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21 Oct

Salon Hifi Home Cinema Novotel Paris Tour Eiffel 2012, une exposition peu convaincante

salon hifi home cinéma novotel ParisEn effet, et même si les conditions exigeaient un déplacement du salon Hifi Home Cinéma dans un autre endroit qu’au Pullman pour des raisons administratives (transformation de l’hôtel en bureaux ou autres raisons obscures), on peut dire que ce déplacement au Novotel Tour Eiffel (en réalité un hôtel racheté par la chaîne hôtelière) s’est avéré inutile, à voir la qualité très moyenne de cette exposition. J’ai même réussi à rater la plupart des photos. Les plus fidèles de la Haute Fidélité qui ne se sont pas déplacés n’auront vraiment rien manqué et ce, pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’organisateur fait payer 15 euros par journée (donc, compter 30 euros pour le week-end) et que ni les prestations ni le cadre ne sont à la hauteur d’un salon autrefois de qualité (suivant les années) lorsqu’il se tenait au Pullman.

Les salles de démonstrations sont petites et ne sont pas à la hauteur d’une écoute audiophile de qualité

La plupart des démonstrations se tenaient dans de ridicules chambrettes encore plus petites qu’au Pullman, c’est dire la totale nullité d’organisation du SPAT, organisateur officiel de l’évènement. C’est d’autant plus navrant que la majorité des salons étrangers (en commençant par celui de Londres qui venait de se tenir une semaine auparavant) profitent généralement de conditions d’écoute et d’image nettement meilleures qu’en France. J’espère que peu d’étrangers se seront déplacés pour assister à un salon aussi médiocre. Finalement, c’est faire beaucoup de bruit pour rien !

enceintes AthomDisons que dans l’ensemble, il n’y avait pas vraiment de réelle catastrophe sonore, à part pour Athom qui tombait carrément dans le ridicule et la médiocrité la plus évidente. Difficile cependant de cerner le problème mais on se déplace pas pour écouter la moitié d’un orchestre symphonique, l’attaque et la chute de la note étaient totalement effacées, avec une évidence particulièrement criante et à la limite de la caricature. Remercions-les cependant pour nous avoir fait la démonstration d’un système grossièrement mauvais, de quoi dégouter à jamais les amateurs de haute fidélité à la recherche de matériel de qualité. Notons que les démonstrateurs de la marque se montraient, eux aussi, particulièrement inintéressants, ils semblaient prendre patience et attendre la fin du week-end avec un ennui consommé ou à railler bêtement le public. En tous cas, l’association des électroniques Atoll avec ces enceintes particulièrement médiocres auraient mérités mieux comme l’avait prouvé Pierre Etienne Leon l’année dernière. Heureusement, certains systèmes valaient nettement plus le détour.

Gryphon DiabloAvec l’écoute Gryphon, nous entrons dans un autre monde, malgré l’association d’un amplificateur de la marque avec un lecteur dont j’ai déjà oublié le nom. L’écoute est totalement hallucinante de perfection des timbres, de spontanéité et de vivacité, malgré un médium particulièrement mat que j’incriminerais facilement au lecteur CD utilisé. J’aurais aimé entendre du tout Gryphon mais ce n’était pas possible à ce moment là. J’étais quand même très surpris d’entendre des basses tendues et bien fermes dans une pièce aussi petite, c’est particulièrement impressionnant !

D’autres installations méritaient cependant qu’on leur prête une oreille attentive. enceintes JosoundLa découverte des enceintes Josound en bambou et alimentées par des haut parleurs Voxativ et Jordan en large bande avaient de quoi surprendre par un naturel de restitution particulièrement enviable et délectable. Emmenés par des électroniques à lampes, il s’est avéré assez difficile de leur prêter la moindre signature sonore; voilà une installation, certes encombrante, mais parfaitement naturelle et aérée qui avait l’air de mettre d’accord un grand nombre d’auditeurs.

Que dire de l’installation Audia Flight qui alimentait d’imposantes enceintes JBL sinon que le caractère très vivant, enjoué et particulièrement respectueux des timbres instrumentaux m’a fait profiter d’une des meilleures écoutes de ce salon – on aurait apprécier d’entendre un plus grand nombre de systèmes de très haute fidélité de ce genre. Malheureusement, le nombre trop restreint de démonstrations aura sans doute laissé sur sa faim un grand nombre de visiteurs pour ce salon en mi-teinte.

enceintes EstelonA part ceci, les enceintes Estelon, directement venues d’Estonie ne m’auront vraiment pas marqués par leurs qualités. Peut-être s’agissait-il d’une installation difficile avec la pièce ou d’autres détails mais le côté très criard de l’aigu et le manque de coffre dans le bas du spectre m’ont laissé une impression très négative à l’esprit, malgré l’association à des électroniques (Perfect Wave entre autres) qui auraient pu faire ressortir leurs qualités; malheureusement, il n’en fut rien, bien au contraire. On aurait pu croire que ces enceintes cherchaient à faire concurrence à Athom, ou presque. Serait-ce la salle inadaptée ou la configuration, un aigu criard assorties de basses fréquences particulièrement désagréables, un son trop nerveux et faussement dynamique m’ont rapidement fait fuir la salle; on pourrait pu croire à l’écoute d’une paire de colonne Triangle mal assorties à ses électroniques, vraiment dommage, surtout que ce genre d’enceintes originales méritaient sans doute mieux en termes d’association d’électroniques.

platine MarantzD’autres systèmes se sont révélés particulièrement étonnants, qu’il s’agisse d’amplification tubes ou transistors alors que d’autres se montraient tout simplement musicaux et agréables. Ce fut notamment le cas pour le système Marantz en démonstration, assisté d’une exposition statique de la gamme. Avec une telle écoute, Marantz prouve à nouveau que le vinyle a toujours son mot à dire en haute fidélité d’exception. Une des écoutes qui m’aura particulièrement marquée fut celle des électroniques Primare, très harmonieusement mariées aux enceintes Sonus Faber, toujours aussi exceptionnelles dans le médium, qu’il s’agisse d’amplification à lampes ou de transistors.

