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Articles taggués ‘salon haute fidélité’
06 Oct

Les salons haute fidélité de fin d’année sont annoncés !

Bonjour à tous,

Grand-Cru-EssentielComme chaque année, je me rendrai sur les salons Haute Fidélité, notamment celui du Mariott à Paris et à Bruxelles dont j’attends la confirmation quant à la date. Par contre, à voir la qualité d’écoute du Novotel Tour Eiffel et de l’intérêt moindre par rapport au salon parisien du Mariott, j’éviterais de me déplacer pour rien. Quant au salon de l’hôtel Mariott, celui-ci se déroulera au cours du week end des 9  et 10 novembre 2013, sous les auspices du magazine Haute fidélité, comme tous les ans.

A priori, on pourrait s’attendre à de belles écoutes, notamment concernant les déclinaisons des amplificateurs Devialet ou des nouveautés Goldmund et autres surprises concoctées par M. Jefferson Torno, comme je me l’étais laissé dire l’année dernière. Il y a fort à parier, suivant ce que j’avais compris, que ses enceintes Grand Cru au format bibliothèque devraient se retrouver déclinées en colonnes. Quelques stands statiques, judicieusement regroupés dans le hall comme tous les ans, seront consacrés à Jazzybird, Juke Box Limited, Zero Huit Zero, Point Musiques, Elite Diffusion et d’autres afin de vous permettre de dénicher tantôt un vinyle de collection, tantôt un album rare aux formats numériques les plus évolués (SACD, XRCD…).

De nombreuses nouveautés viendront enrichir les écoutes de cet excellent salon haute fidélité

devialetEnfin déclinés dans une gamme de quatre appareils, les amplificateurs Devialet proposent désormais une puissance de sortie de 110 à 500 watts avec ce plaisir et cette vivacité d’écoute absolument stupéfiante que l’on ne retrouve généralement que sur des enceintes à très haut rendement, et encore… Sur le plan technique, les Devialet sont élaborés comme des hybrides nous faisant profiter à la fois de la spontanéité de la classe D et la douceur analogique de la classe A. Présentés cette année au salon Novotel Tour Eiffel, l’écoute absolument naturelle des Devialet est particulièrement étonnante et je n’hésiterais pas les classer dans un trio de tête avec Gryphon et Goldmund. J’espère à nouveau profiter d’une écoute particulièrement réaliste d’ici quelques semaines, la Haute Fidélité portera décidément bien son nom ! Plus accessible, les Devialet sont désormais proposés à partir de 4990€ pour le Devialet 110 alors que le Devialet 170 est proposé avec plus de possibilités connectiques pour 6990€, du très haut de gamme qui reste encore accessible aux plus passionnés d’entre nous.

Un programme haute fidélité plutôt chargé 🙂

Au programme du prochain salon tenu au Mariott Paris Gauche, maintenant devenu une véritable tradition de la haute fidélité, on retrouvera les exposants habituels parmi lesquels Electrocompaniet, Jolida, Goldmund, Pierre Etienne Leon (un incontournable de l’enceinte acoustique française), Nagra (toujours aussi bon à l’écoute !), Cary Audio, les câbles  Jorma Design, 3D Lab, Leedh, Thiel, Bel Canto, MSB Technology, Synergistic Research, Audia Flight (excellente écoute en 2012 !), North Star Design, Van den Hul, Atoll, Audio Analogue, Accuphase, Fostex, Kelinac, Teac, Clearaudio, Absolue Creations (avec un rendu légèrement sec de leurs câbles selon mes oreilles), Spectral, NAD et quelques autres…

Je vous rappelle l’adresse où se tiendra le salon: Hôtel Mariott Paris Rive Gauche, 17 boulevard Saint Jacques 75014 PARIS. A bientôt pour ce rendez-vous annuel des amateurs de Haute Fidélité

16 Mar

L’expérience de l’audiophile: un compte rendu d’écoute par Philippe

Comme la passion Goldmund avait fait son œuvre, j’ai rapidement cherché le moyen de faire évoluer mon système, déjà basé sur l’excellent intégré de la marque suisse. Suivant les débats du forum audiophile.fr, je suis tombé sur l’annonce de Philippe qui proposait son Mimesis 7.5 à la vente. Quelques semaines plus tard, je tombais sur l’annonce d’un revendeur suisse ayant mis en vente un Mimesis 6; le tour était joué.

De là, la musique était bien présente. J’ai profité avec beaucoup de plaisir audiophile de cet ensemble à la musicalité miraculeuse et qui ne cache rien. J’ai ensuite sauté le pas en me rendant propriétaire d’un SR150, un amplificateur de 150W RMS de musicalité (et de nervosité) pure. Malheureusement, la fiabilité des électroniques de cette marque est tout aussi médiocre que son revendeur français, j’en ai fait les frais. A l’époque, j’avais pourtant contacté Philippe par téléphone. S’en est suivi une conversation d’audiophiles qui se retrouvent pour parler musique. Naturellement, j’ai proposé à Philippe de partager ses impressions d’écoutes et voici le premier d’entre eux.

Quelques impressions d’écoute chez Quatuor Music à Lyon

L’écoute à lieu chez Quatuor Music et concerne plusieurs paires d’enceintes, notamment des Harbeth M30, des Pierre Etienne Leon Serena et Kalibrator.

« 9h45 chez Quatuor Music (près du Rhône à Lyon), Karl nous accueille tout aussi gentiment qu’autrefois (enfin disons 5 ou 6 ans). Bien agréable matinée pendant 2 heures pleines, en sa compagnie. Il a (et c’est pour moi un point fort) exactement saisi mon équation, très vite; et me conseillait en 5 min l’enceinte qui est ressortie au final, comme une valeur à tester chez moi (prévu pour le week-end prochain) : Harbeth Monitor 30, une biblio de 17 kg aux pieds dédiés (non, ce n’est pas Berth aux grands pieds :mdr: ).

