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09 Août

Marantz 63SE, 67SE et KI Signature, un peu de nostalgie audiophile…

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Marantz CD 63KI

Marantz CD 63KI

A une époque où les capacités de calcul numérique dépassent l’imaginable, il devient de plus en plus facile de se procurer un DAC aux performances redoutables pour une somme relativement modeste par rapport à la qualité d’écoute qu’il procure. C’est notamment le cas pour le « petit » convertisseur numérique Hugo de Chord à qui j’avais réservé un article sur ce blog. Pourtant, il y a de cela près de 20 ans, le format 16/44,1 régnait en maître, tout simplement parce qu’il était difficile de faire mieux avec les composants dont on disposait.

Quelques marques grand public faisaient le marché avec un certain mérite. C’était d’ailleurs le cas pour Phillips, Microméga, NAD, TEAC ou Wadia dans le haut de gamme. Marque légendaire pour ses amplificateurs, Marantz distribuait toute une gamme de lecteur CD, depuis le CD43, puis le CD53 et enfin le CD63 puis le 67 qui devaient recevoir le label SE pour Spécial Édition et KI pour Ken Ischiwata, le grand gourou de la marque. Les hauts de gamme CD17, 14, 11 et 10 devaient poursuivre la gamme vers le haut mais c’est sans doute le moyen de gamme des lecteurs Marantz avec les 63SE, 67SE et 63KI qui allait recueillir le plus de succès.

Spécial Edition et KI distinguaient les lecteurs de CD dédiés aux audiophiles

63 KI Signature

63 KI Signature

Élaborés dans une optique audiophile, les Spécial Édition constituaient en quelques sortes une gamme de lecteurs retravaillés pour en obtenir des performances optimales alors que le sigle KI tant convoité par les fans de la marque, signifiait que Ken Ischiwata en personne était intervenu sur le lecteur pour en retirer la dernière substance en matière de musicalité. Ces modifications touchaient le coffrage avec la présence d’une barre de renfort transversale, d’un châssis 100% cuivre (même pour les vis) et des célèbres modules HDAM de Marantz, optimisés pour obtenir la meilleure réponse de sortie analogique possible.

Si aujourd’hui, on pourrait douter de ces modifications, les différences étaient audibles, même si elles n’étaient pas vraiment transcendantes, mais la qualité d’écoute en était réellement améliorée. De toute évidence, Marantz était attaché à une certaine culture de la qualité, ce que l’on retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui. Pratiquement tous les lecteurs de la marque présentaient aussi la possibilité de réduire l’influence négative de l’affichage en diminuant progressivement sa luminosité. C’est une option rarement proposée actuellement puisque la technologie a énormément évoluée en réduisant drastiquement ce soucis. Transformateurs toriques rarement retrouvés dans cette gamme de prix, composants triés et modules de sorties HDAM blindés dans un joli boitier en cuivre, on en avait pour son argent ! Toujours est-il que pour l’époque, Marantz était en avance sur son temps et sur ses concurrents.

Un beau médium, une écoute douce, détaillée et musicale

Marantz CD 17

Marantz CD 17

Avec tout ceci, vous me direz sans doute que même avec de très bons composants, il arrivait parfois que des lecteurs pourtant prometteurs ne s’avéraient finalement pas très réussis sur le plan musical. C’est vrai et cela s’est vérifié assez souvent. Pourtant, avec les lecteurs CD Marantz, la musicalité était à l’honneur. Bien connu pour son médium, les deux extrémités du spectre restaient parfois discrètes et demandaient souvent un amplificateur musclé et bien charpenté dans le grave, tout en étant soyeux et détaillé dans l’aigu. Disons que c’était assez vrai pour les SE, un peu moins pour le CD 63 KI Signature qui présentaient des performances pouvant rivaliser avec des lecteurs plus onéreux, notamment avec le CD 17 que j’ai possédé avec regrets pendant un moment, après le 67SE.

Même sans être vraiment mauvais sur le plan musical car le modèle 17 – qui coutait ses 10000 francs à l’époque – délivrait lui aussi un beau médium tout en allant plus loin que les CD 63 et 67 mais il manquait de transparence, un défaut que l’on percevait bien en le comparant à d’autres lecteurs de même catégorie. Si on était fan de Marantz, il aurait sans doute fallu passer au très haut de gamme de l’époque, c’est à dire le CD 11 ou carrément le CD 10 qui représenter le Top des lecteurs de la marque japonaise. Si mes souvenirs sont justes, le CD 10 présentait le défaut très désagréable d’être vendu à 25000 francs, un prix délirant pour mon petit budget d’étudiant de l’époque.

Le temps passe mais la musique est restée !

Aujourd’hui, je garde encore un excellent souvenir de mon Marantz CD 67SE relié à un Rega Mira première version, lequel aboutissait à une paire de Coda 7 de chez KEF puis à une paire de Triangle Titus TZX. Je me souviendrais toujours de ce médium magique et indescriptible qui faisait le plaisir de mes oreilles sur un Savage Amusement des Scorpions ou un Surf with the Alien de Satriani, un son que je n’ai jamais plus retrouvé depuis. S’il est vrai que l’espace sonore, la clarté et la transparence musicale n’avaient rien à voir avec mon système Goldmund actuel, je ne peux que regretter cette époque…

Alors, si vous n’avez qu’un petit budget pour la Hifi et que vous recherchez la qualité, essayez de vous dégoter un CD 63KI ou un SE qui marche encore et un petit Rega de dernière les fagots, vous risquez fort de passer de longue heures à repasser votre CDthèque avec beaucoup de plaisir !

  1. Domderen
    18/02/2018 à 07:40 | #1

    Bonjour

    Personnellement,je possede un CD67 OSE.j’ecoute differentsstyles de musique:du classique,bien sur,mùais egalement du rock du blues,pas de variete.
    Ce lecteur MARANTZ bien que deja ancien tient a mon avis la comparaison avec du materiel plus recent…musicalement parlant,je prends beaucoup de plaisir a ecouter des disques avec.le son est naturel,detaille mais pas artificiel…comme je possede aussi une belle collection de vyniles et une platine plus que convenable(NAD 556+ ORTOFON OM5E) je trouve pour ma part que le son emis par la MARANTZ n’est pas tres loin du vynile…bon c’est mon avis qui vaut ce qu’il vaut…en tout cas moi j’aime bien

    • Eric
      19/02/2018 à 17:58 | #2

      Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre commentaire qui m’a fait bien plaisir. Le CD67 SE avait son charme à l’époque. Je l’avais associé à un petit Rega Brio et le résultat était vraiment exceptionnel dans le médium. Aujourd’hui, il est vrai que le CD67 est largement dépassé car les DAC ont fait d’énormes progrès mais de notre temps, il méritait vraiment qu’on l’associe à un bon ampli avec de belles enceintes.

      Bien cordialement,
      Eric Mallet

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