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30 Oct

Van den Hul The First, le (petit) câble qui fait peur aux grands

Van den Hul The First

The First, le premier câble au monde doté d’un conducteur en carbone !

A vrai dire, j’ai vraiment un faible pour les câbles Van den Hul depuis plusieurs années, et plus précisément depuis que j’ai fait l’acquisition d’un Van den Hul The Bay. La musicalité de ce câble est vraiment étonnante, un peu à l’image des solutions techniques recherchées par la marque depuis sa fondation en 1980. Son fondateur, A J. Van den Hul est un véritable fanatique du vinyle, quelqu’un avec qui vous aurez du mal à vous entendre si vous lui parlez de cd ou de musique dématérialisée mais à vrai dire, on ne s’en plaindra pas puisque Van den Hul produit les meilleures cellules audio analogiques à l’heure actuelle.

Basée sur une musicalité facilement reconnaissable, les câbles Van den Hul ont ceci de particulier qu’ils nous proposent autre chose que des câbles qui pétillent de mille couleurs et affichables en vitrines (certains soit-disant « véritables câbles » se reconnaitront sans doute). Un Van den Hul c’est pas conçu pour faire beau – même s’ils ne sont pas vilains – mais pour faire de la musique. Et là, c’est réussi !

The First, un câble doté d’une musicalité douce et définie

Assez doux, dotés d’une belle image stéréophonique, bien timbré et transparent, ils s’agit des principales qualités que l’on pourrait attribuer à Van den Hul. Comme je vous le disais, la technique de fabrication de leurs câbles est très particulière et vraiment originale. La série Fusion (The Integration, The Waterfall) ne se base pas sur un conducteur en cuivre mais plutôt sur un alliage de cuivre, de zinc et d’argent; c’est d’ailleurs la première fois que j’entends parler de zinc comme conducteur. Une fois bien rodé un câble de modulation comme The Integration m’étonne assez par un résultat musical dépourvu d’agressivité mais pourtant très bien défini. La nouvelle série 3T est également très intéressante et mérite un article à part entière sur mon blog.

Cependant, la particularité de Van den Hul s’attache surtout au carbone, qu’il utilise comme semi conducteur ou comme conducteur pour ses câbles haut de gamme comme The First, The Second et The Third. Les conducteurs de The First (car ils sont nombreux) sont constitués de 12000 brins de carbone LSC (Linear Structured Carbon) et d’une première tresse de blindage elle aussi en carbone de 38000 fibres.

A l’oreille, The First va déséquilibrer l’auditeur, surtout s’il s’agit d’une première écoute. Totalement dénué de la moindre coloration métallique, The First sonne avec un naturel confondant. Les instruments prennent place devant vous avec un respect total des timbres. Et comme on ne peut se rendre compte de certaines subtilités sans comparaison, The First est particulièrement utile pour reconnaître les couleurs subtiles de l’argent ou du cuivre, même lorsqu’il s’agit d’un câble de qualité. The First permet de trancher et de reconnaître un câble naturel d’un autre qui sonnerait nettement plus coloré. A vrai dire, certains câbles d’enceintes pourris à 5 euros du mètre soit-disant argentés se font entendre très facilement et contribuent (malheureusement) à répandre l’idée qu’un conducteur argent fait remonter l’aigu. Ce genre de cochonneries bon marché aura largement participé à entretenir ce genre de rumeurs mais en vérité, un bon câble en argent (et même anodisé à l’argent) ne produit aucune stridence dans l’aigu, pas plus que le cuivre.

Le médium très juste de The First étonne par sa richesse sonore

Ce qui étonne ensuite, c’est la capacité stupéfiante de ce Van den Hul à reproduire un médium juste, avec du corps mais sans en être baveux et surtout, sans amoindrir les basses fréquences ou l’aigu. La reproduction d’une belle voix fait preuve d’une articulation qui laisse entendre la diction du chant sur son entièreté alors qu’un grand nombre de câbles (pourtant de qualité) bouffent la moitié des voyelles en rendant le chant à peine compréhensible. Les timbres sont somptueusement reproduits, tout comme l’ambiance et l’atmosphère du morceau ou de l’album; The First fonctionne un peu comme un vecteur d’émotion musicale et ce n’est pas le moindre compliment que l’on puisse lui donner.

Personnellement, je m’en sers souvent pour relier mon préampli à l’ampli, mes Goldmund en raffole. Côté plus technique, je me sers de ce câble comme référence pour en tester d’autres et reconnaître les tonalités de chaque câble de modulation ou d’enceinte connecté. A vrai dire, il y a d’autres câble qui peuvent rivaliser avec The First en termes de naturel mais son charme très particulier le rend vraiment unique sur certains systèmes. Je dirais que le cuivre OCC cryogénisé apporte une musicalité et un naturel brut que ne me donne pas The First mais en contre partie ce Van den Hul donne du corps au médium et beaucoup de plaisir à l’écoute. The First est aujourd’hui branché sur mon Eera Tentation où il montre un peu ses limites. Comme tous les câbles haute fidélité digne de ce nom, il s’agira de l’écouter sérieusement sur sa propre chaine avant de se faire une opinion tranchée.

The First aurait besoin d’un meilleur blindage

The First possède quand même un défaut, c’est son blindage un peu léger qui laisse entendre un léger bourdonnement en cas de blindage électrique insuffisant. Le concepteur l’avait lui-même avoué mais il corrigea rapidement le tir en sortant The First Ultimate et The First Metal Screen pour éliminer le défaut. C’est juré, si jamais j’arrive à me procurer leur câble d’enceinte hors de prix The Third, je me ferais un plaisir de vous faire un article Test.

Pour conclure, disons que Van den Hul fait partie des rares concepteurs de câbles très discret qui produisent des câbles vraiment musicaux. Loin de l’esbroufe pénible du marketing et des mises en vitrine (mais quel est l’abruti qui mettrait un câble en vitrine à côté d’une petite pierre ?) ou des publicités ignobles présentant une tronche de cake en train d’hurler l’horreur abrutissante doublée de la médiocrité de la marque en question, Van den Hul nous permet de profiter de qualifier vraiment nos systèmes du terme de Haute Fidélité, un cas particulièrement rare, et c’est à souligner en remerciant le créateur de ce David contre Goliath qui terrasse pas mal de soit-disant références dès qu’on lui prête l’oreille.

Eric Mallet

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