Pierre-Etienne-Leon-SerenaNous avons commencé par des PEL Serena (comme ça je restais dans la marque et m’attendais à un regain d’humanité, comme on m’en avait fait le commentaire, en comparaison des PEL Nobilis). Drivées par mon Étalon (qui s’avère finalement un Intégral 1 d’une quarantaine de watts, dont 5 en classe A). Karl a travaillé plus de 20 ans avec Etalon et a connu Laszlo Sallay (je pense lui faire confiance à 98%, donc…). Donc, j’ai payé un Intégral 1 pour 1A, mais passons… ce qui importe est la qualité sonore ! Autant dire qu’avec les Serena, le son est un peu clairet, dynamique oui, articulé sans doute, rempli et presque projeté… du moins en montant le volume l’énergie prend la main au détriment d’un plaisir musical. Je passe sur les détails ‘hifi’ donc.

Lorsqu’on les a essayées avec l’ATM2 Air Tight (80w) il y a eu plus de respiration et de timbres du coup. Le mariage allait mieux, sans qu’il y se passe une révélation extraordinaire. Rendu encore assez clair… mais il faut dire dans une pièce qui n’a rien à voir avec la mienne (environ 6×12 m et plafond à 4,50m pour moitié, côté HP)! Donc, le jeu consistait à ressentir toute différences entre les écoutes, puis à tester à la maison ce que nous (avec ma compagne) allions repérer de réussi.

Enceintes-apertura-KalibratorAprès les Serena, j’ai demandé avec l’Etalon des Apertura Kalibrator vissées à leur pied. Au 1ers temps (pas de la valse, j’avais mis ‘A momentary lapse of reason‘), j’ai de suite préféré certains aspects par rapport aux PEL. Une liaison qui m’a rappelé les Tanagra Signature, un raffinement et une sorte de souplesse bienvenus. L’écoute restait néanmoins dans le clair, assez proche des Serena. Pour Karl, les Kalibrator exigent un ampli à la hauteur (l’Étalon irait pas mal en fait), mais aussi une pièce qui leur permette de s’exprimer (ce qui était le cas pour la pièce en l’occurrence, quoi qu’il aurait fallu une mise en œuvre aboutie, ce qui n’était pas faisable dans le contexte de Quatuor Music et du roulement des enceintes). Résumé: une belle dynamique proche des Serena (mais pas assez de poids dans le bas, de matière). Je veux me rapprocher d’emblée du monde sonore que j’ai en tête: avec plein de belles surprises dedans .

Comme je ne me vois pas avec un ATM2 de 80w chez moi (il serait trop exubérant dans ma pièce, mais parfaitement adapté dans ce salon d’écoute par contre), je n’ai pas insisté pour comparer avec l’Air Tight.

On est donc passé aux Harbeth M30 et à leurs beaux pieds à 4 doigts  Une espèce pas de la dernière pluie, aux enfants très mélomanes. Toujours sur l’Etalon, on change de monde immédiatement, en écoutant nos 4 ou 5 morceaux avec les M30 : Pink Floyd, Alan Parson ‘Eye in the sky‘, Pink Martini ‘Hang on…‘, Abed Azrie ‘Suerte‘, Muddy Waters ‘Folk singer‘. Incarnation très très matérialisée (le gap est très important avec les 2 écoutes précédentes), je n’en pas l’habitude chez moi, même les Tanagra S n’allaient pas aussi proche du réalisme des timbres (dû à mes tubes et câbles de l’époque au moins).

enceintes-Harbeth-M30Le temps d’adaptation et de la surprise se passe (encore que… ce qui est bon signe dans ce cas précis), et j’entends effectivement des instruments, je déguste des voix! C’est propre alors que le grave descend, a parfois une chaleur qui fait tellement plaisir. La preuve par les percussions: là se situe un excellent test de rapidité, de la richesse des timbres et de la hauteur des notes. Car avec la transparence en prime, on dispose vraiment dans ce rendu hyper naturel des détails atmosphériques (très subtils par moment ou évidents lorsqu’une réverbération de la pièce ou un écho parfaitement intégré se produisent), et des timbres réels que des peaux de diverses tailles et matières apportent dans leur « discussions ».

Ça fait plaisir! Etalon + Harbeth M30  + Cardas en modulation et hop: les musiciens sont assis à leurs percussion devant soi. Je m’aplatis sur mon siège pour guetter les variations de focalisation de l’image sonore: il n’en est rien, l’ensemble de la scène est matériellement cohérent. Et je me lève, parcours la scène de droite à gauche en me posant même très proche des HP. Unité et diversité, placement et naturel sont à l’œuvre. Voilà exactement ce que je cherchais :thks:

Le Pink Floyd (même sur ‘Dogs of war‘ qui peut vite sonner trop plein et médium clair) est ici enrichi d’une matière souple, qui du coup j’espère n’est pas systématique. Et j’en fait part à Karl. Mais chassez le naturel… s’il est là: il revient au galop.

Magnifique écoute de l’Israélien Abed Azrie qu’il nous fit découvrir avant hier. Muddy Waters: ça c’est du blues.
La qualité sonore est indéniable, et la matérialité timbrale n’a rien à voir avec les 2 biblio précédentes.
Je constate donc que l’Intégral n’est pas porté vers le clair, n’est pas bouché, ou étriqué dans sa bande passante. Bon point là aussi.

Air-Tight-ATM2Enfin, nous passons à l’ATM2 pour constater ce qu’une alimentation par transfos de sortie dédiée peut apporter (avec presque 2 fois plus de watts sous le pied). Et c’est juste plus articulé et plein, et subtil du coup. Meilleur d’un cran (pas un gap ahurissant toutefois, mais réel). Dans ce grand volume, c’est ce qu’il faut.