Platine vimyle Pro-Ject et ThorensCôté vinyle justement, nous étions servis avec une exposition statique des désormais fameuses platines de ProJect Audio et Thorens, que les amateurs de galette n’ont pas oubliés, même à l’heure de la dématérialisation. Côté nouveautés, c’est finalement la déception qui domine avec, notamment, une démonstration des électroniques BC Acoustique qui restent pour moi, toujours aussi peu convaincantes, avec une écoute trop maigre, un peu comme leurs enceintes. Pour un constructeur français toutefois talentueux pour les solutions haute fidélité qu’il propose, c’est un peu dommage. Toujours est-il que j’ai toujours eu du mal avec les systèmes ou les enceintes qui manquent de matière et qui favorisent un peu trop l’aigu, un peu comme Davis, des enceintes que je n’ai jamais apprécié. Cela dit, je reste dans le principe du blog, je ne fais que retranscrire mes impressions personnelles et comprends tout à fait que d’autres audiophiles puissent aimer ce genre d’écoute.

électroniques MarantzToujours est-il que dans ces conditions, on reste un peu sur sa faim. Qobuz était là en entrée du salon pour nous faire apprécier les bienfaits de la musique dématérialisée de qualité en présentant une offre toujours plus importante. La dématérialisation finira sans doute par se faire une place de choix dans le paysage audiophile par la qualité qu’elle mais je garde toujours un faible pour mes CD, avec leur pochette, les photos, les remerciements des artistes ou les paroles des chansons; un peu comme les amateurs de vinyle qui préfèrent de loin, tenir une belle pièce dans leurs mains et enrichir leur collection, un plaisir aujourd’hui disparu avec le support dématérialisé, même si la qualité d’écoute est généralement très élevée pour le non compressé. électroniques MarantzLe débat reste ouvert mais les nombreux possesseurs de CD n’auront sans doute pas tous l’envie d’investir dans un appareil ou d’un convertisseur supplémentaire pour « ripper » leur cd alors qu’il suffira toujours de placer la petite galette sur la trappe. Néanmoins, la dématérialisation, à voir l’exceptionnelle qualité d’écoute qu’elle propose, pourrait parfaitement convenir en tant que complément pratique, audiophile et particulièrement accessible à une quantité infini de titres, parfois introuvables ailleurs.

Basé sur un système de conception originale rappelant le système de l’oreille interne humaine, les enceintes Elipson, en forme de sphère, sont particulièrement convaincantes quand à la précision du message sonore libéré même si le résultat n’est pas garanti avec des musiques modernes très dynamiques. enceintes ElipsonIl est vraiment dommage que ce genre d’enceintes soient réservé à un certain genre de musique (le haut parleur ne fait que 10cm de diamètre) car la précision de diction sur les voies ou l’image stéréophonique sont particulièrement convaincantes. Ce genre d’enceintes dotée d’un HP de 13 ou d’un 16 cm risquerait de faire des merveilles avec un éventail plus large de musique, c’est certain. L’écoute s’est avérée particulièrement plaisante pour le moins.

Pour tout dire, je suis surtout revenu sur la très belle prestation des électroniques Audia Flight qui alimentaient de grosses JBL, sans doute trop grandes pour la salle mais le résultat d’écoute se faisait particulièrement remarquer pour son équilibre et sa justesse, doublé d’une musicalité vraiment plaisante et qui donnait envie d’en savoir plus sur ces électroniques italiennes.

Avec le plaisir renouvelé de revoir Martial Hernandez et sa connaissance encyclopédique de la musique

Finalement, une des démonstrations les plus sympathiques s’est déroulée en compagnie de Martial Hernandez dont la connaissance du jazz, du blues, du rock et d’un nombre considérable de genres musicaux ne cesse d’étonner.

Avec Martial

Merci Martial !

La gentillesse de Martial n’aura jamais d’égal que sa connaissance hallucinante de la musique, un personnage qui vous fera aimer et découvrir des morceaux rares et inédits. Merci Martial Hernandez pour cet excellent moment en ta compagnie et de tes Vienna Acoustic, fièrement alimentées par ta machine infernale, elle même dûment reliée à à ces drôles de machines que sont les électroniques Cyrus (petites que par la taille !!).

Pour conclure, je vous laisserai quand même sur une remarque qui n’est pas sans me déplaire puisque je m’intéresse fort peu à la vidéo mais toujours est-il que ce salon portait très mal son nom, du moins pour la partie « Home Cinema », quasiment inexistante, à part pour les (toujours quelconques) électroniques Yamaha et l’impressionnant écran Sony 4K de très haute définition en 4096 x 2160 pixels. Ce salon ne restera sans doute pas très longtemps dans les mémoires mais comme de belles photos parlent parfois plus qu’un long discours, je vous laisse sur quelques images…

A bientôt,

Eric

Marantz

Primare et Sonus Faber

Primare et Sonus Faber, un cocktail parfaitement musical.

 

 

 

Accuphase

 

électroniques Cyrusplatines Pro-Ject audio

Micromega, enceintes à pavillon

Encore un sans faute pour Micromega !

Enceintes Vienna Acoustic

Enceintes Vienna Acoustic

Écran Sony 4K, très haute définition !

Écran Sony 4K en très haute définition !

Enceintes françaises Waterfall

Enceintes françaises Waterfall

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