bel équilibre tout en laissant passer l’émotion d’une œuvre.

Les Ultraconductor sont déjà exceptionnels à l’écoute d’un système haute fidélité de bon niveau

Câbles JPS LabsDonc, connaissant bien mes Shunyata, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais entendre après branchement de ces câbles à l’apparence si modeste. La première chose qui choque est le niveau de transparence encore beaucoup plus prononcé. C’est d’autant plus choquant que les Ultraconductor sont cinq fois moins chers que les Gemini. Cette transparence de cristal s’illustre naturellement par une mise en place assez bluffante d’un nombre impressionnant de détails, on se met à entendre des chorus en arrière plan auparavant non discernés, une limpidité et un phrasé parfaitement réels d’un solo de guitare, et les tomes de batterie, enfin débarrassés d’une espèce de flou indéfinissable; ça sonne net, plus précis, particulièrement exact en timbres et l’image stéréophonique s’en trouve élargie en profondeur et en largeur, deux corollaires directs d’une transparence exacerbée. Tout cela avec ce petit câble…

Autre chose oh combien discernable pour un guitariste de heavy métal, amateur de classique, baroque et de jazz, se caractérise par le grain des instruments et amplis associés qui sautent directement aux oreilles. On reconnaît là une Gibson branchée sur Orange, là une Ibanez branchée sur un Marsh-mal  ou un bon Mesa Boogie. Le plaisir d’apprécier le timbre réel et parfaitement dynamique d’une guitare à la saturation liquide et envoutante s’ajoute le plaisir de retrouver chaque instrument parfaitement placé, dans un équilibre où 99% des autres marques se cassent les dents. Si Shunyata offrait ce genre d’expression et de plaisir musical, JPS Labs transforme l’essai avec Maestria. Je n’en reviens toujours pas…

JPS Labs Superconductor VPourtant, et avec toutes ces qualités, c’est surtout sur les voix que les qualités de mes petits Ultraconductor s’expriment le mieux. Sur mes albums de métal gothique, Stream of Passion (au hasard), la voix de Marcela Bovio est parfaitement palpable, envoutante, elle nous monte jusqu’aux tréfonds de l’âme, des frissons se libèrent et les poils se hérissent. L’émotion est présente, c’est le principal… Si un câble passablement ouvert vous laisse entendre les hésitations ou les respirations des chanteuses, avec le câblier américain on comprendra instantanément où le chant vous emmène; c’est tellement beau qu’on redécouvre toute sa collection de cd, vinyles et autres supports en tous genres. Finalement, demandez-vous simplement si vos câbles laissent passer l’émotion, et vous aurez trouvé ceux qui risquent de rester longtemps sur votre chaîne.

JPS Labs AluminataEt même si on ne pourra pas découper la musicalité des JPS Labs en termes de basse, médium et aigu tant l’équilibre est bon, n’importe quel bassiste aura le plaisir de retrouver l’expression et le timbre exact de son instrument. Les violes et contrebasses prennent de l’ampleur et sonnent particulièrement justes. L’œuvre de Jordi Saval s’exprime enfin dans toute sa majesté. Écoutez un solo de violon avec un système câblé en JPS Labs, vous comprendrez que vous venez de trouver ce qui vous manque. Quant au médium, j’en ai déjà parlé, les voix féminines s’expriment avec une beauté rarement retrouvée ailleurs. L’aigu sonne juste également, on reconnaît le mouvement des crashs, rides ou de la charley, chaque cymbale se déploie dans l’espace avec une exactitude de timbre hallucinante; vous différenciez enfin une Paiste d’une Zildjian, dès la pose des câbles, neufs, non rodés !

Un bon système haute fidélité devrait être équipé de bon câbles, JPS Labs démontre tout l’intérêt du sujet

Pour reprendre les propos du concepteur de la marque, j’en viens à peu à dire qu’une chaîne haute fidélité médiocre ne donnera que de médiocres résultats, même avec de bons câbles. Par contre, pour ceux qui ont un système déjà équilibré et qui répond à l’idée qu’ils se font de la haute fidélité, l’achat de très bon câbles leur permettra vraiment de profiter du meilleur de leur chaîne. Ayant récemment acquis une paire de Superconductor + pour mes enceintes et Superconductor digital pour relier mon lecteur à mon Goldmund SR8, le changement s’avère rapidement positif. Le gain de matière dans l’aigu, des basses mieux tenus et un excellent suivi rythmique s’impose rapidement pour faire vivre la musique de manière ouverte, notamment en ce qui concerne l’image, un peu plus ouverte en profondeur et en largeur. Le respect des timbres est toujours très présent avec cette impression d’aller encore plus loin dans la véracité instrumentale.

Évidemment, pour ceux qui doutent, qui assimilent la science à une religion (c’est à dire qu’ils ne croient pas leurs oreilles et qui feraient – dans ce cas – sans doute mieux de s’intéresser à autre chose qu’à la Haute Fidélité), pour les sourds, les malentendants, les durs de la feuille, les « nay sayers » comme disent les anglais, et les névrosés en tous genres, sont invités à ne plus perdre leur temps à lire mon blog ou à m’envoyer leurs commentaires insipides ou basés sur la science et sa religiosité délirante. Pour les autres, je recommande et leur demande discussions constructives et essais, toujours des essais…

A bientôt pour d’autres articles,

Eric Mallet

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