Donc, je me dis que je tiens là une prétendante pour 3200€ pied compris. Ma question restant évidemment de savoir si elles chanteront avec bonheur dans ma très modeste pièce. Comme Karl avait dès le début compris l’équation à résoudre, il avait visé directement les Harbeth et leur english touch ! Et il confirme que nous serons dans le bon. Pour ma part, je le confirmerai ou pas lors de l’écoute à domicile, mais de ce que j’ai VU du son et de sa subtilité et précision (les dimensions et placements sont vraiment nets), cela semble possible.

Un compte-rendu d’audiophile, passionné de haute fidélité depuis bien longtemps…

Merci à Philippe pour ce compte rendu d’écoute très plaisant et détaillé pour l’audiophile que nous sommes. Nous avions d’ailleurs commencé à discuter des PEL Serena que je trouvais particulièrement plaisante lors d’une écoute au dernier salon parisien. Par contre, Philippe n’a pas eu la même impression. La preuve est à nouveau faite que les goûts et sensibilité en matière d’écoute audiophile, les éléments associés et les conditions d’écoute données par la pièce sont d’une extrême importance. La meilleure des enceintes ne vaut rien si elle n’est pas parfaitement placée dans les conditions d’écoute les plus parfaites !

Eric Mallet

26 Fév

Salon Haute Fidélité du 12 et 13 novembre 2011 Hôtel Mariott, Paris

enceintes-Davis-AccousticsAprès être revenu assez satisfait du salon tenu à l’hôtel Pullman le 1 et le 2 octobre malgré l’absence chronique des grandes marques du câble, mon impatience était grande de me rendre au salon haute fidélité organisé par le magazine du même nom, tout aussi riche en nouveautés analogiques, numériques et surtout musicales. L’ambiance au Mariott est plus orientée audiophile et haute fidélité que celle du Pullman qui lui, est orienté à la fois sur l’audio et la vidéo. Je préfère cependant le salon du Mariott, plus axé sur l’audio et la musique pure que sur la vidéo. C’est assez caractéristique, au point que l’on trouve quelques expositions sur le câblage audio particulièrement intéressantes au Mariott alors qu’il était pratiquement absent au Pullman. Travaillant moi-même sur et avec les câbles, j’ai vite fait mon choix même si les deux salons méritent un déplacement et quelques bons restaurants.

Un salon Haute Fidélité digne de ce nom malgré une acoustique très moyenne

cables-Absolue-CreationLa configuration du Mariott étant un peu différente du Pullman, on retrouve le grand hall d’exposition entre les pièces au niveau – 1 qui s’impose toujours un peu comme le sous sol de la découverte du salon et généralement, je commence par ce sous sol. On y retrouve les revendeurs de disques, le petit stand du magazine Haute Fidélité et plusieurs démonstrations très intéressantes. Les câbles Absolue Création étaient particulièrement bien présentés, de même que la gamme Stealth, particulièrement intéressante. Les deux marques étaient en écoute sur plusieurs stands du salon et s’associaient particulièrement bien en termes de gamme. cables-Stealth

On retrouve toujours avec un peu d’étonnement les différents câbles secteurs spécifiquement dédiés à la haute fidélité de prestige dont le diamètre nous rappelle que le standard en 2,5 cm de la norme EDF qui alimente lave linges et tondeuses à gazon est fort éloigné des demandes en courant de nos ampli et préampli, pour peu que la puissance libérée – et le besoin de réponse instantanée exigé par la musique – le demandent. Étant moi-même passionné par les câbles, je ne refuse jamais la discussion avec les créateurs. Des gens à la base d’entreprises comme Shunyata, Absolute Création ou Stealth ne cessent de m’impressionner par leur connaissances techniques et musicales.

Au delà de cette parenthèse, ce salon rassemble un nombre impressionnant de marques de la haute fidélité dont la plupart sont des habitués du salon. chaine-haute-fideliteCette année, le salon du Mariott avait le plaisir d’accueillir Keff, Weiss, Vitus Audio, Nu Force, Nagra, Verity Audio, 3D Lab, Jean Marie Reynaud, Davis Acoustics, Tanagra, MSB, Bel Canto, Triangle, Qobuz, Icos, Kelinac, Audia Flight, Van den Hul, Rega, Esoteric, Ayre, Chord, Atoll, Pierre Etienne Léon, Quad, Devialet, Micromega, Gryphon et encore beaucoup d’autres. Une constante se dessine, c’est que les constructeurs français continuent de nous régaler et de défendre avec beaucoup de maestria le marché de la haute fidélité.

Les créations de Jean Marie Reynaud ou de Pierre Etienne Léon ne laissent généralement pas indifférents. salon-haute-fidelite-marriott-parisLa démonstration Nagra et d’une platine vinyle se sont révélées particulièrement musicales, à l’image de ce que Nagra nous a habitué depuis quelques années déjà. Un bel équilibré, une image large et profonde et de la belle musique caractérisent Nagra et les éléments qui lui étaient associés. C’était quasiment le sans faute. La grandeur inhabituelle de la salle permettait d’écouter plusieurs systèmes à tour de rôle. L’écoute d’un amplificateur particulièrement apprécié par le dernier magazine Haute Fidélité, un Dartzeel d’origine suisse, nanti d’un article élogieux m’a pourtant laissé sur ma faim par rapport à l’écoute des électroniques Nagra; une déception difficile à concevoir après la lecture de l’article en question.

