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05 Août

Ultraconductor de JPS Labs, le signal rien que le signal et toujours le signal côté ampli

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L’Ultraconductor de JPS Labs

Dans l’univers très fermé de la haute fidélité (qui comporte d’ailleurs un grand nombre de personnes elles aussi très fermées et qui revendiquent le ridicule du rationnel là où il ne s’applique pas), le monde du câble fait parler de lui du matin au soir. Le discours tourne toujours en rond et sur lui-même, éternellement alimenté par les mêmes vedettes qui s’auto-congratulent de leur baratin grotesque de la bout de ficelle qui dépasse largement n’importe quel câble bien fabriqué et toujours, largement trop cher pour leur bourses. Faudrait-il que je manque ainsi de temps pour commencer à les plaindre mais hélas, je n’ai pas de temps à perdre avec ces jérémiades.

Chose d’ailleurs très cruelle en ce bas monde où les forums de la haute fidélité persistent en grande partie grâce à cette éloquence vaniteuse, les forums de discussion n’attirent aujourd’hui plus personne, étant largement phagocytés par les réseaux sociaux, Facebook, Instagram et autres Tweeter. Seuls demeurent encore les forums Hifi, où l’on parle gaillardement pour ne rien dire. Laissons le feu s’éteindre de ses dernières braises… Un bon produit se paye, un bon câble se paye donc aussi. Pourquoi faudrait-il admettre que vous puissiez investir à perte 30 ou 40000 euros dans un véhicule alors qu’il serait exagéré d’en mettre 200 pour un câble de bonne qualité ? Décidément, le monde la haute-fidélité n’a rien de très rationnel finalement…

L’Univers des câbles est un monde vaste et passionnant

jps-labs-ultraconductorA l’opposé, le monde des câbles m’intéresse depuis longtemps. Et même si je dois me répéter, je n’ai jamais entendu un système haute fidélité digne de ce nom me donner le même résultat musical (ou parfois très peu musical) en fonction des câbles qui étaient branchés sur ladite chaine audio. Allant du meilleur au moins bon, il n’existe pourtant pas de câble universel, pas plus qu’il n’existe de définition purement objective dans notre métalangage d’audiophile pour caractériser les termes de musicalité, de transparence ou de stéréophonie.

Pureté du cuivre ou des métaux précieux, blindage ou pas, type et qualité des connecteurs, il n’existe pas vraiment de recette miracle pour fabriquer un excellent câble, à la fois totalement neutre, qui laisserait passer l’émotion tout en se faisant oublier à 100%. Disons que c’est peut-être l’idéal vers lequel il faudrait tendre et certains fabricants français le font d’ailleurs très bien. Du côté des américains, certains fabricants ont également du talent, c’est du moins ce que j’avais constaté chez JPS Labs. La conception de leurs câbles repose sur un alliage propriétaire nommé Alluminoy. Le blindage qu’ils utilisent est également assez particulier, au point que leurs câbles s’avèrent particulièrement rigides. J’ai tout d’abord acheté leur câble d’enceintes Superconductor + il y a de cela de nombreuses années et finalement, j’y suis toujours revenu. J’ai pourtant essayé de très bons câbles dont un Shunyata Gemini mais dont le médium un peu en retrait m’a poussé à le revendre à un audiophile dont le système était plus en accord avec ses habitudes d’écoute. Pourtant, les Superconductor + n’ont rien de câbles qui mettent le médium en avant, comme un Van den Hul pourrait le faire. En fait non, les JPS Labs sont neutres et parfaitement musicaux.

L’Ultraconductor de JPS Labs, premier câble de modulation et déjà une réussite !

cable-modulation-ultraconductor-jps-labsL’Ultraconductor, comme le Superconductor + que je possédais en câbles haut-parleurs m’a laissé la même impression, c’est à dire qu’il ne s’entend pas. Caractéristique qui peut, de prime abord sembler étrange, un câble qui ne présente pas de signature sonore est une chose plutôt rare et qui se doit d’être commentée. A priori, la plupart des câbles que j’ai branché sur les différents systèmes que j’ai possédé présentaient une certaine signature sonore. Pour certains Van den Hul, c’est le bas médium qui dominait. Pour Shunyata, le médium est un peu mat suivant mes oreilles. Pour l’Ultraconductor de JPS Labs, il m’est impossible de lui attribuer de telles caractéristiques.

Difficile de dire s’il s’agit ici de neutralité mais si c’est le cas, je la considère vraiment comme un avantage. Non, les JPS Labs ont comme point commun de retranscrire tel quel ce que vous donne la source. Certains enregistrements d’époque particulièrement soignés retrouvent d’ailleurs toute leur saveur alors qu’à l’opposé, des enregistrements très récents mais porteurs de défauts (aigu ou grave mis en avant, mixage peu soigné…) sont retranscrits avec la même exactitude. Pour son prix, ce petit Ultraconductor est exact en timbres. Sur certains albums, on reconnait facilement le côté « fruité » et corporel assez caractéristique des guitares électriques Gibson Flying V sur amplificateurs Orange alors que le côté plus brut des Marshall est également repérable. Sur les cymbales et les tomes de batterie, j’ai pu faire le même constat.

La stéréophonie mais surtout la matière sonore sont parfaitement reproduites

modulation-ultraconductor-jps-labsL’image stéréophonique est retranscrite en fonction de ce que votre système sera capable de retranscrire en largeur et en profondeur. Le plus bluffant concerne sans doute la matière sonore qu’est capable de retranscrire cet Ultraconductor. Le corps des instruments est parfaitement traduit mais à l’opposé, lorsque l’enregistrement est raté ou modifié en studio, cela s’entend tout aussi parfaitement. Difficile de donner d’autres caractéristiques à ce câble américain sauf à dire qu’il est particulièrement musical et qu’il ne cherche en rien à en rajouter.

A priori, l’Ultraconductor ne présente pas de coloration, au point où cela en est même un peu déroutant au départ. Il n’ajoute rien, ne retire rien et j’ai vraiment eu l’envie de le débrancher aussitôt. Pourtant, après quelques heures de fonctionnement, la musique était bien là, dans la pièce, sans que je puisse vraiment donner la moindre critique à ce sujet. J’ai cependant remarqué qu’il avait un don particulièrement vif à retranscrire toute l’émotion des voix, et les voix féminines en particulier; une caractéristique que j’avais déjà eu le plaisir d’apprécier avec les Superconductor + en câbles d’enceintes. Les amateurs d’opéra ou d’opérettes pourraient certainement tirer profit de cet Ultraconductor sur leur système audio. Notez qu’actuellement, JPS Labs distribue l’Ultraconductor 2, une version améliorée de celui qui équipe ma chaine haute fidélité. J’aurais l’occasion de revenir sur un article test du Superconductor 3 de JPS labs d’ici quelques temps. En attendant, je vous souhaite surtout de prendre du plaisir à écouter votre musique, c’est là qu’est l’essentiel finalement…

Eric Mallet

 

Categories: Câbles de modulation
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