Les enceintes Jean Marie Reynaud font la fierté de la haute fidélité française

Jean Marie Reynaud nous a également gratifié d’une très belle écoute, d’un médium travaillé et doué d’une certaine sérénité, une impression rarement retrouvée ailleurs que dans le véritable haut de gamme. Ses enceintes continuent à nous livrer une musique précise, chatoyante et particulièrement agréable, sans s’écarter du réel, bien au contraire. enceintes-Jean-Marie-ReynaudLa véracité des timbres où l’image stéréophonique particulièrement véridique continuent de plaire chez Jean Marie Reynaud. Certains facteurs d’enceintes français, dont Pierre Étienne Léon et Jean Marie Reynaud font partie des meilleurs manufacturiers, nous proposent chaque année quelques vecteurs d’émotion absolument hors du commun. A un autre niveau, plus grand public (ou pour un autre public), Triangle continue de trouver une clientèle large même si leurs enceintes, trop portées sur l’aigu à mon goût, ne me conviennent pas toujours. J’ai pourtant possédé plusieurs paires de Triangle Titus mais l’écoute de leurs enceintes effectuée au salon ne me donne pas les mêmes satisfactions que les dernières Pierre Étienne Léon par exemple.cables-Stealth

Davis non plus ne me plaît pas beaucoup, j’ai sans cesse cette impression de n’entendre que de l’aigu mais certains audiophiles y trouvent leur compte, et si certains en sont satisfait, pourquoi pas, il en faut pour tous les goûts. Le rendement de leur enceintes est sans doute avantageux sur certaines électroniques mais personnellement, j’aurais beaucoup de mal à me constituer un système répondant à mon oreilles avec ces enceintes. Difficile pourtant de parler de déception puisque je connais leurs enceintes mais le manque cruel de matière musicale ne m’attire vraiment pas. C’est également à cet étage que j’ai pu à nouveau apprécier les Blades de Kef, propulsés par du Pass Labs et un lecteur Esoteric si mes souvenirs sont justes.

Câbles Stealth et Absolue Création, Kef Blade et Goldmund…

Amplification-Pass-Labs-Kef-Blade

Kef Blade

Câblé en Stealth, même les câbles impressionnent fortement. J’ai préféré cette écoute à celle du Pullman où le haut de gamme Kef était aussi présenté. Sans doute la salle et la configuration totalement différente y étaient peut-être pour quelque chose mais cette écoute absolument superbe m’a laissé une impression de maîtrise totale du message musical doublé d’une puissance assez stupéfiante, bluffante et pour le moins spectaculaire. Décidément, ce salon démarrait vraiment sur de bonnes bases.

Gamme-Goldmund-MetisRetour en terrain connu (et pas en terre inconnue) j’arrive au stand Goldmund. Là, où y retrouve la série Metis, particulièrement intrigante de par la petitesse des maillons et l’excellence de la restitution musicale. A qualifier de précise, pointue, détaillée mais particulièrement douce et limpide tout en étant parfaitement dynamique, la gamme Métis est caractéristique de la signature Goldmund, un ensemble de contrastes qui génèrent des paradoxes particulièrement saisissants. Une écoute des enceintes Tanagra de Jefferson lui-même n’est pas non plus déplaisante, loin de là. On discute et j’en oublie un peu la musique, on parle de Goldmund entre amateurs de la marque suisse, bien évidemment. Arrive ensuite un homme d’un âge certain, tout aussi passionné que je peux l’être et qui s’interroge sur les supports, lecteur CD et flux numériques. GoldmundLa discussion tourne en rond, le serpent se mord la queue, le brave homme en revient toujours à la même question: faut-il privilégier la qualité du convertisseur ou du drive ? Évidemment, dans le cas des flux numériques, le problème ne se pose plus. En discutant sérieusement des différentes gammes Goldmund, j’en viens à comprendre ce qui me plaît tellement chez eux se définit en un mot: la maîtrise. Une maîtrise parfaite des enceintes sur l’ensemble des paramètres, bande passante, tenue du grave, image holographique en 3 dimensions… tout y est. GoldmundHeureux possesseur d’un Mimesis 7.5 et de son amplificateur Mimesis 6, j’évolue déjà avec un SR150 et je me laisserais certainement tenter par un Mimesis 27+, voire, dans quelques temps par un de ces fabuleux Telos 150.

Finalement, au bout d’une heure de discussion et d’écoutes, je suis donc passé à la suite. Avec Triangle, on change de monde, pour ne pas dire qu’ont passe du grenier à la cave. J’ai du respect pour cette marque française qui a le mérite d’offrir de bonnes enceintes à un nombre considérable de passionnés en les intéressant à la haute fidélité. L’auditorium était par contre assez sombre, l’ambiance y était un peu sinistre. enceintes-TriangleToute la gamme du fabricant français était représentée mais l’écoute proposée a encore mis en valeur cet aigu presque perçant lorsque les enceintes sont poussées à fort volume. C’est dommage et cela donne surtout l’impression que Triangle ne trouve pas de solution à ce que je considère être un défaut, comme beaucoup d’autres audiophiles d’ailleurs…

Je n’avais visité que le sous sol mais il me restait encore beaucoup d’autres écoutes à faire, notamment chez Pierre Etienne Leon, un des auditorium dans lequel je me suis le plus attardé. Ses nouvelles enceintes, les Serena étaient mariées avec le haut de gamme de chez Atoll pour une parfaite réussite musicale à la française. electroniques-AtollOn sait que Pierre Etienne Léon insiste beaucoup sur la notion de réalisme et ses enceintes le vérifient à chaque instant. Les Maestral me paraissent sonner très juste en timbres – ce qui est encore assez rare – même si j’ai vraiment eu un coup de cœur pour les Serena. Le volume pourtant modéré de ces enceintes particulièrement bien travaillées reproduit un grave difficilement concevable sans l’avoir entendu de ses propres oreilles; des pièces de 50 mètres carrés ne lui feront pas peur. Selon moi, c’est vraiment cela l’avantage de ces PEL Séréna; elles remplissent la pièce de musique, dispensent un grave autoritaire mais sans excès tout en dispensant une image stéréophonique particulièrement réussi. salon-haute-fidelite-marriottCe dernier est selon moi le plus convaincant. Si les Séréna remplissent facilement une pièce de 30 à 50 mètres², l’image dispensée est particulièrement surprenante de réalisme en largeur, en profondeur et en hauteur; des enceintes qui s’adaptent à la pièce d’écoute en quelques sortes.

La visite de ce premier étage m’avait réservé une autre surprise, celle des enceintes Next Audio, extrêmement neutre et vives tout en étant douées d’une musicalité affolante. Le câblage était confié à des Jorma, particulièrement adaptés et performants pour l’occasion. A noter également la présence de superbes amplificateurs à lampes présentés en statiques au niveau du hall du premier étage. amplificateurs-a-tubesLe distributeur de ces amplificateurs propose également deux modèles d’interfaces à lampes à placer entre une source numérique et le préamplificateur. Ce genre d’accessoire aura certainement son utilité sur des systèmes dont l’écoute reste un peu froide ou manque d’humanité. Pour le prix proposé (inférieur à 100 euros) c’est une solution envisageable dans certains cas.

On monte de quelques étages pour se retrouver devant quelques belles installations, on y retrouve Audia et les enceintes Fisher par exemple. Tout ceci étant câblé par du Van den Hul modèle Révélation pour les enceintes et la nouvelle gamme 3T. salon-haute-fidelite-marriott-parisOn retrouve la pâte sonore assez caractéristique de Van den Hul sur tous les systèmes présentés par le distributeur, c’est dire une certaine focalisation sur le bas médium. C’est assez étrange mais c’est vraiment l’impression auditive que cela donne.

Ceci dit, j’ai à nouveau eu l’occasion d’écouter un système Accuphase dont les enceintes étaient différentes de l’année dernière et l’écoute en devenait beaucoup plus agréable également. Les connaissances musicales de notre démonstrateur ne cesseront jamais de m’étonner, une véritable encyclopédie du jazz et du blues à lui tout seul. Accuphase-sonus-faberL’image stéréophonique se révèle particulièrement agréable avec une bonne sensation d’espace et de dimension des lieux, tout en offrant une localisation très précise des différents intervenants. Je ne suis pourtant pas particulièrement amateur d’Accuphase mais cette fois, j’ai vraiment passé un très bon moment d’émotions (et de découvertes) musicales.

Ensuite, je suis passé en mode Formule 1 ou turboréacteur (au choix) avec l’écoute de deux systèmes stupéfiants de dynamique (en réalité le troisième avec Audio Aero), c’est à dire, Micromega, accouplé à de formidables Aria pour découvrir ensuite les surpuissants amplificateurs Devialet en classe D et A. Micromega-streamingJ’avais déjà écouté la démonstration Micromega au salon du Pullman mais la taille de la pièce, bien plus importante au Mariot, me laissait espérer une écoute beaucoup plus à la mesure de ces fantastiques enceintes. Pour la peine, je n’ai pas été déçu, Micromega et Devialet à eux seuls auraient valu le déplacement. C’était d’ailleurs la seule année où Devialet valait le déplacement. Côté Micromega, la nervosité et la spontanéité de la musique est évidente, ça secoue vraiment très fort. On appréciera aussi une belle présence des musiciens, les voix sont particulièrement bien articulées et sonnent incroyablement vraies. DevialetCôté Devialet, ça pousse encore plus fort, le dynamisme est à son paroxysme et la précision n’en est que plus grande encore. Avec ce genre de systèmes, on est vraiment très proche d’une écoute directe du concert. Malheureusement, les années qui suivront laisseront place à des écoutes particulièrement lamentables.

N’oublions pas Icos ou Gryphon, toujours aussi stupéfiant de réalisme, et bien d’autres systèmes qui m’ont distillé un plaisir d’écoute particulièrement appréciable. Cette année, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour Rega et leurs dernières enceintes, dont la conception est particulièrement aboutie. L’écoute est riche, douce et particulière douée de musicalité. salon-haute-fidelite

Quoi qu’il en soit, et comme beaucoup de visiteurs, j’ai pu constater avec plaisir que le marché de la haute fidélité se porte bien. Ses valeurs et le progrès technologique continuent à servir la musique avec beaucoup de respect. A priori, l’avenir s’annonce sous de très belles augures. Encore une fois, j’ai eu le plaisir de prendre part à un excellent salon haute fidélité sur Paris. Si le flux numérique continue sa percée vers la perfection année après à année, le vinyle est encore bien vivant et continue de satisfaire un grand nombre de mélomanes sinon que le CD n’a pas non plus dit son dernier mot, fort heureusement !

Eric Mallet

26 Nov

Salon Haute Fidélité du 1 et 2 octobre 2011 à l’hôtel Pullman de Paris

Salon-Haute-Fidelite-hotel-Pullman-ParisDe très très bonnes surprises  m’attendaient cette année au salon haute fidélité traditionnellement tenu à l’hôtel Pullman de Paris, non loin de la porte de Versailles et de Paris Expo. A vrai dire, la qualité des écoutes, toujours quelques peu tempérée par le manque de perfection acoustique des salles, s’est considérablement améliorée car la qualité du matériel présenté ne se faisait pas démentir.

Même si le salon de l’année dernière a décidément représenté un grand cru pour la haute fidélité d’exception (sans en oublier les systèmes plus modestes), cette année, le salon nous a fait l’honneur d’un certain nombre de systèmes pour le moins prestigieux comme la présence d’Audio Aéro dans ce qu’il a de meilleur, de Micromega avec un système de musique dématérialisée somptueux et Audio Research qui n’étonne en rien à l’écoute, tellement la reproduction musicale est naturelle et proche du direct musical.enceintes-KEF Il y en a eu tellement d’autres qu’on peut toutefois se mettre d’accord sur une chose. Même si toutes les écoutes valaient vraiment la peine, les mauvais systèmes n’avaient pas leur place au salon et je n’ai pas vraiment été déçu par un système en particulier, ce qui n’était pas le cas il y a deux ou trois ans de cela.

Cette année, l’édition de ce salon haute fidélité était un peu exceptionnelle car il recevait le très haut de gamme de la célèbre marque anglaise KEF qui fêtait dignement ses 50 ans de présence sur le marché de la haute fidélité, un demi siècle qui contribua à faire le bonheur d’un nombre incalculable de mélomanes à travers le globe. Qui n’a jamais possédé une paire de petites Coda 7 voit très bien de quoi il est question mais KEF a frappé très fort avec la présentation exclusive de son très haut de gamme. enceintes-KEFUn mélange de puissance et de musicalité débridée nous attendait au moment des écoutes, allant du classique au rock en passant par le jazz; histoire de confirmer qu’une bonne paire d’enceintes est naturellement capable de retransmettre parfaitement toutes les musiques.

Dans l’ensemble, la gamme KEF s’est avérée très intéressante et répondant à la majorité des applications de l’audio et de la vidéo d’aujourd’hui. Le principe de focalisation du type espace d’émission unique est toujours respecté avec la présence d’un tweeter central. La présentation de leur gamme s’est effectuée au rez de chaussé pour l’ensemble de la gamme, occupant tout un couloir et une salle alors que le haut de gamme bénéficiait d’une écoute en salle au deuxième étage. A noter que cette salle, trop petite pour exprimer le plein potentiel de ces enceintes permettait déjà d’apprécier une grande partie de sa valeur. enceintes-KEF

Au rez de chaussée justement, nous pouvions également profiter d’une démonstration des électroniques à lampes Audio Research. Ce genre de système à ceci d’étonnant qu’il est absolument impossible de leur reconnaître la moindre signature sonore, l’écoute est totalement naturelle, dénuée de toute coloration typique des lampes (ou des amplificateurs à « tubes » pour ceux qui utilisent cette anglicisation). Installé dans un grand hall, l’image respire parfaitement. Les différents morceaux s’égrainent les uns après les autres sans se faire vraiment remarquer. Par contre, lorsque la puissance d’un orchestre symphonique se fait entendre, l’émotion est prenante, particulièrement vivante et réaliste; exactement comme au concert. Audio-Research-et-panneaux-electroaccoustiquesFinalement, il suffit de fermer les yeux. Personnellement, je n’aime pas trop ce genre d’écoute, même si elles sont remarquables en dynamique et en image, j’ai toujours l’impression qu’il manque quelque chose, un peu comme un brin de folie ou de je ne sais quoi, c’est sans doute un peu trop neutre. Les salles situées à l’arrière de l’auditorium réservé à Audio Research présentaient les ensembles audio vidéo Yamaha. Bien que je ne sois pas vraiment amateur de vidéo, encore moins de télévision, je ne peux pas dire qu’elles sont totalement inintéressantes mais j’ai quand même regretté les présentations plus fournies et qui faisaient moins étalage d’appareils de l’année dernière. A mon sens, Yamaha ne faisait que présenter de nouveaux produits mais sans vraiment nous proposer la moindre révolution. Ça reste très moyen de gamme, purement réservé à la vidéo et totalement dépourvu du moindre intérêt pour l’audio. C’est un peu dommage mais le salon du Pullman présente généralement toutes les gammes de la haute fidélité alors que le salon organisé par le magazine du même nom est souvent plus élitiste mais ça reste une impression personnelle.

Ma visite s’est poursuivi au sous-sol avec une belle exposition statique des platines analogiques Project Audio. Décidément, on ne saura jamais ce que valent ces jolies platines à l’écoute, c’est un peu dommage. A vrai dire, je ne suis pas le seul à apprécier les bons vieux vinyles même si je suis plutôt né avec la génération CD. Heureusement, 5 semaines plus tard au salon de l’hôtel Mariott, je pouvais pleinement profiter d’une démonstration Rega. platine-vinyleNon ! le vinyle n’est pas mort même si aujourd’hui le lecteur CD est au point et que le flux numérique commence méchamment à marcher sur ses plates bandes. Toujours au sous sol se présentait une très belle installation NAD, franchement musicale et bien élaborée. C’est un peu avec ce genre de chaîne que l’on ne se pose pas de questions existentielles et que l’on profite au mieux de la musique. A côté, on pouvait profiter d’une chaîne Cyrus qui étonne toujours autant par la compacité de ses éléments et qui délivre de la belle musique, équilibrée et plaisante.

Dans les couloirs, à part l’intéressante présentation Project Audio, on assiste toujours navré aux même vitrines décorées de petits cailloux et de Real Cable dont on se demande s’ils seront un jour branchés sur quelque chose… Pareil pour Oelbach, ce genre de publicité fatigue un peu mais n’intéresse pas grand monde au final. Certains sont présents pour vendre des kilomètres de cuivre. Après tout, on ne peut pas vraiment les blâmer; si ça répond à une demande et que ça plaît à certains, ils auront au moins le mérite d’exister mais ce n’est certainement pas ma philosophie. Retour au premier étage, j’avais tout le temps de profiter du salon, j’étais sur Paris pour deux jours.

Remonté au premier, me voici de retour sur les stands statiques, plusieurs présentations de matériels très intéressants a priori. je dis bien a priori puisque les présentations statiques ne permettent pas d’apprécier quoi que ce soit ou de juger de ce qui est présenté. Les énigmatiques électroniques allemandes Block resteront énigmatiques pour tout le monde puisqu’un beau schéma électronique, aussi parfaitement conçu soit-il, ne nous dit absolument rien de la musicalité des appareils; c’est vraiment dommage. J’ai également retrouvé ces électroniques au salon du Mariott Rive Gauche mais toujours en présentation statique ? electroniques-allemandes-BlockPersonnellement, je vois pas trop l’intérêt de ce genre de présentation si on ne peut pas y jeter une oreille. Toujours au même endroit, plusieurs exposants étaient présents dont le responsable de Homecinema.fr, quelqu’un qu’on ne présente plus. Les gens de chez Qobuz était également de la partie pour la première fois, leur sympathie et leur intérêt d’experts passionnés pour la reproduction musicale m’ont vraiment étonné, quoique cela puisse parfaitement se comprendre. La transmission d’un flux numérique depuis un Mac jusqu’à un préamplificateur n’est pas encore tout à fait passé dans les habitudes des audiophiles mais ils se sont fait un plaisir de m’expliquer comment je pourrais bientôt profiter de l’excellente reproduction de ce nouveau genre de support. L’exposition statique de NAD est intéressante, une chaîne de cette marque était en écoute, les résultats d’écoute sont très satisfaisants.

Électroniques Micromega et enceintes à pavillons

Le moment était venu d’assister à une écoute exceptionnelle et orchestrée par la marque française bien connue Micromega. Présente dans le même salon que l’année dernière, la qualité d’écoute était encore bien meilleure et tout simplement époustouflante de beauté et de réalisme. Un petit quartet de jazz ou une belle symphonie, tout passe avec une limpidité qui coule de source et une nervosité parfaitement naturelle. L’ère du flux numérique est en marche, cette fois, c’est une certitude. Le concept Air Dream mettait parfaitement en valeur l’Aria, un récepteur « WHifi » propriétaire de la marque, acceptant les formats AAC, AIFF, Apple Lossless, MP3, WMA, WAV mais disons qu’il serait un peu dommage d’écouter des fichiers MP3 sur ce genre d’appareils. La qualité d’écoute en 16/44,1 laisse déjà une grande majorité de lecteurs de CD soit-disant 24/192 loin derrière. Le principal avantage des transmetteurs de flux numériques s’explique simplement enceintes-Waterfallpar le fait que seul un signal numérique est parfaitement transmis depuis le Mac jusqu’à l’Aria alors qu’un lecteur de CD traditionnel sollicite largement le correcteur d’erreurs, sachant que la majorité des informations inscrites sur un CD concerne justement ces erreurs de lectures qu’il faut corriger en amont du signal. Tout ceci pour dire que les méthodes de « rippage » de Cd sur un Mac et retransmis ensuite vers un récepteur numérique se chargeant de la conversion analogique est aujourd’hui parfaitement envisageable même si ce n’est pas encore un appareil souvent retrouvé chez les audiophiles. Cependant, il y a fort à parier que ce principe va se généraliser. Mes pérégrinations audiophiles se sont poursuivies vers de nouvelles présentations et de fort belles surprises. Les enceintes françaises Waterfall étonnent toujours autant par leur absence de coloration de caisse mais je regrette un peu l’époque où le facteur d’enceintes utilisait des transducteurs Triangle, l’écoute me plaisait un peu mieux, elle me paraissait un peu moins lourde. Ceci dit, cela reste une question d’appréciation personnelle. Storm-AudioToujours au même étage, on retrouve avec plaisir un ensemble d’amplification avec préampli à lampes que l’on connaît déjà depuis longtemps par chez nous et que l’on apprécie pour leurs qualités musicales.

Les amplifications Storm Audio étonnent toujours par leur spontanéité et la précision de l’écoute mais je suis quand même resté un peu sur ma faim cette année. Associé à un lecteur Marantz, la nervosité et la précision de l’image sonore avaient totalement disparues même si l’écoute restait agréable. D’autres bonnes surprises m’attendaient encore et les électroniques Audio Linéaire sont particulièrement agréables pour ceux qui apprécient les restitutions musicales très détaillées dans le haut médium aigu. très tendu dans le bas du spectre, ce genre d’écoute intéresse aujourd’hui de nombreux audiophiles.

Quelques mètres plus loin, c’est la surprise du week-end avec une source Audio Aéro couplée à une amplification solide et des enceintes qui dépassent les deux mètres de haut tout aussi impressionnantes. lecteur-CD-Audio-AeroLa dynamique est fulgurante, la nervosité stupéfiante et l’image déployée est dotée d’une précision chirurgicale en profondeur et en hauteur. A l’écoute, on comprend mieux pourquoi Audio Aéro fait partie des meilleurs fabricants de lecteurs CD au monde. Je ne vous cacherais pas qu’un Capitole me tenterait bien le jour où j’aurais le budget pour me l’offrir.

Après ce genre d’écoute qui retourne les sens et l’esprit, j’ai eu le plaisir de découvrir un autre spécialiste français du numérique, hormis Audio Aéro, c’est à dire Métronome Technologie.  Metronome-TechnologieAssocié à de grandes enceintes élaborées à partir de transducteurs Fostex large bande, je pouvais vraiment assister à ce qu’une source numérique fait de mieux à l’heure actuelle. L’écoute est très riche en détails, très ouverte, limpide et fluide même si le grave manque un peu de présence. La qualité d’écoute exceptionnelle sur le reste du spectre fait cependant rapidement oublier ce petit défaut, ce qui est rarement le cas à l’ordinaire. A vrai dire, les électroniques Métronome Technologie et Eera sont certainement les seules sources numériques à pouvoir rivaliser de naturel avec la superbe platine analogique présentée à leurs côtés, l’Héritage.

On retrouve cette année les présentations habituelles des enceintes Athom dont la qualité d’écoute semble s’améliorer au fur et à mesure que le temps passe. Leurs enceintes présentent une écoute neutre et plaisante, dynamique et ouverte qui plaît à une grande majorité de mélomanes. Elles sont vivantes et enjouées, deux adjectifs qui définissent très bien leur caractère. En effet, il est toujours agréable de pouvoir déterminer le caractère d’une marque d’enceinte, certaines en manque cruellement, je pense à B & W par exemple.  Metronome-TechnologieChaque année, c’est la même chose, j’ai l’impression d’entendre des sons mais jamais de musique, c’est vraiment une déception tous les ans. Quel que soit l’installation présentée, B & W m’a toujours déçu car leurs enceintes ne présentent vraiment aucun caractère. A l’opposé, Athom a l’avantage de proposer des enceintes nerveuses et ouvertes, au risque de me répéter, même si à mon goût, elles manquent un peu de subtilité. On pourrait d’ailleurs ajouter que la qualité du filtre (présenté en enceintes découpées) va certainement jouer sur cette ouverture et cette absence de distorsion perçues mais pas forcément entendues par nos oreilles. enceintes-Sonus-FaberCette réduction drastique de la distorsion contribue d’ailleurs à améliorer la pureté et la clarté des timbres, sans parler de l’image stéréophonique qui s’étend très largement et loin des enceintes. Il me plaît d’imaginer ces mêmes enceintes dotées d’un filtre Mundorf haut de gamme et câblé en l’air par mes soins. A part cette parenthèse intéressante (et qui me donne des idées), je suis donc monté tout en haut de la tour du Pulmann pour assister à la fin de la visite, déjà riche en émotions musicales. Après l’écoute d’une chaîne Primare hautement musicale, la surprise provenait surtout d’une installation réalisée autour d’enceintes italienne bien connue Sonus Faber et d’amplification à lampes de toute beauté. KEF-BladeLa richesse de timbres est absolument stupéfiante, le médium est d’une beauté indescriptible, déployant une variété infinie de couleurs précisément définie par le caractère particulier de chaque instrument. C’est absolument magnifique au point de me rappeler le corps charpenté de certains amplificateurs Jadis haut de gamme de type JA 80 si vous voyez ce dont je veux parler.

le clou du salon était bien évidemment représenté par Kef et sa prestigieuse enceinte Blade, créée tout spécialement pour les 50 ans de la marque. Associé à des électroniques Mac Intosh, on ne pouvait que regretter l’étroitesse de la salle qui ne donnait pas vraiment l’espace nécessaire à la respiration de ces enceintes exceptionnelles.

Un salon de la Haute Fidélité particulièrement riche en démonstrations de qualité musicale élevée

Bref… le salon annuel de la Haute Fidélité présenté par l’hôtel Pullman fut vraiment un week-end riche en émotions musicales, le genre d’émotion que l’on aimerait apprécier plus souvent. A vrai dire, les deux principaux salons de l’année, celui-ci et le salon haute fidélité du Mariott ont lieu à un mois d’écart en fin d’année, l’organisation pourrait sans doute être améliorée. Peu importe finalement, je vous laisserais d’autres photos du salon (et de celui du Mariott) dans mon prochain article, un peu plus tourné sur l’adjectif (vous comprendrez mieux en le lisant). L’année prochaine, je me rendrais au CES de Las Vegas également, début 2013.

A très bientôt,

Eric Mallet pour Audiodynamics.info

 

26 Mar

IFA 2011 Berlin du 2 au 7 septembre 2011

IFA-Berlin-2011

 

IFA-Berlin-2011Les amateurs d’électroniques grand public ou plus haut de gamme ont certainement déjà entendu parler de l’IFA qui se tient chaque année à Berlin début septembre. Il n’est pas rare que des revues bien connues du monde audiophile comme Haute Fidélité ou la Nouvelle Revue du Son nous fasse part des dernières nouveautés en matière de haute fidélité et de home cinéma qui se sont présentés à ce salon allemand de l’électronique. Pour ma part, j’aurais le plaisir de m’y rendre cette année, passage obligé puisqu’il s’agit du plus grand salon traitant de l’électronique grand public.

L’année dernière, l’IFA a fêté ses 50 ans d’existence en attirant les acteurs majeurs de l’industrie mondiale de l’électronique, le salon étant élaboré comme une plateforme d’information globale et de business. La surface impressionnante du salon qui s’étale sur 134400 mètres carrés a permis à 1423 exposants de présenter leur produits, un record une nouvelle fois tombé. Comme il fallait s’y attendre, l’anniversaire du salon a eu pour effet d’attirer plus de 235000 visiteurs dont 125000 visiteurs professionnels, une augmentation de 5% par rapport aux chiffres de 2009. Autant dire que l’IFA berlinois s’est à nouveau imposé comme le plus grand salon d’Europe avec un volume de commandes réalisées stupéfiant de 3,5 milliards d’euros, un chiffre lui aussi en progression de 9%.

L’IFA de Berlin est également un salon intéressant pour le haute fidélité

PrimareGénéralement, le salon présente une multitude de nouveautés chaque année, des nouveautés que les particuliers les plus chanceux auront le plaisir d’accueillir chez eux, un ou deux ans après. Cette année encore, nous pourrons profiter d’un certain nombre de démonstrations remarquables par les plus grandes marques grand public ou plus réservé. la 3D et les tous derniers écrans plasma ou LED seront évidemment du voyage, l’électroménager haut de gamme, l’informatique ou la domotique ne pourront pas non plus laisser indifférent.

enceintes-haute-fideliteQuestion haute fidélité, Primare et Elac seront présents pour nous présenter leurs nouveautés, on attend le A30.7 avec impatience. CAV Audio, un constructeur d’amplificateurs à lampes (ou à tubes c’est selon), présentera également ses produits, et à voir la qualité du matériel chinois actuel cela risque d’être assez intéressant. La nouvelle gamme des enceintes Auraum, impressionnante par la qualité de leurs tweeters à rubans seront également en démonstration. Concernant le matériel d’écoute au casque, Asym, ATH et d’autres marques plus connues du grand public seront présentes durant le salon.

De la cuisine au salon, depuis l’équipement électroménager jusqu’à la toute dernière chaine haute fidélité ou l’écran LED ultra plat, tout le monde y trouvera son bonheur cette année encore. Si vous êtes fan d’électroniques, de gadgets, de toasters ultra pratiques, d’aspirateurs Dyson, de bars ou de frigidaires américains, surtout ne manquer pas de vous rendre à l’IFA du 2 au 7 septembre 2011.

A bientôt,

Eric Mallet